D’autres mesures ont permis de chiffrer l'incidence du volume du bassin,
de sa forme, de la hauteur d'immersion et de la vitesse de rotation des
turbines : l’article de MM. ROUGON, CAROT, JELENC, paru dans "La Technique de l’Eau et de 1’Assainissement” n°397, de janvier 1980, présente
les résultats de ces mesures.
2.6.
Digestion des boues
La digestion des boues en lagunage est grossièrement comparable à celle
qui existe dans un digesteur primaire non chauffé. Les matières organiques dans les boues sont décomposées selon une réaction de premier ordre
qui peut s’écrire :
dSt
■ ,, = -Ks St + i DBO totale Q
dt
s
avec :
St masse de DBO totale dans les boues primaires déposées (en kg)
t
temps (en jours)
Ks constante de vitesse de décomposition (en j-1)
K.s = 0,02 (1,35)^ 2°), y étant la température ambiante des boues
(en °C)
DBO totale : DBO totale des eaux usées à l'entrée (en mg/1)
Q
débit d'entrée (en 1/j)
is constante de vitesse de décomposition de la DBO "dissoute” (en j T)
Ramenée à 1'habitant-équivalent, la quantité de boue digérée dans une
installation de lagunage est de :
0,2 à 0,3 1/j/habitant-équivalent, en moyenne très générale
3.
Quelques exemples d'installations de lagunage
3.1.
Installations avec lagunage primaire et sans aération
3.1.1. PÆé-tTLOzctement eZ lagune. MlmaxAo.
C’est l’installation minimale qui comprend :
un pré-traitement physique ou physico-chimique : dégrillage au minimum
à dégrillage-dessablage-déshuilage + traitement chimique au maximum ;
un ou plusieurs étangs primaires fonctionnant en parallèle,de profondeur comprise entre 1,5 m et 3 m, en général.
L'installation étudiée par SAFEGE à Moknine (Tunisie) est de ce type :
pré-traitement consistant en un dégrillage fin, un déshuilage et un
dessablage aéré (débit d'équipement = 500 m3/h) ;
deux bassins de 12 ha environ de superficie unitaire, de 2 m de hauteur
utile avec une fosse de digestion au centre de chaque étant à l'arrivée
des effluents prétraités de 3 m de hauteur utile.
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