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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
Au-delà des 10000 ans : beaucoup plus tard (au moins 10000 ans et peut-être
bien plus sans doute que dix mille ans) les verres et l’oxyde d’uranium auront
commencé à se dissoudre sous l’action de l’eau souterraine, entraînant une dispersion des rares radionucléides relâchés, qui entameront alors une lente migration à
travers les roches du sous-sol. L’Andra a montré que dans des formations géologiques peu perméables, il peut s’écouler des millions d’années avant un éventuel
retour des eaux vers leurs exutoires (nappes, rivières) (Andra, 2005a, 2005b).
La biosphère se trouve donc être le dernier maillon de la chaîne de transfert des
radionucléides depuis les colis de déchets jusqu’à l’homme.
3.2. Modèles conceptuels de biosphère
Le terme système biosphère tel que défini au sein du projet BIO sphere Modelling and ASSessment methods (BIOMASS) de TAgence internationale à l’énergie
atomique (AIEA 2003) désigne un ensemble de composantes : le climat local, la
végétation et la faune, les sols, la géomorphologie, la géologie, l’hydrologie de
surface, l’hydrogéologie et les activités humaines locales.
Selon la Règle fondamentale de sûreté dédiée au stockage des déchets radioactifs en formation géologique profonde (RFS 111.2.^) : « La biosphère est constituée de la partie de l’environnement facilement accessible aux activités de
1 homme. Elle est susceptible de permettre le transfert vers les personnes des
tadionucléides provenant de l’installation de stockage entraînant une exposition
interne (inhalation, ingestion) ou une exposition externe. [...] Il n’apparaît pas
possible de prévoir l’évolution locale de la biosphère sur de très longues périodes.
En levanche, les grands événements climatiques régionaux prévisibles pourront
être piis en compte en faisant appel à la notion de biosphères-types, représentatives des ditférents états que pourrait prendre à plus grande échelle la biosphère,
compte tenu de ces événements. Par ailleurs, pour le calcul de l’impact radiologique, on retiendra des groupes de référence hypothétiques, représentatifs des
individus susceptibles d’être soumis aux expositions les plus élevées. Ces individus seiont supposés vivre au moins partiellement en autarcie. »
La démarche globale concernant la thématique « biosphère » s’appuie sut
es référentiels et sur les développements méthodologiques acquis au sein de g
piogianimes et groupes de travail internationaux auxquels l’Andra a participé, en *
particulier BIOMASS. Cette méthodologie se décline en cinq étapes :
- la définition du contexte de l’évaluation. Il s’agit de définir les éléments j
fondamentaux des évaluations à conduire qui peuvent influencer les choix ?
à faire vis-à-vis de la biosphère, par exemple, les référentiels applicables, les o
échelles de temps relatives à chaque phase de vie des stockages (projets et ।
centres de suiface existants), les types de déchets, le site...
relatif an c^VI?Cr
'a .^5-111.2.1 de 1991 s’appelle sous sa forme révisée « Guide de sûreté
nar l’ASN
init'* ^es déchets radioactifs en formation géologique profonde » (e ie
par 1 ASN, Autorité de sûreté nucléaire).
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
Au-delà des 10000 ans : beaucoup plus tard (au moins 10000 ans et peut-être
bien plus sans doute que dix mille ans) les verres et l’oxyde d’uranium auront
commencé à se dissoudre sous l’action de l’eau souterraine, entraînant une dispersion des rares radionucléides relâchés, qui entameront alors une lente migration à
travers les roches du sous-sol. L’Andra a montré que dans des formations géologiques peu perméables, il peut s’écouler des millions d’années avant un éventuel
retour des eaux vers leurs exutoires (nappes, rivières) (Andra, 2005a, 2005b).
La biosphère se trouve donc être le dernier maillon de la chaîne de transfert des
radionucléides depuis les colis de déchets jusqu’à l’homme.
3.2. Modèles conceptuels de biosphère
Le terme système biosphère tel que défini au sein du projet BIO sphere Modelling and ASSessment methods (BIOMASS) de TAgence internationale à l’énergie
atomique (AIEA 2003) désigne un ensemble de composantes : le climat local, la
végétation et la faune, les sols, la géomorphologie, la géologie, l’hydrologie de
surface, l’hydrogéologie et les activités humaines locales.
Selon la Règle fondamentale de sûreté dédiée au stockage des déchets radioactifs en formation géologique profonde (RFS 111.2.^) : « La biosphère est constituée de la partie de l’environnement facilement accessible aux activités de
1 homme. Elle est susceptible de permettre le transfert vers les personnes des
tadionucléides provenant de l’installation de stockage entraînant une exposition
interne (inhalation, ingestion) ou une exposition externe. [...] Il n’apparaît pas
possible de prévoir l’évolution locale de la biosphère sur de très longues périodes.
En levanche, les grands événements climatiques régionaux prévisibles pourront
être piis en compte en faisant appel à la notion de biosphères-types, représentatives des ditférents états que pourrait prendre à plus grande échelle la biosphère,
compte tenu de ces événements. Par ailleurs, pour le calcul de l’impact radiologique, on retiendra des groupes de référence hypothétiques, représentatifs des
individus susceptibles d’être soumis aux expositions les plus élevées. Ces individus seiont supposés vivre au moins partiellement en autarcie. »
La démarche globale concernant la thématique « biosphère » s’appuie sut
es référentiels et sur les développements méthodologiques acquis au sein de g
piogianimes et groupes de travail internationaux auxquels l’Andra a participé, en *
particulier BIOMASS. Cette méthodologie se décline en cinq étapes :
- la définition du contexte de l’évaluation. Il s’agit de définir les éléments j
fondamentaux des évaluations à conduire qui peuvent influencer les choix ?
à faire vis-à-vis de la biosphère, par exemple, les référentiels applicables, les o
échelles de temps relatives à chaque phase de vie des stockages (projets et ।
centres de suiface existants), les types de déchets, le site...
relatif an c^VI?Cr
'a .^5-111.2.1 de 1991 s’appelle sous sa forme révisée « Guide de sûreté
nar l’ASN
init'* ^es déchets radioactifs en formation géologique profonde » (e ie
par 1 ASN, Autorité de sûreté nucléaire).
