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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
substances ayant un effet sans seuil sont caractérisées par l’observation d’effets
biologiques quelle que soit la dose absorbée. Le plus souvent, la probabilité d’apparition d’un effet croît avec la dose absorbée mais la gravité de l’effet n’en dépend
pas. Les substances chimiques cancérigènes ont ce comportement.
Ces VTR sont élaborées par des instances internationales (Organisation
mondiale de la santé - OMS) ou nationales (par exemple, Agency for Toxic Substances and Disease Registry - ATSDR, ou Environmental Protection Agency
- EPA, aux Etats-Unis...). Elles sont établies pour l’ensemble de la population en
incluant les populations sensibles (enfant, personne âgée, femme enceinte...).
Il n’existe pas de consensus international concernant la construction des VTR.
La démarche générale diffère suivant qu’il s’agit d’une substance à effet à seuil ou
sans seuil.
Pour une substance à effet à seuil, la VTR est obtenue par l’application, à un
certain niveau de dose (NOAL, LOAEL, BMD), de facteurs d’incertitude compris
entre 1 et 10, selon le nombre et la nature (modèles animaux, épidémiologie,
données in vitro...) des données du modèle toxicologique.
Pour une substance à effet sans seuil, la VTR résulte généralement d’une modélisation mathématique à partir des données expérimentales. L’hypothèse de linéarité
dans le domaine des faibles doses est prise en compte et la VTR correspond à la
pente de la relation dose-réponse. On calculera, par exemple, la probabilité relative
de risque supplémentaire, par rapport à un groupe d’individus non exposés, de développer un cancer après exposition à une unité de dose ou de concentration donnée.
2.3.2. Limites réglementaires pour les substances radioactives
Le code français de la santé publique et du travail définit des principes généraux
de radioprotection et une réglementation nationale qui fixent pour le public et les
travailleurs des limites de doses individuelles annuelles cumulées admissibles.
Pour le public, par exemple, la limite de la dose efficace est actuellement de
1 mSv/an (JO, 2002). Cette valeur a été fixée selon les recommandations de la
CIPR, elle correspond à l’ordre de grandeur de la variabilité régionale de la dose
due aux rayonnements naturels.
2.3.3. Niveaux d'intervention pour les substances radioactives
=
en
d)
Poui les situations d’urgence, le ministère français de la santé définit trois |
niveaux d exposition, dits niveaux d’intervention (circulaire interministérielle du ।
10 mais 2000 portant révision des plans particuliers d’intervention relatifs aux §
installations nucléaires de base), entraînant diverses actions vis-à-vis des indi- .$
vidus exposés :
|
O
mise à 1 abri si la dose efficace qui pourrait résulter de l’exposition au rejet *
radioactif dépasse 10 mSv;
1
- évacuation si cette dose dépasse 50 mSv ;
pi isc d iode stable si la dose équivalente attendue à la thyroïde dépasse 100 mSv.
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
substances ayant un effet sans seuil sont caractérisées par l’observation d’effets
biologiques quelle que soit la dose absorbée. Le plus souvent, la probabilité d’apparition d’un effet croît avec la dose absorbée mais la gravité de l’effet n’en dépend
pas. Les substances chimiques cancérigènes ont ce comportement.
Ces VTR sont élaborées par des instances internationales (Organisation
mondiale de la santé - OMS) ou nationales (par exemple, Agency for Toxic Substances and Disease Registry - ATSDR, ou Environmental Protection Agency
- EPA, aux Etats-Unis...). Elles sont établies pour l’ensemble de la population en
incluant les populations sensibles (enfant, personne âgée, femme enceinte...).
Il n’existe pas de consensus international concernant la construction des VTR.
La démarche générale diffère suivant qu’il s’agit d’une substance à effet à seuil ou
sans seuil.
Pour une substance à effet à seuil, la VTR est obtenue par l’application, à un
certain niveau de dose (NOAL, LOAEL, BMD), de facteurs d’incertitude compris
entre 1 et 10, selon le nombre et la nature (modèles animaux, épidémiologie,
données in vitro...) des données du modèle toxicologique.
Pour une substance à effet sans seuil, la VTR résulte généralement d’une modélisation mathématique à partir des données expérimentales. L’hypothèse de linéarité
dans le domaine des faibles doses est prise en compte et la VTR correspond à la
pente de la relation dose-réponse. On calculera, par exemple, la probabilité relative
de risque supplémentaire, par rapport à un groupe d’individus non exposés, de développer un cancer après exposition à une unité de dose ou de concentration donnée.
2.3.2. Limites réglementaires pour les substances radioactives
Le code français de la santé publique et du travail définit des principes généraux
de radioprotection et une réglementation nationale qui fixent pour le public et les
travailleurs des limites de doses individuelles annuelles cumulées admissibles.
Pour le public, par exemple, la limite de la dose efficace est actuellement de
1 mSv/an (JO, 2002). Cette valeur a été fixée selon les recommandations de la
CIPR, elle correspond à l’ordre de grandeur de la variabilité régionale de la dose
due aux rayonnements naturels.
2.3.3. Niveaux d'intervention pour les substances radioactives
=
en
d)
Poui les situations d’urgence, le ministère français de la santé définit trois |
niveaux d exposition, dits niveaux d’intervention (circulaire interministérielle du ।
10 mais 2000 portant révision des plans particuliers d’intervention relatifs aux §
installations nucléaires de base), entraînant diverses actions vis-à-vis des indi- .$
vidus exposés :
|
O
mise à 1 abri si la dose efficace qui pourrait résulter de l’exposition au rejet *
radioactif dépasse 10 mSv;
1
- évacuation si cette dose dépasse 50 mSv ;
pi isc d iode stable si la dose équivalente attendue à la thyroïde dépasse 100 mSv.
