La plongée
Plusieurs lois physiques
régissent les interactions
entre le volume d’un gaz,
sa pression et sa température absolue (cette grandeur, qui est mesurée en
degrés Kelvin, s’obtient
en ajoutant 273,15 à la
température centésimale).
La première, appelée loi
de Charles, énonce que :
A pression constante, le
volume d’un gaz varie
proportionnellement à
sa température
absolue.
▲ H n 'est pas inutile d’avoir de
bonnes bases scientifiques
pour plonger en toute sécurité.
La loi de Mariotte
L’une des conséquences de ce principe est que, à
volume constant, la pression d’un gaz est proportionnelle à sa température. Les plongeurs ne
devraient donc jamais laisser, même brièvement,
leurs bouteilles au soleil ou à proximité d’une source
de chaleur car, à mesure que la température monte,
la pression augmente, ce qui peut être dangereux si
les parois de la bouteille présentent un défaut.
La deuxième loi, dite loi de Boyle, ajoute :
A température
constante, le volume
d’un gaz est
inversement
proportionnel à sa
pression : il s’accroît
quand la pression
diminue, et vice versa.
C’est ce qu’exprime,
sous une forme plus
mathématique, la loi de
Mariotte. Découverte
dès 1676 par l’abbé et
physicien français dont
elle porte le nom, elle se
traduit par l’équation :
P 1^1 = P2^2
(P, et V] représentent le poids et le volume d’un gaz
à un instant 1, P2 et V2 figurent ces mêmes valeurs à
un instant 2. On écrit également : PV = constante).
Les lois physiques qui régissent les rapports entre
pression, volume et température se traduisent, pour
le plongeur, par des conséquences toujours importantes et souvent vitales.
En premier lieu, pendant la descente, la pression
ambiante augmente progressivement, ce qui a pour
effet de comprimer toutes les cavités du corps. Si
cette surpression n’est pas compensée, des lésions
plus ou moins sérieuses risquent d’affecter les
oreilles, les sinus, et les dents présentant des caries
ou des plombages défectueux. Le détendeur qui
équipe les bouteilles de plongée doit donc adapter
continuellement la pression de l’air inhalé à la profondeur à laquelle se trouve le plongeur.
Dès l’apparition de symptômes anormaux ou de
douleurs, notamment au niveau du tympan, de la
face ou des maxillaires, et si les méthodes courantes
de prévention ou de traitement (par exemple se pincer les narines et souffler par le nez en fermant la
bouche) sont inefficaces, il ne faut pas hésiter à
interrompre la plongée et à remonter.
Moins grave, mais gênant tout de même, est l’incident connu sous le nom de « placage du masque » :
sous l’effet de la pression extérieure, la jupe du
masque de plongée se comprime et sa vitre s’écrase
contre le visage du plongeur. L’effet de ventouse
ainsi créé risque de provoquer des saignements de
nez, l’éclatement des capillaires des yeux, voire, dans
les cas les plus aigus, l’apparition d’hématomes
autour des orbites.
Les poumons du plongeur sont eux aussi comprimés et diminuent de volume lors de la descente,
mais ils se dilatent de nouveau à la remontée pour
retrouver une taille proche de la normale au retour à
l’air libre. Toutefois, faute de source d’air externe,
une partie de l’air qu’ils contenaient a été envoyée
dans les cavités du corps, ce qui explique pourquoi
on constate un léger déficit du volume pulmonaire
quand le plongeur revient à la surface.
Au cours de la remontée, il est crucial d’expirer
très profondément et régulièrement pour bien éliminer l’air qui est contenu dans l’organisme et qui a
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