Spéciation et chélation dans le vivant
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Dans le corps la sélénocystéine est le principal composé sélénié présent dans
les sélénoprotéines des différents tissus (Navarro-Alarcon et Cabrera-Vique,
2008).
À travers l’ensemble de ces études, on s’aperçoit que le terme de spéciation
est souvent attribué à la structure complexe de l’élément qui est liée à son métabolisme une fois dans l’organisme. Cependant, au-delà des propriétés chimiques
d’un ion métallique, l’activité spécifique d’un radioélément pourrait aussi être
susceptible de modifier finement son comportement dans l’organisme (Houpert et
al., 2005). S’il s’avère donc délicat de catégoriser précisément les éléments et leurs
ions, un phénomène paraît en revanche très général quels que soient le modèle et
l’élément étudié : celui de la (co-) précipitation du toxique sous forme de paillettes
ou de granules après exposition aiguë de l’organisme à celui-ci, assimilé à un
mécanisme de détoxication.
© L a v o is ie r —
La
p h o to c o p ie non
a u to ris é e e s t un
d é lit
Conclusions et perspectives
Comme vu tout au long de ce chapitre la spéciation des éléments d’intérêt en
milieux biologiques est riche, complexe et abordée par de multiples approches
complémentaires. Alors que le cadmium semble interagir avec les molécules
soufrées (GSx, PC, MT), comme prédit par la théorie HSAB, les transuraniens
paraissent avoir un comportement opportuniste rendant d’autant plus complexe
l’élucidation de leur devenir après exposition.
De plus, il semble se dessiner que l’approche analytique in vivo de cette spéciation nécessite encore des investigations poussées, favorisées par le développement et la mise en œuvre d’outils analytiques sensibles et spécifiques (cf. partie 1,
chapitre 1). En effet, la difficulté de cette approche, suivant les complexes chimiques
rencontrés i.e. covalent ou non, est significative et réside notamment dans le maintien de l’intégrité des espèces de l’échantillon tout au long de son analyse (équilibres
à préserver), et aussi, dans la sensibilité des outils de détection utilisés.
En résumé et de par l’ensemble des données présentées dans ce chapitre, les
études de spéciation biologique ouvrent des perspectives en biocinétique, toxicologie, dosimétrie (dans le cas de radioéléments) et décorporation des différents
éléments étudiés; en effet in fine elles pourront permettre :
- de déterminer la forme chimique de la fraction toxique d’un élément et donc
affiner des limites réglementaires;
- d’appréhender les conditions d’entrée, transport et stockage d’un élément
pour déterminer dans le cas d’un radioélément la dose réelle à l’organe ou
l’organisme, les modèles actuels étant basés sur une distribution homogène;
- de concevoir des agents chélateurs spécifiques de décontamination avec l'ensemble des recherches (structure, affinité).
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Dans le corps la sélénocystéine est le principal composé sélénié présent dans
les sélénoprotéines des différents tissus (Navarro-Alarcon et Cabrera-Vique,
2008).
À travers l’ensemble de ces études, on s’aperçoit que le terme de spéciation
est souvent attribué à la structure complexe de l’élément qui est liée à son métabolisme une fois dans l’organisme. Cependant, au-delà des propriétés chimiques
d’un ion métallique, l’activité spécifique d’un radioélément pourrait aussi être
susceptible de modifier finement son comportement dans l’organisme (Houpert et
al., 2005). S’il s’avère donc délicat de catégoriser précisément les éléments et leurs
ions, un phénomène paraît en revanche très général quels que soient le modèle et
l’élément étudié : celui de la (co-) précipitation du toxique sous forme de paillettes
ou de granules après exposition aiguë de l’organisme à celui-ci, assimilé à un
mécanisme de détoxication.
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Conclusions et perspectives
Comme vu tout au long de ce chapitre la spéciation des éléments d’intérêt en
milieux biologiques est riche, complexe et abordée par de multiples approches
complémentaires. Alors que le cadmium semble interagir avec les molécules
soufrées (GSx, PC, MT), comme prédit par la théorie HSAB, les transuraniens
paraissent avoir un comportement opportuniste rendant d’autant plus complexe
l’élucidation de leur devenir après exposition.
De plus, il semble se dessiner que l’approche analytique in vivo de cette spéciation nécessite encore des investigations poussées, favorisées par le développement et la mise en œuvre d’outils analytiques sensibles et spécifiques (cf. partie 1,
chapitre 1). En effet, la difficulté de cette approche, suivant les complexes chimiques
rencontrés i.e. covalent ou non, est significative et réside notamment dans le maintien de l’intégrité des espèces de l’échantillon tout au long de son analyse (équilibres
à préserver), et aussi, dans la sensibilité des outils de détection utilisés.
En résumé et de par l’ensemble des données présentées dans ce chapitre, les
études de spéciation biologique ouvrent des perspectives en biocinétique, toxicologie, dosimétrie (dans le cas de radioéléments) et décorporation des différents
éléments étudiés; en effet in fine elles pourront permettre :
- de déterminer la forme chimique de la fraction toxique d’un élément et donc
affiner des limites réglementaires;
- d’appréhender les conditions d’entrée, transport et stockage d’un élément
pour déterminer dans le cas d’un radioélément la dose réelle à l’organe ou
l’organisme, les modèles actuels étant basés sur une distribution homogène;
- de concevoir des agents chélateurs spécifiques de décontamination avec l'ensemble des recherches (structure, affinité).
