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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
subtillis ou Micrococcus luteus) fixent ainsi des quantités importantes d’uranium,
qu’elles soient vivantes ou mortes. Pour d’autres bactéries à gram négatif, la chélation de l’uranium implique les lipopolysaccharides de la paroi, comme cela a été
décrit pour P. aeruginosa ou Rhizobium (Pollmann et al., 2006). Ce phénomène
de biosorption, notamment lorsqu’il est réversible, présente un intérêt particulier
pour la bioremédiation des eaux.
Les protéines de surface d’une souche de Bacillus sphaericus, JG-A12, isolée
d’un sol contaminé par l’uranium, fixent jusqu’à 20 mg d’uranium par gramme de
protéine (Pollman et al., 2006) et fixent également des métaux nobles (palladium,
platine, or). A la surface des cellules, cette protéine s’auto-organise en un réseau
pseudo-cristallin qui délimite des pores de 2 à 8 nm de diamètre (figure 3A).
L’uranium, mais aussi d’autres toxiques, sont fixés au niveau de ces pores. Une
approche pour inclure ces protéines ou les bactéries dans des biocéramiques a été
développée (Pollman et al., 2006). C’est une voie intéressante pour développer des
approches de traitement d’eaux contaminées par des métaux comme l’uranium
(figure 3B).
Figure 3 ■ A) Image obtenue par microscopie électronique à transmission de protéines
de surface de Bacillus sphaericus (Pollmann et al., 2006) ; B) Supports pour biocéramiques : a) spores ft Aspergillus dans une poudre de SiO7; b) supports de verre recouverts
e spoies d Aspergillus sur SiO2; Biocéramiques renforcées par des fibres (AlO3/SiO2)
contenant des spores ÜAspergillus (c); ou des chlorelles (d).
Source : Bôttcher H et al. (2004) J Mater Chem. 14 : 2176-88.
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
subtillis ou Micrococcus luteus) fixent ainsi des quantités importantes d’uranium,
qu’elles soient vivantes ou mortes. Pour d’autres bactéries à gram négatif, la chélation de l’uranium implique les lipopolysaccharides de la paroi, comme cela a été
décrit pour P. aeruginosa ou Rhizobium (Pollmann et al., 2006). Ce phénomène
de biosorption, notamment lorsqu’il est réversible, présente un intérêt particulier
pour la bioremédiation des eaux.
Les protéines de surface d’une souche de Bacillus sphaericus, JG-A12, isolée
d’un sol contaminé par l’uranium, fixent jusqu’à 20 mg d’uranium par gramme de
protéine (Pollman et al., 2006) et fixent également des métaux nobles (palladium,
platine, or). A la surface des cellules, cette protéine s’auto-organise en un réseau
pseudo-cristallin qui délimite des pores de 2 à 8 nm de diamètre (figure 3A).
L’uranium, mais aussi d’autres toxiques, sont fixés au niveau de ces pores. Une
approche pour inclure ces protéines ou les bactéries dans des biocéramiques a été
développée (Pollman et al., 2006). C’est une voie intéressante pour développer des
approches de traitement d’eaux contaminées par des métaux comme l’uranium
(figure 3B).
Figure 3 ■ A) Image obtenue par microscopie électronique à transmission de protéines
de surface de Bacillus sphaericus (Pollmann et al., 2006) ; B) Supports pour biocéramiques : a) spores ft Aspergillus dans une poudre de SiO7; b) supports de verre recouverts
e spoies d Aspergillus sur SiO2; Biocéramiques renforcées par des fibres (AlO3/SiO2)
contenant des spores ÜAspergillus (c); ou des chlorelles (d).
Source : Bôttcher H et al. (2004) J Mater Chem. 14 : 2176-88.
