À la recherche de nouvelles thérapeutiques
699
2. Généralités sur les solutions thérapeutiques
disponibles
Suivant le mode de contamination (inhalation, ingestion ou voie cutanée) et
l’élément concerné (forme physico-chimique solide, liquide ou gazeuse), il existe
plusieurs types de traitements.
2.1. Traitements non spécifiques du contaminant
Le thérapeute dispose de plusieurs méthodes permettant :
- de réaliser des lavages stomacaux ou de la plaie, rarement pulmonaires;
- d’administrer des laxatifs ou diurétiques;
- de procéder à une excision chirurgicale en cas de blessure.
2.2. Traitements plus spécifiques du contaminant
Trois approches principales sont envisageables :
- une dilution isotopique du radionucléide par le même élément ou un analogue
chimique (le calcium pour le strontium ou le radium et l’eau pour le tritium) ;
- un agent bloquant (iode stable pour saturer la thyroïde) ;
- des agents chélatants (ligands organiques ou inorganiques) capables de
former avec les éléments à décorporer (actinides, cobalt, césium...) des
complexes stables et facilement excrétables.
Un guide national de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN, 2008) sur l’intervention médicale en cas d’événement nucléaire ou radiologique, ainsi qu’un guide
américain de la Food and Drug Administration (FDA, 2006) en cas de contamination interne radioactive ont été publiés avec pour objectif de proposer des recommandations à adapter en cas de situation accidentelle et de recenser les moyens
disponibles incluant le développement d’agents décorporants. Le tableau 1 récapitule l’ensemble des ligands ou chélatants préconisés à ce jour suivant le type d’incorporation pour différents radionucléides d intérêt.
Situation au plan international de la recherche
en décorporation
Les principales avancées dans le domaine de la décorporation des actinides
sont dues aux équipes de K Raymond (Goiden et al., 2003) et P Durbin (2006)
à l’université de Berkeley (États-Unis). Au cours des vingt dernières années,
ce groupe de chercheurs a synthétisé un nombre conséquent de molécules de la
famille des sidérophores (encadré 1), susceptibles de complexer efficacement
les actinides (Gorden et al., 2003; Ansoborlo et al., 2007). Parmi celles-ci, deux
699
2. Généralités sur les solutions thérapeutiques
disponibles
Suivant le mode de contamination (inhalation, ingestion ou voie cutanée) et
l’élément concerné (forme physico-chimique solide, liquide ou gazeuse), il existe
plusieurs types de traitements.
2.1. Traitements non spécifiques du contaminant
Le thérapeute dispose de plusieurs méthodes permettant :
- de réaliser des lavages stomacaux ou de la plaie, rarement pulmonaires;
- d’administrer des laxatifs ou diurétiques;
- de procéder à une excision chirurgicale en cas de blessure.
2.2. Traitements plus spécifiques du contaminant
Trois approches principales sont envisageables :
- une dilution isotopique du radionucléide par le même élément ou un analogue
chimique (le calcium pour le strontium ou le radium et l’eau pour le tritium) ;
- un agent bloquant (iode stable pour saturer la thyroïde) ;
- des agents chélatants (ligands organiques ou inorganiques) capables de
former avec les éléments à décorporer (actinides, cobalt, césium...) des
complexes stables et facilement excrétables.
Un guide national de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN, 2008) sur l’intervention médicale en cas d’événement nucléaire ou radiologique, ainsi qu’un guide
américain de la Food and Drug Administration (FDA, 2006) en cas de contamination interne radioactive ont été publiés avec pour objectif de proposer des recommandations à adapter en cas de situation accidentelle et de recenser les moyens
disponibles incluant le développement d’agents décorporants. Le tableau 1 récapitule l’ensemble des ligands ou chélatants préconisés à ce jour suivant le type d’incorporation pour différents radionucléides d intérêt.
Situation au plan international de la recherche
en décorporation
Les principales avancées dans le domaine de la décorporation des actinides
sont dues aux équipes de K Raymond (Goiden et al., 2003) et P Durbin (2006)
à l’université de Berkeley (États-Unis). Au cours des vingt dernières années,
ce groupe de chercheurs a synthétisé un nombre conséquent de molécules de la
famille des sidérophores (encadré 1), susceptibles de complexer efficacement
les actinides (Gorden et al., 2003; Ansoborlo et al., 2007). Parmi celles-ci, deux
