Plongée passion
◄ La plongée sous glace
impose la mise en oeuvre
de techniques particulières.
La plongée sous la glace n’est certes pas exempte
de dangers, mais c’est une source d’émotions inoubliables. On la pratique le plus souvent en eau douce,
mais aussi aux latitudes où la mer est gelée. Sous sa
couverture de glace, l’eau est à l’abri du vent et des
intempéries, et les sédiments se déposent donc rapidement, la laissant d’une limpidité cristalline. Même
dans des conditions de froid extrême, on trouve beaucoup de traces de vie sous la glace. Sans parler du
merveilleux spectacle offert par les jeux de lumière sur
ce plafond translucide.
Les précautions à prendre sont du même ordre que
lors de la plongée souterraine. Dans un cas comme
dans l’autre, en effet, le plongeur n’a plus la ressource
de remonter respirer à la surface si une urgence survient. On peut véritablement parler de plongée sous la
glace dès lors que la couche de glace fait au moins
15 cm d’épaisseur et qu’elle peut supporter le poids
d’une personne. On creuse un trou assez grand pour
permettre à deux plongeurs de s’y glisser; mais ils ne
doivent jamais descendre sans être reliés par une ligne
de sécurité à leurs assistants de plongée restés en surface. Une équipe comporte souvent six personnes :
deux plongeurs « avancés », deux plongeurs de sûreté
et deux assistants en surface. Par mesure de sécurité,
on peut baliser le rebord inférieur du trou avec une
puissante torche clignotante.
L’équipement du plongeur sous glace doit être de
haute qualité et bien évidemment conçu pour ne
jamais geler quelles que soient les conditions extérieures : on imagine sans peine les catastrophes provoquées par le gel d’un détendeur... Il est enfin capital
d’établir minutieusement le programme de plongée.
Un certain nombre de
▼ La côte de l’Ecosse est
l’une des plus propices à la
plongée en eaux froides.
sites de plongée sous glace
ont été recensés, et les
associations devraient être
en mesure de vous fournir
plus amples informations à
ce sujet. La Suède et la
Norvège sont évidemment
favorisées, mais la France
et la Suisse offrent aussi
des ressources. Il existe
également des centres en
Alaska si le cœur vous en
dit ! La plongée dans les
eaux de l'Arctique ou de
l’Antarctique implique une
organisation et des moyens
beaucoup plus lourds, et
est par conséquent réservée aux chercheurs chargés
de missions spéciales.
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