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Spéciation et chélation
dans le vivant
Sandrine Frelon, Marie Carrière, Magali Floriani,
Pascale Delangle, Elisabeth Mintz
©
Lavoisier
- La
photocopie non
autorisée est un
délit
Introduction
La spéciation d’un élément est un terme générique qui joue un rôle important
dans le vivant. Les multiples facettes de cette définition sont illustrées lorsque le
terme spéciation1 est utilisé pour la valence des éléments, l’interaction avec des
molécules cibles et l’approche analytique (cf. partie 1, chapitre 1).
1. La composition isotopique ne sera pas abordée dans ce chapitre, même si son influence, dans
le cas de l’uranium notamment, est indiscutable sur l’aspect dosimétrique mais aussi sur la biocinétique de l’U dans certains organes ou sous structures d’organe (Houpert et al., 2005).
L’intérêt pour de telles études est actuellement renforcé dans le contexte de
la directive européenne REACH {Registration, Evaluation, Authorisation and
Restriction of Chemical substances). Cette nouvelle directive (Parlement européen et Conseil de l’Union européenne, 2006) a pour but d’améliorer la protection
de l’Homme et de l’Environnement et ce à travers une identification meilleure et
plus précoce des propriétés chimiques intrinsèques de différents composés.
Concernant les radionucléides tout comme les autres éléments, la spéciation,
pouvant notamment induire des changements de solubilité, d’affinité et donc de
réactivité, apparaît comme essentielle pour une meilleure compréhension de leurs
flux biologiques (e.g., transport, absorption, élimination, stockage) et l’approche
de leur radiotoxicité.
Cependant la caractérisation de cette spéciation biologique, délicate à aborder
exclusivement par modélisation du fait d’un manque de données thermodynamiques entre éléments et constituants des milieux biologiques, demeure un chal
Spéciation et chélation
dans le vivant
Sandrine Frelon, Marie Carrière, Magali Floriani,
Pascale Delangle, Elisabeth Mintz
©
Lavoisier
- La
photocopie non
autorisée est un
délit
Introduction
La spéciation d’un élément est un terme générique qui joue un rôle important
dans le vivant. Les multiples facettes de cette définition sont illustrées lorsque le
terme spéciation1 est utilisé pour la valence des éléments, l’interaction avec des
molécules cibles et l’approche analytique (cf. partie 1, chapitre 1).
1. La composition isotopique ne sera pas abordée dans ce chapitre, même si son influence, dans
le cas de l’uranium notamment, est indiscutable sur l’aspect dosimétrique mais aussi sur la biocinétique de l’U dans certains organes ou sous structures d’organe (Houpert et al., 2005).
L’intérêt pour de telles études est actuellement renforcé dans le contexte de
la directive européenne REACH {Registration, Evaluation, Authorisation and
Restriction of Chemical substances). Cette nouvelle directive (Parlement européen et Conseil de l’Union européenne, 2006) a pour but d’améliorer la protection
de l’Homme et de l’Environnement et ce à travers une identification meilleure et
plus précoce des propriétés chimiques intrinsèques de différents composés.
Concernant les radionucléides tout comme les autres éléments, la spéciation,
pouvant notamment induire des changements de solubilité, d’affinité et donc de
réactivité, apparaît comme essentielle pour une meilleure compréhension de leurs
flux biologiques (e.g., transport, absorption, élimination, stockage) et l’approche
de leur radiotoxicité.
Cependant la caractérisation de cette spéciation biologique, délicate à aborder
exclusivement par modélisation du fait d’un manque de données thermodynamiques entre éléments et constituants des milieux biologiques, demeure un chal
