518
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
2.4. Voies d’exposition de l’homme, données biocinétiques
La nourriture et la fumée de cigarette sont les principales sources d’exposition
au Cd pour la population générale (ATSDR, 2008). Les valeurs de bruit de fond
en apport alimentaire en Cd chez l’homme pour un organisme de 70 kg sont de
l’ordre de 1,4 à 25 pg-j-1 (Nordberg et al., 2007). La concentration moyenne en Cd
dans les eaux de boisson est très variable (2 à 110 pg-L-1), de même que l’apport
alimentaire (15-70 pg-j1). Citons le cas particulier des fumeurs avec un apport de
l’ordre de 0,1 à 0,3 pg-cigarette-1. Le bruit de fond moyen dans les urines est de
l’ordre de 2 à 3 pg-L-1.
2.4.1. Inhalation
Les fumeurs doubleraient leur absorption journalière de Cd par rapport aux
non-fumeurs. Les personnes qui vivent à proximité de sites industriels peuvent
également être exposées. Un risque particulier a été identifié pour les travailleurs
exposés notamment dans les fonderies, les usines de métallurgie ou d’incinération
avec la présence de fumées de Cd pouvant entraîner différents symptômes (e.g.
fièvre des fondeurs).
Une plus grande proportion du Cd lorsqu’il est inhalé est retenue par l’organisme (30 à 64 %) que lorsqu’il est ingéré (~5 %) (ATSDR, 2008 ; WHO, 1992a).
2.4.2. Ingestion
La principale voie d’exposition au Cd des non-fumeurs est la voie alimentaire.
Plusieurs études ont montré que l’intestin absorbe 3-7 % d’une dose unique de
Cd ingérée (Kitamura et al., 1970). Divers facteurs nutritionnels (fer, calcium,
piotéines) peuvent influer cette absorption. Chez les femmes souffrant dune
carence en fer, l’absorption peut atteindre 20 % du Cd ingéré. L’ingestion chronique de Cd est reliée à la maladie « itaï-itaï » observée en premier lieu au Japon
pai contamination du riz. Dans les zones contaminées, l’exposition d’origine
alimentaire peut atteindre 400 pg-j”1.
2.4.3. Passage transdermique
«
c
L’absorption de cadmium par la peau est très faible (0,5 %) et ne concerne que 5
les situations où de fortes concentrations sont en contact avec la peau pendant $
plusieurs heures.
|
(0
c
0
c
2.4.4. Modèle systémique, distribution, rétention et excrétion
Le Cd absorbé dans le sang est surtout présent dans les érythrocytes (70 %) i
sous loi me liée à 1 hémoglobine. Son taux y est normalement très fai e
70 • Ti^g L c^ez 'es suJets non exposés) et sa demi-vie biologique de l’ordre e ।
J\ est ensu'te distribué dans les organes où il s’accumule surtout dans le o|e 3
a
/o), les teins (~30 %), la thyroïde, la vésicule biliaire et les testicu es
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
2.4. Voies d’exposition de l’homme, données biocinétiques
La nourriture et la fumée de cigarette sont les principales sources d’exposition
au Cd pour la population générale (ATSDR, 2008). Les valeurs de bruit de fond
en apport alimentaire en Cd chez l’homme pour un organisme de 70 kg sont de
l’ordre de 1,4 à 25 pg-j-1 (Nordberg et al., 2007). La concentration moyenne en Cd
dans les eaux de boisson est très variable (2 à 110 pg-L-1), de même que l’apport
alimentaire (15-70 pg-j1). Citons le cas particulier des fumeurs avec un apport de
l’ordre de 0,1 à 0,3 pg-cigarette-1. Le bruit de fond moyen dans les urines est de
l’ordre de 2 à 3 pg-L-1.
2.4.1. Inhalation
Les fumeurs doubleraient leur absorption journalière de Cd par rapport aux
non-fumeurs. Les personnes qui vivent à proximité de sites industriels peuvent
également être exposées. Un risque particulier a été identifié pour les travailleurs
exposés notamment dans les fonderies, les usines de métallurgie ou d’incinération
avec la présence de fumées de Cd pouvant entraîner différents symptômes (e.g.
fièvre des fondeurs).
Une plus grande proportion du Cd lorsqu’il est inhalé est retenue par l’organisme (30 à 64 %) que lorsqu’il est ingéré (~5 %) (ATSDR, 2008 ; WHO, 1992a).
2.4.2. Ingestion
La principale voie d’exposition au Cd des non-fumeurs est la voie alimentaire.
Plusieurs études ont montré que l’intestin absorbe 3-7 % d’une dose unique de
Cd ingérée (Kitamura et al., 1970). Divers facteurs nutritionnels (fer, calcium,
piotéines) peuvent influer cette absorption. Chez les femmes souffrant dune
carence en fer, l’absorption peut atteindre 20 % du Cd ingéré. L’ingestion chronique de Cd est reliée à la maladie « itaï-itaï » observée en premier lieu au Japon
pai contamination du riz. Dans les zones contaminées, l’exposition d’origine
alimentaire peut atteindre 400 pg-j”1.
2.4.3. Passage transdermique
«
c
L’absorption de cadmium par la peau est très faible (0,5 %) et ne concerne que 5
les situations où de fortes concentrations sont en contact avec la peau pendant $
plusieurs heures.
|
(0
c
0
c
2.4.4. Modèle systémique, distribution, rétention et excrétion
Le Cd absorbé dans le sang est surtout présent dans les érythrocytes (70 %) i
sous loi me liée à 1 hémoglobine. Son taux y est normalement très fai e
70 • Ti^g L c^ez 'es suJets non exposés) et sa demi-vie biologique de l’ordre e ।
J\ est ensu'te distribué dans les organes où il s’accumule surtout dans le o|e 3
a
/o), les teins (~30 %), la thyroïde, la vésicule biliaire et les testicu es
