Santé et sécurité
Noyade
En médecine, le terme de noyade s’applique à
l'asphyxie provoquée par un liquide qui pénètre dans
les voies respiratoires aussi bien qu’à la mort qui
peut s’ensuivré. Les signes de noyade sont un bleuissement de la peau (cyanose), l’arrêt de la respiration
et l’apparition d’écume aux lèvres. La noyade entraîne
un manque d’oxygène (hypoxie), qui risque de causer
des lésions cérébrales irréversibles au bout de quatre
ou cinq minutes (ce délai peut être plus long dans
des conditions de froid extrême).
La noyade peut provenir d’un arrêt cardio-respiratoire réflexe causé par le contact avec l’eau (hydrocution). Elle est plus souvent due à une pénétration
d’eau dans le larynx, qui, en provoquant un spasme
des cordes vocales, bloque les voies aériennes supérieures et entraîne l’asphyxie (« noyade sans aspiration de liquide »), ou à une entrée d’eau dans les
poumons (« noyade avec aspiration de liquide »).
Les conséquences physiologiques de la noyade sont
différentes suivant qu’elle se produit en eau douce
ou en mer. En effet, l’eau douce, qui est moins salée
que le sang (hypotonique), diffuse par osmose à travers les alvéoles des poumons et pénètre dans le
plasma, ce qui entraîne une dilution du sang et des
modifications de sa composition chimique, ainsi
qu’une désintégration de ses cellules. L’eau de mer,
par contre, est plus salée que le sang (hypertonique).
C’est donc elle qui, cette fois, attire le plasma, d’où
un épaississement du sang (hémoconccntrafion).
Dans les deux cas, les suites peuvent être mortelles.
Si vous êtes vous-même victime d’un début de
noyade, ne cédez surtout pas à la panique, qui risquerait de provoquer une nouvelle inhalation d’eau,
v En cas d'urgence, le rôle
de l'équipier est fondamental.
donc d’aggraver encore votre situation.
Si vous ne pouvez pas vous retenir de
tousser, ne retirez pas de votre bouche
l’embout du détendeur, mais, au
contraire, toussez dedans. Déglutir plusieurs fois peut aussi vous soulager.
Si vous êtes témoin d’une noyade et
que la victime est inconsciente et ne respire pas, pratiquez la respiration artificielle. Prenez son pouls (ce n’est pas
toujours facile...) et, au besoin, procédez
à un massage cardiaque. Si vous disposez
d’un masque à valve antiretour, faites-lui
respirer de l’oxygène, en continuant bien
après que sa respiration est redevenue
autonome. Sachez que, pour éviter tout
risque infectieux, un plongeur qui a
inhalé une grande quantité d’eau doit
être placé d’urgence en observation,
même s’il se sent bien et ne présente pas
de troubles respiratoires apparents.
Noyade
l'absorption de l'oxygène
est diminuée, voire bloquée
L'eau qui envahit les voies respiratoires peut
provoquer une asphyxie consécutive à un
spasme du larynx. Elle peut aussi pénétrer dans
les poumons et recouvrir leurs parois, empêchant ainsi l'absorption de l'oxygène, ainsi
qu'une congestion et un épaississement de la
membrane alvéolaire. Dans tous les cas, l'issue
peut être totale.
NOYADE SECONDAIRE
L'eau de mer qui pénètre dans les poumons irrite
leur paroi et provoque leur congestion, tout en
empêchant l'absorption de l'oxygène. Par
ailleurs, comme elle est hypertonique, elle attire le
plasma à travers les alvéoles, ce qui épaissit le
sang et change sa composition chimique. Ces
effets, appelés « noyade secondaire », peuvent
apparaître plusieurs heures après l'accident et
avoir des conséquences très graves.
l'eau de mer inhalée
provoque une irritation
de la paroi des alvéoles
le plasma passe dans les
alvéoles, ce qui entraîne
un épaississement du sang
(hémoconcentration)
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Noyade
En médecine, le terme de noyade s’applique à
l'asphyxie provoquée par un liquide qui pénètre dans
les voies respiratoires aussi bien qu’à la mort qui
peut s’ensuivré. Les signes de noyade sont un bleuissement de la peau (cyanose), l’arrêt de la respiration
et l’apparition d’écume aux lèvres. La noyade entraîne
un manque d’oxygène (hypoxie), qui risque de causer
des lésions cérébrales irréversibles au bout de quatre
ou cinq minutes (ce délai peut être plus long dans
des conditions de froid extrême).
La noyade peut provenir d’un arrêt cardio-respiratoire réflexe causé par le contact avec l’eau (hydrocution). Elle est plus souvent due à une pénétration
d’eau dans le larynx, qui, en provoquant un spasme
des cordes vocales, bloque les voies aériennes supérieures et entraîne l’asphyxie (« noyade sans aspiration de liquide »), ou à une entrée d’eau dans les
poumons (« noyade avec aspiration de liquide »).
Les conséquences physiologiques de la noyade sont
différentes suivant qu’elle se produit en eau douce
ou en mer. En effet, l’eau douce, qui est moins salée
que le sang (hypotonique), diffuse par osmose à travers les alvéoles des poumons et pénètre dans le
plasma, ce qui entraîne une dilution du sang et des
modifications de sa composition chimique, ainsi
qu’une désintégration de ses cellules. L’eau de mer,
par contre, est plus salée que le sang (hypertonique).
C’est donc elle qui, cette fois, attire le plasma, d’où
un épaississement du sang (hémoconccntrafion).
Dans les deux cas, les suites peuvent être mortelles.
Si vous êtes vous-même victime d’un début de
noyade, ne cédez surtout pas à la panique, qui risquerait de provoquer une nouvelle inhalation d’eau,
v En cas d'urgence, le rôle
de l'équipier est fondamental.
donc d’aggraver encore votre situation.
Si vous ne pouvez pas vous retenir de
tousser, ne retirez pas de votre bouche
l’embout du détendeur, mais, au
contraire, toussez dedans. Déglutir plusieurs fois peut aussi vous soulager.
Si vous êtes témoin d’une noyade et
que la victime est inconsciente et ne respire pas, pratiquez la respiration artificielle. Prenez son pouls (ce n’est pas
toujours facile...) et, au besoin, procédez
à un massage cardiaque. Si vous disposez
d’un masque à valve antiretour, faites-lui
respirer de l’oxygène, en continuant bien
après que sa respiration est redevenue
autonome. Sachez que, pour éviter tout
risque infectieux, un plongeur qui a
inhalé une grande quantité d’eau doit
être placé d’urgence en observation,
même s’il se sent bien et ne présente pas
de troubles respiratoires apparents.
Noyade
l'absorption de l'oxygène
est diminuée, voire bloquée
L'eau qui envahit les voies respiratoires peut
provoquer une asphyxie consécutive à un
spasme du larynx. Elle peut aussi pénétrer dans
les poumons et recouvrir leurs parois, empêchant ainsi l'absorption de l'oxygène, ainsi
qu'une congestion et un épaississement de la
membrane alvéolaire. Dans tous les cas, l'issue
peut être totale.
NOYADE SECONDAIRE
L'eau de mer qui pénètre dans les poumons irrite
leur paroi et provoque leur congestion, tout en
empêchant l'absorption de l'oxygène. Par
ailleurs, comme elle est hypertonique, elle attire le
plasma à travers les alvéoles, ce qui épaissit le
sang et change sa composition chimique. Ces
effets, appelés « noyade secondaire », peuvent
apparaître plusieurs heures après l'accident et
avoir des conséquences très graves.
l'eau de mer inhalée
provoque une irritation
de la paroi des alvéoles
le plasma passe dans les
alvéoles, ce qui entraîne
un épaississement du sang
(hémoconcentration)
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