Palourde jaune, P. bleue et P. rose
Venerupis aurea (Gmelin, 1791 ), Veneridae
Venerupis corrugata (Gmelin, 1791 ), Veneridae (syn. : voir texte)
Tapes rhomboiaes (Pennant, 1777), Veneridae
VENERUPIS AUREA (PALOURDE JAUNE)
Espèce atteignant 40 mm.
Coquille d'aspect vaguement triangulaire, avec des sillons
concentriques souvent légèrement ondulés se rejoignant parfois (aspect d'empreintes digitales) ; stries radiales très fines et
peu nombreuses, voire inexistantes (observer à la loupe).
Couleur variable, de blanc uni à brun clair, avec des zones
brunes, surtout dans la partie postérieure, formant souvent des
dessins en zigzag ; intérieur le plus souvent teinté de jaune à
jaune orangé ; les couleurs s'affadissent avec le temps.
VENERUPIS CORRUGATA (PALOURDE BLEUE)
Espèce normalement plus grande que V. aurea (jusqu'à 50 mm).
Coquille plus ovalaire, allongée ; fins sillons concentriques
s'accentuant dans la partie postérieure et côtes radiales très
fines et nombreuses, bien visibles seulement à la loupe.
Couleur blanc cassé avec ou sans dessins formés de lignes
en zigzag, plus ou moins importantes, brunes, bleues ou
violettes ; les couleurs s'affadissent rapidement à l'air ; forme
saxatilis : plus petite, souvent déformée, plus pâle, unie, et à
stries beaucoup plus marquées.
TAPES RHOMBOÏDES (PALOURDE ROSE)
Espèce très élégante, qui atteint parfois 60 mm.
Coquille ovalaire allongée ; partie postérieure moins arrondie
que chez la précédente ; sillons concentriques bien marqués,
parfois légèrement ondulés, très semblables à ceux de V. aurea,
mais plus prononcés ; aucune sculpture radiale.
Couleurs assez vives : brun plus ou moins foncé parfois avec des
tons rosés et avec des zigzags plus sombres disposés en bandes
radiales ; intérieur blanc souvent rosé dans la partie supérieure.
Ces trois palourdes sont comestibles, mais la Palourde jaune, la plus
petite des palourdes, est peu consommée. V. corrugata (syn. V pullastra, V senegalensis) est aussi parfois nommé Fausse-palourde.
Habitat : V. aurea : milieux vaseux ou sablo-vaseux, mais parfois
aussi sables grossiers, toujours en zones calmes de l'infralittoral ;
trouvée à grande marée basse. V. corrugata : sables grossiers de l'infralittoral où elle est parfois très commune ; forme saxatilis : anfractuosités de rochers, loges des mollusques perforants ou crampons
de laminaires où elle se fixe à l'aide d'un byssus. T. rhomboides : infralittoral, sables grossiers ; assez rarement vu à grande marée basse.
Risques de confusion : aucun.
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