secondaire. Cela signifie que les bassins soient aménagés de façon à ce
que s’y opèrent une nitrification totale de l’azote Kjedhal (grâce à
Nitrosomonas et Nitrobacter, forts consommateurs d’oxygène), suivie
d'une dénitrification partielle en anaérobiose partielle, grâce à d’autres bactéries qui réduisent les nitrates en azote gazeux. On peut ainsi
obtenir un effluent traité qui ne contienne pas plus de 2 mg/1 d'azote
Kjedhal, et 20 mg/1 de nitrates.
Si la station d'épuration secondaire n'a pas dès l’origine été prévue
pour l'élimination de l'azote, les résultats de la voie biologique sont
plus aléatoires. En particulier, la lagunage permet d'éliminer 20 % de
l'azote Kjedhal, mais sans garantie de stabilité de ce résultat dans le
temps.
3.4.3. UoZe. c.Lôiu.qu.e
L'équilibre NHi» -> NH3 entre l'ion ammonium et l'ammoniac dissout est
déplacé vers la droite quand le pH croît. NH3, gaz léger, est très peu
soluble dans l'eau ; d'où l'idée de le rejeter à l'atmosphère en opérant
un stripping de l’effluent issu du traitement à la chaux, avant recarbonatation .
Le stripping s’opère dans des tours qui sont en général du type tour de
réfrigération, remplies d'un matériau sur lequel l’eau à traiter ruisselle, et parcourues par un débit d'air au moins 2 500 fois supérieur au
•débit d’effluent.
Les avantages du stripping sont les suivants :
- élimination efficace de l'azote directement sous la forme ammoniacale,
sans avoir donc à passer par la forme nitrates (d'habitude, 98 % de
l’azote total contenu dans l’effluent secondaire est sous forme NH3) ;
- pas de production de boues ;
- procédé faisant logiquement suite à une déphosphatation à la chaux ;
- mise en route extrêmement rapide, ce qui est intéressant dans le cas
de stations ne fonctionnant qu'une partie de l'année.
A côté de ces avantages, le procédé présente cependant quelques inconvénients :
- le stripping est impossible en cas de gel ;
- le rendement diminue beaucoup (en dessous de 80 %) quand la température est basse, de sorte qu’il faut soit réduire la charge hydraulique
(6 m/h dans les conditions normales), soit faire repasser une partie
de l'effluent dans la tour de stripping (le rendement en eau doit atteindre au moins 97 %) ;
- des dépôts de CaCÜ3 se produisent sur le matériau de remplissage,
qu'il faut périodiquement laver à l'acide.
3.5.
Lorsque l'effluent secondaire passe dans un décanteur pour l'élimination du phosphore (avec élimination éventuelle du calcium et du magnésium, puis de l’azote), la filtration dont il a été question au paragraphe 3.2 est pratiquée après, ainsi que le montrent le graphique du
paragraphe 1.3, et les exemples donnés au paragraphe 5.
60
que s’y opèrent une nitrification totale de l’azote Kjedhal (grâce à
Nitrosomonas et Nitrobacter, forts consommateurs d’oxygène), suivie
d'une dénitrification partielle en anaérobiose partielle, grâce à d’autres bactéries qui réduisent les nitrates en azote gazeux. On peut ainsi
obtenir un effluent traité qui ne contienne pas plus de 2 mg/1 d'azote
Kjedhal, et 20 mg/1 de nitrates.
Si la station d'épuration secondaire n'a pas dès l’origine été prévue
pour l'élimination de l'azote, les résultats de la voie biologique sont
plus aléatoires. En particulier, la lagunage permet d'éliminer 20 % de
l'azote Kjedhal, mais sans garantie de stabilité de ce résultat dans le
temps.
3.4.3. UoZe. c.Lôiu.qu.e
L'équilibre NHi» -> NH3 entre l'ion ammonium et l'ammoniac dissout est
déplacé vers la droite quand le pH croît. NH3, gaz léger, est très peu
soluble dans l'eau ; d'où l'idée de le rejeter à l'atmosphère en opérant
un stripping de l’effluent issu du traitement à la chaux, avant recarbonatation .
Le stripping s’opère dans des tours qui sont en général du type tour de
réfrigération, remplies d'un matériau sur lequel l’eau à traiter ruisselle, et parcourues par un débit d'air au moins 2 500 fois supérieur au
•débit d’effluent.
Les avantages du stripping sont les suivants :
- élimination efficace de l'azote directement sous la forme ammoniacale,
sans avoir donc à passer par la forme nitrates (d'habitude, 98 % de
l’azote total contenu dans l’effluent secondaire est sous forme NH3) ;
- pas de production de boues ;
- procédé faisant logiquement suite à une déphosphatation à la chaux ;
- mise en route extrêmement rapide, ce qui est intéressant dans le cas
de stations ne fonctionnant qu'une partie de l'année.
A côté de ces avantages, le procédé présente cependant quelques inconvénients :
- le stripping est impossible en cas de gel ;
- le rendement diminue beaucoup (en dessous de 80 %) quand la température est basse, de sorte qu’il faut soit réduire la charge hydraulique
(6 m/h dans les conditions normales), soit faire repasser une partie
de l'effluent dans la tour de stripping (le rendement en eau doit atteindre au moins 97 %) ;
- des dépôts de CaCÜ3 se produisent sur le matériau de remplissage,
qu'il faut périodiquement laver à l'acide.
3.5.
Lorsque l'effluent secondaire passe dans un décanteur pour l'élimination du phosphore (avec élimination éventuelle du calcium et du magnésium, puis de l’azote), la filtration dont il a été question au paragraphe 3.2 est pratiquée après, ainsi que le montrent le graphique du
paragraphe 1.3, et les exemples donnés au paragraphe 5.
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