Dangereuses rencontres
▲ La murène (à gauche) est
parente du congre (à droite),
qui peut aussi mordre.
< La murène est volontiers
familière, mais le plongeur
doit prendre garde à ses doigts.
barracudas adultes vivent en solitaires, n’hésitant pas
à passer à l’offensive si on les provoque ou s’ils se sentent menacés. Ils ont aussi la désagréable habitude
d’attaquer par derrière sans qu’on les ait vu venir...
Les murènes, proches parentes des anguilles et des
congres, chassent à l’affût dans des trous. Elles sont
dotées de plusieurs rangées de dents en forme de
crocs, qu’elles exhibent en ouvrant sans cesse la
bouche - mais c’est simplement leur manière de respirer... Certaines espèces tropicales (en particulier
Gymnothorax melaegris et Gymnothorax nudivomer)
peuvent assurément infliger de douloureuses morsures, mais elles ne sont pas naturellement agressives.
Ces murèries géantes deviennent même parfois familières et elles s’approchent volontiers des visiteurs,
surtout s’ils apportent quelques « friandises ». Il est
pourtant formellement déconseillé de nourrir les
murènes, car un autre plongeur, venu les mains vides,
pourrait être victime de leur voracité.
Telle est d’ailleurs l’origine de la majorité des accidents : une murène trop gourmande confond facilement un doigt avec un petit poisson... Ses trois rangées de dents pénètrent profondément dans la chair
et, comme sa peau est gluante, il est difficile de lui
faire lâcher prise. Les plaies présentent un aspect
déchiqueté et saignent abondamment.
Premiers soins
1. Lavez la plaie à fond et désinfectez-la avec un
antiseptique; si les entailles sont profondes, des
points de suture peuvent être nécessaires.
2. Par mesure de précaution, consultez un médecin
qui administrera des antibiotiques et un sérum antitétanique pour prévenir une possible infection.
◄ Si on s’ approche doucement
de son trou, la murène vient
accueillir son visiteur.
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