présente bien évidemment des limites et il importe que le sol possède
au préalable une certaine aptitude à recevoir des effluents.
Les plus importantes.réalisations actuelles dans le domaine de l'irrigation par des eaux usées montrent que cette pratique est réalisée sur
des sols à très bonne perméabilité (limons sableux ou sols sableux - cf.
tableau récapitulatif des principales caractéristiques pour quelques
réalisations importantes), c’est-à-dire souvent sur des sols qualifiés
de "pauvre" du point de vue agricole mais qui sont valorisés par une
irrigation au moyen d'eaux usées riches en fertilisant.
5.
Les risques sanitaires immédiats
Les risques sanitaires inhérents à la pratique
eaux usées sont dus soit aux éléments toxiques
l'eau, soit aux agents pathogènes.
de l’irrigation avec des
chimiques contenus dans
5.1.
Toxicité chimique
La toxicité due aux composés chimiques (métaux lourds essentiellement)
pourrait provenir de l’accumulation de ceux-ci dans les cultures (effet
de concentration) et leur transmission aux consommateurs (humain ou
bétail dans le cas de cultures fourragères). Les études menées dans ce
domaine semblent montrer que le seuil de phytotoxicité est généralement
atteint avant celui de toxicité pour le consommateur. Il faut également
faire remarquer que les quantités de métaux lourds apportées par les
boues d'eaux résiduaires utilisées en agriculture sont nettement supérieures à celles apportées par les eaux usées. De ce fait, les problèmes
dus aux éléments-traces minéraux ne devraient se poser que dans certaines situations particulières. Par contre, cet aspect doit être examiné
de manière plus approfondie dans le cas d’épandage d'eaux résiduaires
(effluent brut).
Dans un rapport d'étude du Ministère de 1'Environnement et du Cadre de
Vie sur les "connaissances actuelles en matière d’utilisation agricole
des boues résiduaires urbaines" (COLIN F., 1978), il est présenté un tableau donnant pour différents pays les valeurs limites acceptables pour
dix métaux lourds. Dans le cadre de projets d’irrigation, ce tableau
peut être utilisé comme base de calcul pour évaluer les risques encourus.
Sachant que pour des pratiques à long terme d'épandage de boues (de
l’ordre de 50 ans), les quantités usuelles sont de l'ordre d’une à deux
tonnes par hectare et par an (exprimées en matières sèches - M.S. -),
il est ainsi possible de calculer pour chaque élément les apports tolérables par hectare. Connaissant la composition chimique en élément-trace
de l’eau usée, on peut en déduire aisément par calcul les volumes d'eau
d'irrigation à utiliser annuellement.
5.2.
Risques sanitaires dus aux agents pathogènes
Les eaux usées sont des milieux particulièrement favorables aux développements des micro-organismes de tout genre, notamment en ce qui concerne
les bactéries pathogènes et les virus. La composition microbiologique des
effluents est extrêmement conditionnée par les modes de vie et les conditions sanitaires régionales.
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au préalable une certaine aptitude à recevoir des effluents.
Les plus importantes.réalisations actuelles dans le domaine de l'irrigation par des eaux usées montrent que cette pratique est réalisée sur
des sols à très bonne perméabilité (limons sableux ou sols sableux - cf.
tableau récapitulatif des principales caractéristiques pour quelques
réalisations importantes), c’est-à-dire souvent sur des sols qualifiés
de "pauvre" du point de vue agricole mais qui sont valorisés par une
irrigation au moyen d'eaux usées riches en fertilisant.
5.
Les risques sanitaires immédiats
Les risques sanitaires inhérents à la pratique
eaux usées sont dus soit aux éléments toxiques
l'eau, soit aux agents pathogènes.
de l’irrigation avec des
chimiques contenus dans
5.1.
Toxicité chimique
La toxicité due aux composés chimiques (métaux lourds essentiellement)
pourrait provenir de l’accumulation de ceux-ci dans les cultures (effet
de concentration) et leur transmission aux consommateurs (humain ou
bétail dans le cas de cultures fourragères). Les études menées dans ce
domaine semblent montrer que le seuil de phytotoxicité est généralement
atteint avant celui de toxicité pour le consommateur. Il faut également
faire remarquer que les quantités de métaux lourds apportées par les
boues d'eaux résiduaires utilisées en agriculture sont nettement supérieures à celles apportées par les eaux usées. De ce fait, les problèmes
dus aux éléments-traces minéraux ne devraient se poser que dans certaines situations particulières. Par contre, cet aspect doit être examiné
de manière plus approfondie dans le cas d’épandage d'eaux résiduaires
(effluent brut).
Dans un rapport d'étude du Ministère de 1'Environnement et du Cadre de
Vie sur les "connaissances actuelles en matière d’utilisation agricole
des boues résiduaires urbaines" (COLIN F., 1978), il est présenté un tableau donnant pour différents pays les valeurs limites acceptables pour
dix métaux lourds. Dans le cadre de projets d’irrigation, ce tableau
peut être utilisé comme base de calcul pour évaluer les risques encourus.
Sachant que pour des pratiques à long terme d'épandage de boues (de
l’ordre de 50 ans), les quantités usuelles sont de l'ordre d’une à deux
tonnes par hectare et par an (exprimées en matières sèches - M.S. -),
il est ainsi possible de calculer pour chaque élément les apports tolérables par hectare. Connaissant la composition chimique en élément-trace
de l’eau usée, on peut en déduire aisément par calcul les volumes d'eau
d'irrigation à utiliser annuellement.
5.2.
Risques sanitaires dus aux agents pathogènes
Les eaux usées sont des milieux particulièrement favorables aux développements des micro-organismes de tout genre, notamment en ce qui concerne
les bactéries pathogènes et les virus. La composition microbiologique des
effluents est extrêmement conditionnée par les modes de vie et les conditions sanitaires régionales.
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