Sélénium
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lipides et les lésions cellulaires qui en découlent. Il existe cinq formes différentes
contenues dans les différents tissus humains. La glutathion peroxydase contenue
dans les spermatozoïdes a un rôle important dans la maturation et la lutte contre
l’apoptose cellulaire. Une diminution de sa concentration peut entraîner une stérilité chez l’homme. La thiorédoxine réductase, une autre sélénoprotéine qui agit en
tant qu’antioxydant, est présente dans tous les tissus. Elle aide la cellule à lutter
contre les radicaux libres générés par les ultraviolets ou la présence de métaux
lourds (Navarro-Alarcon et Cabrera-Vique, 2008). Elle a également un rôle de
régulateur dans le métabolisme de certaines vitamines et dans la croissance
cellulaire. La sélénoprotéine P, qui est le principal transporteur de sélénium dans
le plasma et fixe plus de 60 % du sélénium plasmatique, a également une action
antioxydante au niveau extracellulaire. Elle diminue le niveau de peroxynitrile
( ON O CL) et agit essentiellement au niveau de l’endothélium vasculaire. Enfin
l’iodothyronine déiodinase est une enzyme essentielle dans le métabolisme des
hormones thyroïdiennes puisqu’elle transforme l’hormone T4 en hormone T3.
Les sélénoprotéines sont essentielles au bon fonctionnement du système immunitaire et de la glande thyroïde. En outre de nombreuses études ont montré que
la prise de sélénium (organique ou inorganique) à des doses supérieures à celles
nécessaires pour avoir une expression maximale des sélénoprotéines avait un
effet antitumoral (Patrick, 2004). Elle inhiberait la prolifération des tumeurs et
augmenterait l’activité cytotoxique des macrophages et l’expression des récepteurs interleukin-2. L’activité anti-tumorale a pu être observée pour les différents
composés séléniés mais il semblerait que cette activité soit due à des molécules
telles que la S-méthylsélénocystéine et la sélénobétaïne (Patrick, 2004).
3.1.2. Mécanismes de toxicité
Peu de données sont connues quant aux mécanismes de toxicité du se emum.
Généralement les formes plus solubles comme le séléniate ou le sélénite sont p us
toxiques.
Une des causes de la toxicité du sélénium serait 1 incorporation non spéci
fique d’acides aminés séléniés, sélénométhionine ou sélénocystéine à a p ace e
méthionine ou cystéine lors de la synthèse des protéines (Terry et a.,
•
effet la différence de taille et des propriétés ioniques des atomes de se emum e
soufre peut entraîner des altérations de la structure des protéines. Les ponts en
deux atomes de sélénium sont plus longs et plus faibles que les ponts cisu t ,
ce qui altère la structure tertiaire des protéines et leui activité cata y 'que.
plus l’incorporation de sélénométhionine ralentirait globalement e procès
la traduction (Terry et al., 2000). Cette incorporation de sélénium a a p
soufre serait la raison de l’altération de la peau, des ongles et es pot s °
dans les cas d’intoxication par le sélénium puisque ces tissus son res
soufre. Elle serait également à l’origine des effets très séveies 0p*?!
ptats_
Poissons exposés à des rejets de centrale électrique à chai on ac
’
Unis), et se manifestant par de nombreuses malformations et a s e
Plupart des espèces (Lemly, 1999).
s
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