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Antigènes et anticorps. Lectines
fois s’exprimer naturellement, avec une densité particulièrement élevée sur les
érythrocytes. Ainsi il y a lo6 déterminants A de groupe sanguin sur la surface des
hématies A,. Ces cellules donnent des suspensions modérément stables, et ne se
sédimentent que lentement. En présence d’anticorps anti-A, il y a réticulation en
de nombreux points entre des molécules d’antigène solidaires de cellules différentes, ce qui provoque la formation d’agglomérats qui sédimentent rapidement.
Les IgM décavalentes sont particulièrement efficaces.
Dosages d’anticorps et d’antigènes
Nous ne donnerons ici que les principes et le lecteur trouvera des exemples
d’application dans les chapitres 16 et 17. La pesée directe du précipité centrifugé
ou l’estimation de son poids par dosage de sa teneur en azote ne semblent pas
adaptées au recherches modernes, qui nécessitent de doser des pg d’antigène et
d’anticorps. Cependant on a pu élaborer une mesure fondée sur la précipitation.
Le dosage d’un anticorps en milieu liquide utilise l’antigène spécifique marqué
par un traceur, maintenant généralement ‘251, Ag*, ajouté en excès. La combinaison Ag*Ab, soluble dans ces conditions, est séparée par précipitation, par le sulfate d’ammonium à 50 % ou par un anticorps anti-lg général. On mesure la radioactivité du précipité.
Pour doser l’antigène, on commence de la même façon par faire la combinaison Ag*Ab en solution avec un excès d’Ag*. On ajoute la solution de Ag à doser,
d’où l’équilibre (15.6).
(15.6)
Ag*Ab+Ag
A g A b + A g *
On mesure le rapport de la radioactivité liée à la radioactivité libre et on fait
une courbe d’étalonnage pour une série de concentrations de l’antigène Ag. Cette
technique se prête aussi à la comparaison de l’affinité d’une série de petites molécules H pour le récepteur antigénique sur l’anticorps. Celles-ci déplacent partiellement l’antigène de la combinaison (15.7).
(15.7)
Ag*Ab + H __T Ag* + HAb
L‘affinité de H pour le site de combinaison de l’antigène sur l’anticorps Ab sera
caractérisée, par exemple, par la molarité nécessaire pour observer SO % d’inhibition de la combinaison e authentique >> AgAb. On peut aussi présenter le résultat plus complètement comme la courbe donnant le % d’inhibition en fonction de
la molarité de H. I1 faut souligner que, pour ces essais, le chimiste doit donner à
l’immunochimiste des échantillons ayant le maximum de pureté possible, car l’affinité peut varier de un à mille dans une série, c’est-à-dire que un millième d’un
analogue très actif dans un composé moins actif fausse complètement les conclusions. On fait maintenant beaucoup d’analyses en phase solide. Par exemple, l’antigène est adsorbé à la surface de cupules de plastique et, après l’addition de la
solution d’anticorps, un lavage sépare l’anticorps lié de l’anticorps libre.
Antigènes et anticorps. Lectines
fois s’exprimer naturellement, avec une densité particulièrement élevée sur les
érythrocytes. Ainsi il y a lo6 déterminants A de groupe sanguin sur la surface des
hématies A,. Ces cellules donnent des suspensions modérément stables, et ne se
sédimentent que lentement. En présence d’anticorps anti-A, il y a réticulation en
de nombreux points entre des molécules d’antigène solidaires de cellules différentes, ce qui provoque la formation d’agglomérats qui sédimentent rapidement.
Les IgM décavalentes sont particulièrement efficaces.
Dosages d’anticorps et d’antigènes
Nous ne donnerons ici que les principes et le lecteur trouvera des exemples
d’application dans les chapitres 16 et 17. La pesée directe du précipité centrifugé
ou l’estimation de son poids par dosage de sa teneur en azote ne semblent pas
adaptées au recherches modernes, qui nécessitent de doser des pg d’antigène et
d’anticorps. Cependant on a pu élaborer une mesure fondée sur la précipitation.
Le dosage d’un anticorps en milieu liquide utilise l’antigène spécifique marqué
par un traceur, maintenant généralement ‘251, Ag*, ajouté en excès. La combinaison Ag*Ab, soluble dans ces conditions, est séparée par précipitation, par le sulfate d’ammonium à 50 % ou par un anticorps anti-lg général. On mesure la radioactivité du précipité.
Pour doser l’antigène, on commence de la même façon par faire la combinaison Ag*Ab en solution avec un excès d’Ag*. On ajoute la solution de Ag à doser,
d’où l’équilibre (15.6).
(15.6)
Ag*Ab+Ag
A g A b + A g *
On mesure le rapport de la radioactivité liée à la radioactivité libre et on fait
une courbe d’étalonnage pour une série de concentrations de l’antigène Ag. Cette
technique se prête aussi à la comparaison de l’affinité d’une série de petites molécules H pour le récepteur antigénique sur l’anticorps. Celles-ci déplacent partiellement l’antigène de la combinaison (15.7).
(15.7)
Ag*Ab + H __T Ag* + HAb
L‘affinité de H pour le site de combinaison de l’antigène sur l’anticorps Ab sera
caractérisée, par exemple, par la molarité nécessaire pour observer SO % d’inhibition de la combinaison e authentique >> AgAb. On peut aussi présenter le résultat plus complètement comme la courbe donnant le % d’inhibition en fonction de
la molarité de H. I1 faut souligner que, pour ces essais, le chimiste doit donner à
l’immunochimiste des échantillons ayant le maximum de pureté possible, car l’affinité peut varier de un à mille dans une série, c’est-à-dire que un millième d’un
analogue très actif dans un composé moins actif fausse complètement les conclusions. On fait maintenant beaucoup d’analyses en phase solide. Par exemple, l’antigène est adsorbé à la surface de cupules de plastique et, après l’addition de la
solution d’anticorps, un lavage sépare l’anticorps lié de l’anticorps libre.
