Crassadoma pusio et Pecten maximus
Crassadoma pusio (Linné, 1758), Pectinidae
Pecten maximus (Linné, 1758), Pectinidae
CRASSADOMA PUSIO
Espèce petite à moyenne, pouvant atteindre 40 mm.
Coquille d'aspect « tordu » rendant les adultes bien reconnaissables ; environ 70 côtes sur les individus adultes, soit deux fois plus
que chez Chlamys varia (p. 174).
PECTENMAXIMUS (COQUILLE SAINT-JACQUES)
Espèce grande pouvant, bien que rarement, dépasser 15 cm.
Coquille à valves épaisses, avec des côtes très larges au nombre
d'une quinzaine ; valve droite convexe, généralement blanche,
parfois violacée ; valve gauche plate voire légèrement concave,
brun plus ou moins clair ; en Bretagne nord et en Normandie (baie
de Saint-Brieuc) vit une population très colorée avec des motifs
variés ; les exemplaires avec deux valves blanches sont rares, sauf
en Bretagne sud où leur fréquence est supérieure à 1 %.
Crassadoma pusio, anciennement connu sous le nom de Hinnites
distortus, est libre au stade juvénile puis se fixe par la valve droite
(inférieure) à un substrat dur, dont il épouse la forme en se développant. Il en résulte des valves très irrégulières. Le mode de vie
de cette espèce rappelle beaucoup celui des spondyles, espèces
généralement tropicales, auxquels les Pectinidae sont apparentés.
Pecten maximus est un mets recherché, fréquent dans les poissonneries en saison de pêche autorisée. Comme le Vanneau (p. 174)
ou d'autres Pectinidae, il se déplace par réaction, en zigzag, en renfermant brutalement ses deux valves, surtout devant un prédateur
(étoile de mer).
Habitat : C. pusio vit dans l'infra- et le ci rca littoral, sur des roches
ou parfois des coquilles. Il est parfois observé vivant à grande marée basse, en particulier en Bretagne Nord. Les valves gauches sont
assez souvent rejetées en laisse de mer. La Coquille Saint-Jacques
vit en infra- et circalittoral sur des fonds sableux et vaseux. Elle est
rarement retrouvée à grande marée basse dans les flaques. L'animal
s'ensable habituellement ; en plongée, on ne distingue parfois que
le manteau en arc de cercle de la coquille entrebâillée.
Risques de confusion : juvéniles de C. pusio proches de ceux de
Chlamys varia (p. 174) : le nombre de côtes rayonnantes est plus
important chez C. pusio (une trentaine visible près de l'umbo).
LE SAVIEZ-VOUS ?
Avec la Lime (Limaria hians), la Coquille
Saint-Jacques est le seul bivalve capable
de nager. Chacun de ses nombreux yeux est muni d'un cristallin, d'un iris,
d'une cornée et d'une rétine double.
176^771
Crassadoma pusio (Linné, 1758), Pectinidae
Pecten maximus (Linné, 1758), Pectinidae
CRASSADOMA PUSIO
Espèce petite à moyenne, pouvant atteindre 40 mm.
Coquille d'aspect « tordu » rendant les adultes bien reconnaissables ; environ 70 côtes sur les individus adultes, soit deux fois plus
que chez Chlamys varia (p. 174).
PECTENMAXIMUS (COQUILLE SAINT-JACQUES)
Espèce grande pouvant, bien que rarement, dépasser 15 cm.
Coquille à valves épaisses, avec des côtes très larges au nombre
d'une quinzaine ; valve droite convexe, généralement blanche,
parfois violacée ; valve gauche plate voire légèrement concave,
brun plus ou moins clair ; en Bretagne nord et en Normandie (baie
de Saint-Brieuc) vit une population très colorée avec des motifs
variés ; les exemplaires avec deux valves blanches sont rares, sauf
en Bretagne sud où leur fréquence est supérieure à 1 %.
Crassadoma pusio, anciennement connu sous le nom de Hinnites
distortus, est libre au stade juvénile puis se fixe par la valve droite
(inférieure) à un substrat dur, dont il épouse la forme en se développant. Il en résulte des valves très irrégulières. Le mode de vie
de cette espèce rappelle beaucoup celui des spondyles, espèces
généralement tropicales, auxquels les Pectinidae sont apparentés.
Pecten maximus est un mets recherché, fréquent dans les poissonneries en saison de pêche autorisée. Comme le Vanneau (p. 174)
ou d'autres Pectinidae, il se déplace par réaction, en zigzag, en renfermant brutalement ses deux valves, surtout devant un prédateur
(étoile de mer).
Habitat : C. pusio vit dans l'infra- et le ci rca littoral, sur des roches
ou parfois des coquilles. Il est parfois observé vivant à grande marée basse, en particulier en Bretagne Nord. Les valves gauches sont
assez souvent rejetées en laisse de mer. La Coquille Saint-Jacques
vit en infra- et circalittoral sur des fonds sableux et vaseux. Elle est
rarement retrouvée à grande marée basse dans les flaques. L'animal
s'ensable habituellement ; en plongée, on ne distingue parfois que
le manteau en arc de cercle de la coquille entrebâillée.
Risques de confusion : juvéniles de C. pusio proches de ceux de
Chlamys varia (p. 174) : le nombre de côtes rayonnantes est plus
important chez C. pusio (une trentaine visible près de l'umbo).
LE SAVIEZ-VOUS ?
Avec la Lime (Limaria hians), la Coquille
Saint-Jacques est le seul bivalve capable
de nager. Chacun de ses nombreux yeux est muni d'un cristallin, d'un iris,
d'une cornée et d'une rétine double.
176^771
