séparées ou séparables] et leur localisation est donc liée à l’urbanisa
tion, galopante en beaucoup de pays - indépendamment des climats et même,
jusqu'à un certain point, du taux de croissance démographique ... -.
Dans beaucoup de pays "en développement”, amener les dessertes des populations urbaines en eau potable au niveau atteint dans les pays développés est une priorité qui bénéficie souvent d'aide extérieure - bilatérale
ou internationale -. Il en résulte une croissance rapide des rejets
d'eau usée, plus rapide il est vrai que celle des productions d'eau usée
a l'issue des réseaux d'assainissement. Ces productions d'eau usée croissent, on l'a souligné (cf. supra 3.1.1) tant en fonction des volumes
d'eau distribués que des progrès des taux de raccordement et de rendement des réseaux d’assainissement, et leurs flux sont concentrés en un
petit nombre de mégapoles, en premier lieu les capitales.
Même si les rendements des systèmes collecteurs sont encore très variables, on peut considérer que la population urbaine est un indicateur de
production d’eau usée, de l’ordre de 50 à 80 % des débits "consommés" :
elle pourrait souvent être comprise entre 2 et 6.10e m3/an par tranche
de 100 000 habitants urbains (soit 20 à 60 m3/an par habitant) (cf. supra 3.1.1).
Les productions d'eau usée de petites agglomérations ne sont pas pour
autant à négliger - la réutilisation n'est pas nécessairement favorisée
par l'effet d’échelle - de sorte que la densité de population pourrait
être un index des "ressources en eau usée" dans les pays à taux de desserte élevé et assez uniforme.
Enfin, certaines industries implantées sur des sites de matières premières - industries extractives tout particulièrement - sont aussi à considérer comme productrices en eau usée (l'exhaure des mines en premier
lieu), ainsi que les périmètres irrigués intensivement à réseau de drainage.
La répartition des ressources en eau "secondaires" potentielles est donc
calquée assez étroitement sur celle de l’urbanisation et de l'industrialisation, tandis que leurs flux sont fonction des niveaux de développement économique.
6.3.
Confrontation entre les pénuries et les offres d'eau à réutiliser
Il résulte clairement de l'analyse précédente que le terrain le plus favorable à la réutilisation se trouve principalement au voisinage des
grandes ou moyennes agglomérations à réseau d'assainissement assez développé, dans les régions arides ou semi-arides ou à fort indice d’exploitation des ressources potentielles primaires.
En pratique, la R.E.U. y aura d'autant plus l’avantage (cf. supra 5) :
■ SuÆ
pian mic/io-économique. :
que les solutions de rechange seront plus difficiles ou plus coûteuses à mettre en oeuvre : éloignement de la mer rendant peu compétitif
le dessalement d'eau de mer grevé par le transport, éloignement de
même d une source de transport d'eau douce, ou éloignement de source
d'énergie ;
et que des demandes d’eau seront le plus aisément satisfaites par des
eaux usées à retraitement minimal (usages tels que l’irrigation, le
lavage urbain, le refroidissement industriel).
38
tion, galopante en beaucoup de pays - indépendamment des climats et même,
jusqu'à un certain point, du taux de croissance démographique ... -.
Dans beaucoup de pays "en développement”, amener les dessertes des populations urbaines en eau potable au niveau atteint dans les pays développés est une priorité qui bénéficie souvent d'aide extérieure - bilatérale
ou internationale -. Il en résulte une croissance rapide des rejets
d'eau usée, plus rapide il est vrai que celle des productions d'eau usée
a l'issue des réseaux d'assainissement. Ces productions d'eau usée croissent, on l'a souligné (cf. supra 3.1.1) tant en fonction des volumes
d'eau distribués que des progrès des taux de raccordement et de rendement des réseaux d’assainissement, et leurs flux sont concentrés en un
petit nombre de mégapoles, en premier lieu les capitales.
Même si les rendements des systèmes collecteurs sont encore très variables, on peut considérer que la population urbaine est un indicateur de
production d’eau usée, de l’ordre de 50 à 80 % des débits "consommés" :
elle pourrait souvent être comprise entre 2 et 6.10e m3/an par tranche
de 100 000 habitants urbains (soit 20 à 60 m3/an par habitant) (cf. supra 3.1.1).
Les productions d'eau usée de petites agglomérations ne sont pas pour
autant à négliger - la réutilisation n'est pas nécessairement favorisée
par l'effet d’échelle - de sorte que la densité de population pourrait
être un index des "ressources en eau usée" dans les pays à taux de desserte élevé et assez uniforme.
Enfin, certaines industries implantées sur des sites de matières premières - industries extractives tout particulièrement - sont aussi à considérer comme productrices en eau usée (l'exhaure des mines en premier
lieu), ainsi que les périmètres irrigués intensivement à réseau de drainage.
La répartition des ressources en eau "secondaires" potentielles est donc
calquée assez étroitement sur celle de l’urbanisation et de l'industrialisation, tandis que leurs flux sont fonction des niveaux de développement économique.
6.3.
Confrontation entre les pénuries et les offres d'eau à réutiliser
Il résulte clairement de l'analyse précédente que le terrain le plus favorable à la réutilisation se trouve principalement au voisinage des
grandes ou moyennes agglomérations à réseau d'assainissement assez développé, dans les régions arides ou semi-arides ou à fort indice d’exploitation des ressources potentielles primaires.
En pratique, la R.E.U. y aura d'autant plus l’avantage (cf. supra 5) :
■ SuÆ
pian mic/io-économique. :
que les solutions de rechange seront plus difficiles ou plus coûteuses à mettre en oeuvre : éloignement de la mer rendant peu compétitif
le dessalement d'eau de mer grevé par le transport, éloignement de
même d une source de transport d'eau douce, ou éloignement de source
d'énergie ;
et que des demandes d’eau seront le plus aisément satisfaites par des
eaux usées à retraitement minimal (usages tels que l’irrigation, le
lavage urbain, le refroidissement industriel).
38
