Rissoa -1 (voir les autres Rissoa p. 68)
Rissoa parva (Da Costa, 1778), Rissoidae
Rissoa guerinii Récluz, 1843, Rissoidae
Rissoa lilacina Récluz, 1843, Rissoidae
RISSOA PARVA
Espèce petite (jusqu'à 5 mm).
Coquille blanche à brun clair avec souvent deux petites taches
brun violacé en forme de virgule, près de la bouche, visibles aussi
bien de l'intérieur que de l'extérieur. Deux formes sont rencontrées dans les mêmes milieux, avec des intermédiaires : une forme
typique à spire courte et de grosses côtes axiales légèrement
ondulées ; une forme lisse, à spire plus haute (f. interrupta).
RISSOA GUERINII
Ressemble à la précédente dans sa forme typique, en plus grande
et plus élancée.
Coquille souvent brune avec des côtes axiales blanches.
Péristome violet avec une lèvre épaisse et blanche.
RISSOA LILACINA
Espèce petite (inférieure à 6 mm).
Coquiiie blanche à sommet violet, ou entièrement violacée, parfois avec des taches brunes.
Péristome souvent violet, les premiers tours habituellement non
costulés.
La famille des Rissoidae est très importante et comprend environ
1300 petites à très petites espèces, souvent délicatement ornées,
qu'on appréciera si l'on prend la peine de les observer avec une
loupe. Les Rissoa ont une forme ovoïde ou oblongue, avec des
tours sculptés transversalement. Elles vivent parmi les algues ou les
herbiers.
Habitat : R. parva est une espèce très abondante dans la partie inférieure de l'estran et en infralittoral, principalement sur les algues.
R. guerinii se tient dans l'infralittoral. Plus rare, elle est parfois trouvée en laisse de mer. R. lilacina vit parmi les algues de l'infralittoral
et se rencontre en grande marée basse.
Risques de confusion : Pusillina inconspicua (en haut, à droite) a
une coquille transparente, brillante, plus petite que R. parva.
R. parva peut être localement extrêmement abondante, notamment parmi
les algues ou à l’intérieur d’un crampon de laminaire dans lequel elles
auront trouvé refuge, et tout particulièrement en Bretagne ; on a ainsi
rapporté qu’à Quiberon, et en l’espace d’une nuit, des milliers d’individus
de cette espèce s’étaient installés sur les casiers à crabe, à la faveur de
courants forts.
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