Palourde grise et P. japonaise
Ruditapes decussatus (Linné, 1758), Veneridae
Ruditapes philippinarum (Adams et Reeve, 1850), Veneridae
RUDITAPES DECUSSATUS (PALOURDE GRISE)
Espèce de grande taille, pouvant atteindre 70 mm.
Coquille ovalaire à bord postérieur tronqué ; sculpture formée de
sillons concentriques recoupés par une striation radiale, avec une
costulation plus accentuée dans la partie antérieure, mais surtout
dans la partie postérieure.
Couleur variable, blanc-jaune avec des dessins bruns, verdâtres,
bleutés en bandes et souvent en zigzag ; intérieur blanc parfois
légèrement jaune et souvent teinté de violet (uniquement deux
fins traits près de la charnière) juvéniles souvent très colorés.
Siphons entièrement libres.
RUDITAPES PHILIPPINARUM (PALOURDE JAPONAISE)
Espèce semblable à la Palourde grise.
Coquille plus haute et plus arrondie dans la partie postérieure ;
sculpture relativement semblable mais plus accentuée au niveau
des côtes radiales postérieures.
Couleurs souvent plus vives avec des formes blanches, noires
et blanches, brunes, avec des taches ou des dessins texturés ;
intérieur habituellement assez fortement teinté de violet, surtout
en périphérie.
Siphons soudés sur les % de leur longueur.
La Palourde grise, appelée aussi Palourde commune ou Clovisse,
est une espèce commerciale très prisée. Très proche morphologiquement, la Palourde japonaise est une espèce commerciale vendue sous le simple nom de « Palourde ». Introduite en Bretagne sud
dans les années 1980, puis dans tous les bassins conchylicoles, elle
est originaire du Sud-Est asiatique. Elle supplante la Palourde commune du fait de sa culture facile, et tend à coloniser toutes les côtes
car elle est tolérante à différents milieux.
Habitat : R. decussatus vit sur toutes
nos côtes, dans le sable plus ou moins
grossier ou vaseux du médiolittoral,
entre les zones rocheuses. Il ne tolère
pas la vase molle (slikke). R. philippinarum vit dans différents milieux composés de vases ou de sables clairs, plus ou
moins vaseux, et se rencontre même
dans les estuaires. C'est une espèce du
médio- et de l'infralittoral.
Risques de confusion : voir Venerupis
corrugata (p. 166) et les autres palourdes.
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