Elle peut s’articuler avec les traitements par lagunage naturel ou aéré
dont elle dérive pour lequel existent de très nombreuses réalisations
et dont on maîtrise bien les possibilités et le calcul. L'inconvénient
est l'importance des superficies nécessaires.
D'autres techniques utilisent au contraire le passage dans le sol et
ses possibilités auto-épuratrices pour compléter des pré-traitements
préalables éventuels si la nature des eaux usées ne permet pas une utilisation brute. Il y a souvent utilisation partielle (ou totale] des
eaux usées pendant le cycle pour la production agricole. On distingue
les trois moyens suivants qui font l'objet des paragraphes 4.3 à 4.5 :
- utiliser le sol et les plantes comme moyen d'épuration avec le ruissellement contrôlé ;
- procéder à une infiltration percolation permettant à la fois une épuration partielle et une recharge de la nappe souterraine ;
- irriguer par épandage pour couvrir les seuls besoins de la plante ou
pour en même temps percoler vers la nappe souterraine.
4.3.
Le ruissellement contrôlé (figure 12)
Il est surtout pratiqué avec les effluents industriels comme ceux d'industries alimentaires (laiterie, sucrerie, etc.). C'est une méthode de
traitement dans laquelle les pentes herbeuses sont arrosées d'effluents
qui s’écoulent dans la litière et la surface du sol où se produit l'épuration.
A la différence de l'irrigation par aspersion, une partie de L'effluent
épandu ruisselle, et doit être collecté et déversé vers des eaux réceptrices ; mais cet excès peut être aussi recyclé par quelqu’autre procédé, ou stocké pour une éventuelle réutilisation industrielle ou agricole.
Il y a toujours un effluent traité à la sortie qui correspond au flux
d’entrée diminué de l'eau consommée par la plante et par l'évapotranspiration. On cherche à réduire les pertes par infiltration dans ce
procédé.
Si le dispositif est bien calculé (notamment le rapport de la surface
à la charge organique), les résultats peuvent être bons.
L'élimination des matières solides et des matières organiques se fait
par une oxydation biologique, lors de leur passage à travers la litière
végétale* Les mécanismes d’élimination des éléments nutritifs comprennent, outre le prélèvement par la culture et l'exportation par la fauche, le prélèvement biologique, la volatilisation et la dénitrification
pour l'azote, et la fixation dans le sol pour le phosphore.
La technique du ruissellement contrôlé présente donc de multiples avantages. Par rapport à l'irrigation, elle permet d'utiliser des sols
lourds, peu perméables et peu profonds, ou un terrain accidenté, et son
prix de revient est très peu élevé.
Le traitement des eaux usées brutes par ce procédé est efficace en ce
qui concerne la DBO, les matières en suspension et l'azote ; seule
l'élimination du phosphore ne s’effectue qu'à 50 %. Le fait que les
risques de pollution de la nappe soient infimes nous semble fondamental, et le rejet ou la récupération d'un effluent correctement épuré
résoud bien des problèmes de pollution.
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dont elle dérive pour lequel existent de très nombreuses réalisations
et dont on maîtrise bien les possibilités et le calcul. L'inconvénient
est l'importance des superficies nécessaires.
D'autres techniques utilisent au contraire le passage dans le sol et
ses possibilités auto-épuratrices pour compléter des pré-traitements
préalables éventuels si la nature des eaux usées ne permet pas une utilisation brute. Il y a souvent utilisation partielle (ou totale] des
eaux usées pendant le cycle pour la production agricole. On distingue
les trois moyens suivants qui font l'objet des paragraphes 4.3 à 4.5 :
- utiliser le sol et les plantes comme moyen d'épuration avec le ruissellement contrôlé ;
- procéder à une infiltration percolation permettant à la fois une épuration partielle et une recharge de la nappe souterraine ;
- irriguer par épandage pour couvrir les seuls besoins de la plante ou
pour en même temps percoler vers la nappe souterraine.
4.3.
Le ruissellement contrôlé (figure 12)
Il est surtout pratiqué avec les effluents industriels comme ceux d'industries alimentaires (laiterie, sucrerie, etc.). C'est une méthode de
traitement dans laquelle les pentes herbeuses sont arrosées d'effluents
qui s’écoulent dans la litière et la surface du sol où se produit l'épuration.
A la différence de l'irrigation par aspersion, une partie de L'effluent
épandu ruisselle, et doit être collecté et déversé vers des eaux réceptrices ; mais cet excès peut être aussi recyclé par quelqu’autre procédé, ou stocké pour une éventuelle réutilisation industrielle ou agricole.
Il y a toujours un effluent traité à la sortie qui correspond au flux
d’entrée diminué de l'eau consommée par la plante et par l'évapotranspiration. On cherche à réduire les pertes par infiltration dans ce
procédé.
Si le dispositif est bien calculé (notamment le rapport de la surface
à la charge organique), les résultats peuvent être bons.
L'élimination des matières solides et des matières organiques se fait
par une oxydation biologique, lors de leur passage à travers la litière
végétale* Les mécanismes d’élimination des éléments nutritifs comprennent, outre le prélèvement par la culture et l'exportation par la fauche, le prélèvement biologique, la volatilisation et la dénitrification
pour l'azote, et la fixation dans le sol pour le phosphore.
La technique du ruissellement contrôlé présente donc de multiples avantages. Par rapport à l'irrigation, elle permet d'utiliser des sols
lourds, peu perméables et peu profonds, ou un terrain accidenté, et son
prix de revient est très peu élevé.
Le traitement des eaux usées brutes par ce procédé est efficace en ce
qui concerne la DBO, les matières en suspension et l'azote ; seule
l'élimination du phosphore ne s’effectue qu'à 50 %. Le fait que les
risques de pollution de la nappe soient infimes nous semble fondamental, et le rejet ou la récupération d'un effluent correctement épuré
résoud bien des problèmes de pollution.
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