Les carnivores et les parasites
La limite entre détritivore et carnivore n'est pas claire : beaucoup d'organismes broutent ou raclent des substrats durs recouverts pas des
éponges ou des ascidies encroûtantes. Ainsi le comportement des fissurelles ressemble à celui des patelles avec lesquelles elles sont apparentées, mais les substrats broutés sont préférentiellement des éponges
encroûtées et non des algues. À l'opposé existent des mollusques véritables prédateurs qui pourchassent et tuent leur proie.
Presque tous les invertébrés marins sont consommés : les éponges (par
Marshallora, Cerithiopsis, Archidoris, etc.), les cnidaires (par Calliostoma,
Aeolidiella), les mollusques (par Ocenebra, Nucella, Euspira, Sépia), les annélides (par Acteon, Scaphander, Haminoea, Buccinum), les bryozoaires
(par Calliostoma), les crustacés (par Ocenebra, Nucella, Buccinum, Sepia),
les ascidies {Trivia, Velutina). Signalons que certaines espèces sont nécrophages et recherchent donc les animaux morts {Buccinum, Nassarius),
tandis que d'autres consomment les œufs {Nassarius).
Le parasitisme est de règle chez certains groupes comme les scalaires,
prédatrices et parasites d'anémones et les eulimes et turbonilles, parasites d'échinodermes. Le Chapeau hongrois, Capulus ungaricus, est
un commensal scatophage qui se nourrit des déjections d'autres mollusques comme les turritelles.
Les mollusques servent à leur tour de nourriture à quantité d'organismes
qui en font leur repas principal (étoiles de mer, crustacés, poissons) ou
comme complément à leur alimentation pour l'apport de calcium (oiseaux anatidés). Les coquilles vides servent de support à de nombreux
organismes, y compris à des mollusques (calyptrées, chitons, huîtres,
anomies). Nous avons fréquemment vu des anémones implantées dans
des bivalves ouverts.
Les pagures ou bernard-l'ermite se servent de coquillages (nasses, gibbules, littorines, murex, etc.) comme logis et en changent au fur et à mesure de leur croissance pour en prendre de plus spacieux. Des « bourses
d'échange » aux coquilles sont fréquemment vues à marée basse.
Bernard-l'ermite participant à une «bourse d'échange» aux coquilles
(à gauche), et festin de nasses sur un crabe mort (à droite).
La limite entre détritivore et carnivore n'est pas claire : beaucoup d'organismes broutent ou raclent des substrats durs recouverts pas des
éponges ou des ascidies encroûtantes. Ainsi le comportement des fissurelles ressemble à celui des patelles avec lesquelles elles sont apparentées, mais les substrats broutés sont préférentiellement des éponges
encroûtées et non des algues. À l'opposé existent des mollusques véritables prédateurs qui pourchassent et tuent leur proie.
Presque tous les invertébrés marins sont consommés : les éponges (par
Marshallora, Cerithiopsis, Archidoris, etc.), les cnidaires (par Calliostoma,
Aeolidiella), les mollusques (par Ocenebra, Nucella, Euspira, Sépia), les annélides (par Acteon, Scaphander, Haminoea, Buccinum), les bryozoaires
(par Calliostoma), les crustacés (par Ocenebra, Nucella, Buccinum, Sepia),
les ascidies {Trivia, Velutina). Signalons que certaines espèces sont nécrophages et recherchent donc les animaux morts {Buccinum, Nassarius),
tandis que d'autres consomment les œufs {Nassarius).
Le parasitisme est de règle chez certains groupes comme les scalaires,
prédatrices et parasites d'anémones et les eulimes et turbonilles, parasites d'échinodermes. Le Chapeau hongrois, Capulus ungaricus, est
un commensal scatophage qui se nourrit des déjections d'autres mollusques comme les turritelles.
Les mollusques servent à leur tour de nourriture à quantité d'organismes
qui en font leur repas principal (étoiles de mer, crustacés, poissons) ou
comme complément à leur alimentation pour l'apport de calcium (oiseaux anatidés). Les coquilles vides servent de support à de nombreux
organismes, y compris à des mollusques (calyptrées, chitons, huîtres,
anomies). Nous avons fréquemment vu des anémones implantées dans
des bivalves ouverts.
Les pagures ou bernard-l'ermite se servent de coquillages (nasses, gibbules, littorines, murex, etc.) comme logis et en changent au fur et à mesure de leur croissance pour en prendre de plus spacieux. Des « bourses
d'échange » aux coquilles sont fréquemment vues à marée basse.
Bernard-l'ermite participant à une «bourse d'échange» aux coquilles
(à gauche), et festin de nasses sur un crabe mort (à droite).
