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B ioremédiation
Catherine Berthomieu, Pierre Richaud,
Virginie Chapon, Alain Vavasseur
Introduction
Des zones terrestres comme aquatiques, de plus en plus étendues, présentent
de fortes teneurs en polluants. Ces pollutions peuvent rendre les sols impropres à
toutes pratiques agricoles et interdire la consommation de produits de la pêche ou
de l’aquaculture. Si certains sols ou eaux contiennent de façon naturelle de fortes
concentrations de métaux et composés organiques polluants, la majeure partie des
polluants a pour origine des activités humaines, notamment les activités minières
et les industries lourdes, comme les industries pétrolière, chimique et la sidérurgie.
Les polluants peuvent être regroupés en trois grandes catégories (tableau I).
La première est constituée des molécules organiques, dont la très grande majorité provient de l’industrie pétrochimique. Leurs caractéristiques générales sont
la toxicité sur la faune et la flore, leur persistance dans 1 environnement (faible
biodégradabi 1 ité naturelle), leur bioaccumulation dans les tissus vivants (leur
concentration augmente souvent au long de la chaîne alimentaire) et leur transport à longue distance dû aux deux propriétés précédentes.
La seconde catégorie comprend les métaux et métalloïdes, tous piésents à
I état naturel dans la croûte terrestre. Certains, comme le cuivre, le fer, le zinc
sont essentiels à toutes les formes de vies connues (ils entrent notamment dans la
composition de certaines protéines) mais leur bioaccumulation peut très rapidement s’avérer toxique. Le maintien de leur concentration cellulaire nécessite donc
une régulation extrêmement fine.
D autres éléments, tels que le mercure, le plomb ou le cadmium, n ont pas de
fonction biologique connue. Leur toxicité varie notamment en fonction de leurs
formes chimiques qui les rendent plus ou moins biodisponibles. Laccumulation
locale de ces éléments dans l’environnement est essentiellement d origine anthroP'que, principalement parce qu’ils interviennent dans des processus industriels ou
B ioremédiation
Catherine Berthomieu, Pierre Richaud,
Virginie Chapon, Alain Vavasseur
Introduction
Des zones terrestres comme aquatiques, de plus en plus étendues, présentent
de fortes teneurs en polluants. Ces pollutions peuvent rendre les sols impropres à
toutes pratiques agricoles et interdire la consommation de produits de la pêche ou
de l’aquaculture. Si certains sols ou eaux contiennent de façon naturelle de fortes
concentrations de métaux et composés organiques polluants, la majeure partie des
polluants a pour origine des activités humaines, notamment les activités minières
et les industries lourdes, comme les industries pétrolière, chimique et la sidérurgie.
Les polluants peuvent être regroupés en trois grandes catégories (tableau I).
La première est constituée des molécules organiques, dont la très grande majorité provient de l’industrie pétrochimique. Leurs caractéristiques générales sont
la toxicité sur la faune et la flore, leur persistance dans 1 environnement (faible
biodégradabi 1 ité naturelle), leur bioaccumulation dans les tissus vivants (leur
concentration augmente souvent au long de la chaîne alimentaire) et leur transport à longue distance dû aux deux propriétés précédentes.
La seconde catégorie comprend les métaux et métalloïdes, tous piésents à
I état naturel dans la croûte terrestre. Certains, comme le cuivre, le fer, le zinc
sont essentiels à toutes les formes de vies connues (ils entrent notamment dans la
composition de certaines protéines) mais leur bioaccumulation peut très rapidement s’avérer toxique. Le maintien de leur concentration cellulaire nécessite donc
une régulation extrêmement fine.
D autres éléments, tels que le mercure, le plomb ou le cadmium, n ont pas de
fonction biologique connue. Leur toxicité varie notamment en fonction de leurs
formes chimiques qui les rendent plus ou moins biodisponibles. Laccumulation
locale de ces éléments dans l’environnement est essentiellement d origine anthroP'que, principalement parce qu’ils interviennent dans des processus industriels ou
