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Il y a eu par le passé une controverse quant à l'existence d'une mue terminale
chez les crabes et chez Callinectes sapidus en particulier.
Existe-t-il une mue terminale chez le crabe bleu américain Callinectes sapidus?
Sachant que la femelle ne peut être fécondée qu’après une mue, est ce qu’une
deuxième mue chez les femelles fertiles impliquerait un autre accouplement ?
IV. Importance des connaissances liées à la mue et la croissance de l’espèce
Tous les crustacés ont besoin de muer pour grandir ; les modalités varient selon les groupes.
Ces mues successives avec croissance sont sous contrôle hormonal jusqu'à la mort de l’individu.
La mue est sous contrôle de deux glandes endocrines. L'organe de mue ou organe Y produit
une hormone stimulante (un ecdystéroïde) qui déclenche toute une série de transformations
physiologiques qui conduisent à terme au rejet de l'ancienne cuticule ou ''exuviation''. L'organe
Y a été découvert par Gabe (1953) et sa fonction a été mise en évidence quelques années plus
tard par Echalier (1954 ; 1955) chez le crabe vert Carcinus maenas. Une autre hormone
antagoniste régule la mue : il s'agit d'une neuro-hormone polypeptidique secrétée par des
cellules endocrines situées dans le pédoncule oculaire et plus précisément dans le complexe
organe X - glande du sinus. C'est l'émission ou non de cette hormone inhibitrice de la mue qui
contrôle l'organe Y.
Le Crabe bleu va muer de 18 fois (chez les femelles) à 20 fois (chez les mâles) avant d’être
sexuellement mature tout au long de son stade crabe passant de juvénile (d’une taille de
2.5 mm) à adulte (15 à 20 cm ; Costlow & Bookhout, 1959 ; Havens & Mcconaugha, 1990). Ce
crabe a un développement rapide, les mâles semblent grandir plus rapidement que les femelles
et les fréquences des mues sont grandement impactées par la température de l’eau ; une
température plus élevée induirait une croissance plus rapide (Churchill, 1919). Inversement, les
crabes arrêtent de muer en hiver, en raison de la température trop faible des eaux et attendent
le début du printemps et le réchauffement des eaux pour reprendre les mues (Van Engel, 1958).
Chez les jeunes individus on peut observer des cas de régénération d’organes ou de membres
endommagé (Churchill, 1919) lorsque la mue a eu lieu, la cuticule durcie généralement en 2 à
3 jours (Churchill, 1919). Lors de leur développement, les jeunes individus migrent en amont
des estuaires et lagunes vers des eaux moins salées (Van Engel, 1958 ; Dudley & Judy, 1971).
Les mâles migrent généralement plus en amont que les femelles. En effet, ils affectionnent plus
particulièrement les eaux moins salées (Dudley & Judy, 1971).
Il y a eu par le passé une controverse quant à l'existence d'une mue terminale
chez les crabes et chez Callinectes sapidus en particulier.
Existe-t-il une mue terminale chez le crabe bleu américain Callinectes sapidus?
Sachant que la femelle ne peut être fécondée qu’après une mue, est ce qu’une
deuxième mue chez les femelles fertiles impliquerait un autre accouplement ?
IV. Importance des connaissances liées à la mue et la croissance de l’espèce
Tous les crustacés ont besoin de muer pour grandir ; les modalités varient selon les groupes.
Ces mues successives avec croissance sont sous contrôle hormonal jusqu'à la mort de l’individu.
La mue est sous contrôle de deux glandes endocrines. L'organe de mue ou organe Y produit
une hormone stimulante (un ecdystéroïde) qui déclenche toute une série de transformations
physiologiques qui conduisent à terme au rejet de l'ancienne cuticule ou ''exuviation''. L'organe
Y a été découvert par Gabe (1953) et sa fonction a été mise en évidence quelques années plus
tard par Echalier (1954 ; 1955) chez le crabe vert Carcinus maenas. Une autre hormone
antagoniste régule la mue : il s'agit d'une neuro-hormone polypeptidique secrétée par des
cellules endocrines situées dans le pédoncule oculaire et plus précisément dans le complexe
organe X - glande du sinus. C'est l'émission ou non de cette hormone inhibitrice de la mue qui
contrôle l'organe Y.
Le Crabe bleu va muer de 18 fois (chez les femelles) à 20 fois (chez les mâles) avant d’être
sexuellement mature tout au long de son stade crabe passant de juvénile (d’une taille de
2.5 mm) à adulte (15 à 20 cm ; Costlow & Bookhout, 1959 ; Havens & Mcconaugha, 1990). Ce
crabe a un développement rapide, les mâles semblent grandir plus rapidement que les femelles
et les fréquences des mues sont grandement impactées par la température de l’eau ; une
température plus élevée induirait une croissance plus rapide (Churchill, 1919). Inversement, les
crabes arrêtent de muer en hiver, en raison de la température trop faible des eaux et attendent
le début du printemps et le réchauffement des eaux pour reprendre les mues (Van Engel, 1958).
Chez les jeunes individus on peut observer des cas de régénération d’organes ou de membres
endommagé (Churchill, 1919) lorsque la mue a eu lieu, la cuticule durcie généralement en 2 à
3 jours (Churchill, 1919). Lors de leur développement, les jeunes individus migrent en amont
des estuaires et lagunes vers des eaux moins salées (Van Engel, 1958 ; Dudley & Judy, 1971).
Les mâles migrent généralement plus en amont que les femelles. En effet, ils affectionnent plus
particulièrement les eaux moins salées (Dudley & Judy, 1971).
