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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
3.2. Données écotoxicologiques pour les écosystèmes terrestres
et aquatiques
Une forte concentration en Cs+ dans la rhizosphère peut se traduire par une
carence en K+ et une diminution de la croissance et de la photosynthèse chez les
plantes exposées (White et al., 2000; Hampton et al., 2004; Ghosh, 1993). De
fait, les effets toxiques induits par une exposition au césium concernent essentiellement les dommages radiologiques générés par une exposition à l’isotope
radioactif 137Cs et se caractérisent par des atteintes génétiques, physiologiques,
voire la mort des organismes. L’étendue des effets sera fonction de la dose reçue et
de la radiosensibilité des organismes exposés. Dans le cas des œufs de poissons,
par exemple, la dose reçue du fait de la présence du radionucléide à proximité de
l’embryon peut être beaucoup plus forte que celle reçue par le milieu d’exposition.
Le taux de bioaccumulation est fonction de la concentration du radionucléide dans
le milieu mais également de la composition chimique du milieu et de l’organisme
biologique. La contamination du milieu d’exposition de l’algue unicellulaire Chlorellapyrenoidosa avec, 50 Bq-mL-1 de 137Cs est sans effet sur la croissance algue.
Cette même concentration en l37Cs induit une inhibition de la croissance algale
dans un milieu appauvri en K+ (Liu et al., 1982). Une corrélation positive a été
mise en évidence entre la dose radiologique absorbée par des plantes ayant grandi
sur des sols contaminés en 137Cs et la fréquence de recombinaisons homologues
(Kovalchuk et al., 2000). D’autre part il semble qu’une exposition chronique à de
faibles doses de rayonnements ionisants induise plus de recombinaisons homologues qu’une exposition aiguë.
Suite à 1 accident de Tchernobyl, les sites contaminés constituent des zones
d étude privilégiées pour caractériser les effets chroniques d’une exposition au
Cs sur les écosystèmes. Ainsi pour les plantes de ces zones, le niveau d’instabilité a été positivement corrélé avec le taux d’irradiation induite par le 137Cs
(Moller, 1998). De la même manière, un taux élevé d’asymétries fluctuantes a été
observé chez des populations de micromammifères (Apodemus flavicollis) vivant
dans ces zones contaminées, pour des niveaux d’irradiation de l’ordre de 0,13
et 0,30 pGyh '. Ce phénomène est significativement corrélé à la concentration
intramusculaire en l37Cs (Oleksyk et al., 2004).
î
3.3. Conséquences pour les écosystèmes : valeurs guides
s
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TA
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Dans le cadre du projet européen ERICA puis PROTECT (PROTECT, 2008), |
la méthode déjà appliquée pour déterminer des critères de protection des écosys
ternes vis-à-vis des substances chimiques, a été appliquée aux situations dexpo- g
sition chroniques aux rayonnements gamma externes. Elle a permis de recoffl- a
mander un critère seuil de protection de 95 % des espèces d’un écosystème pour |
une exposition chronique par irradiation gamma externe de 10 pGy/h (Garniei
Laplace et al., 2006).
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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
3.2. Données écotoxicologiques pour les écosystèmes terrestres
et aquatiques
Une forte concentration en Cs+ dans la rhizosphère peut se traduire par une
carence en K+ et une diminution de la croissance et de la photosynthèse chez les
plantes exposées (White et al., 2000; Hampton et al., 2004; Ghosh, 1993). De
fait, les effets toxiques induits par une exposition au césium concernent essentiellement les dommages radiologiques générés par une exposition à l’isotope
radioactif 137Cs et se caractérisent par des atteintes génétiques, physiologiques,
voire la mort des organismes. L’étendue des effets sera fonction de la dose reçue et
de la radiosensibilité des organismes exposés. Dans le cas des œufs de poissons,
par exemple, la dose reçue du fait de la présence du radionucléide à proximité de
l’embryon peut être beaucoup plus forte que celle reçue par le milieu d’exposition.
Le taux de bioaccumulation est fonction de la concentration du radionucléide dans
le milieu mais également de la composition chimique du milieu et de l’organisme
biologique. La contamination du milieu d’exposition de l’algue unicellulaire Chlorellapyrenoidosa avec, 50 Bq-mL-1 de 137Cs est sans effet sur la croissance algue.
Cette même concentration en l37Cs induit une inhibition de la croissance algale
dans un milieu appauvri en K+ (Liu et al., 1982). Une corrélation positive a été
mise en évidence entre la dose radiologique absorbée par des plantes ayant grandi
sur des sols contaminés en 137Cs et la fréquence de recombinaisons homologues
(Kovalchuk et al., 2000). D’autre part il semble qu’une exposition chronique à de
faibles doses de rayonnements ionisants induise plus de recombinaisons homologues qu’une exposition aiguë.
Suite à 1 accident de Tchernobyl, les sites contaminés constituent des zones
d étude privilégiées pour caractériser les effets chroniques d’une exposition au
Cs sur les écosystèmes. Ainsi pour les plantes de ces zones, le niveau d’instabilité a été positivement corrélé avec le taux d’irradiation induite par le 137Cs
(Moller, 1998). De la même manière, un taux élevé d’asymétries fluctuantes a été
observé chez des populations de micromammifères (Apodemus flavicollis) vivant
dans ces zones contaminées, pour des niveaux d’irradiation de l’ordre de 0,13
et 0,30 pGyh '. Ce phénomène est significativement corrélé à la concentration
intramusculaire en l37Cs (Oleksyk et al., 2004).
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3.3. Conséquences pour les écosystèmes : valeurs guides
s
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Dans le cadre du projet européen ERICA puis PROTECT (PROTECT, 2008), |
la méthode déjà appliquée pour déterminer des critères de protection des écosys
ternes vis-à-vis des substances chimiques, a été appliquée aux situations dexpo- g
sition chroniques aux rayonnements gamma externes. Elle a permis de recoffl- a
mander un critère seuil de protection de 95 % des espèces d’un écosystème pour |
une exposition chronique par irradiation gamma externe de 10 pGy/h (Garniei
Laplace et al., 2006).
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