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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
présentent de très fortes constantes de stabilité en solution avec les actinides aux
valences III et IV, à des pH compatibles avec les conditions environnementales
(Neu et al., 2005).
De nombreuses mesures de transfert aux végétaux ont été faites in situ, sur
des sites contaminés : le transfert racinaire du plutonium aux végétaux est faible,
de l’ordre de 5 x 10~4 m2-kg-1 pour l’herbe, 2x 10-4 m2-kg-1 pour les tubercules
et 9x 10-6 m2-kg-1 pour les céréales (IRSN, 2001). Cependant, des valeurs de
2 x 10 2 à 7 x 10-1 (soit 104 fois supérieures aux valeurs moyennes) sont rapportées
pour des plantes natives (Driver, 1994). Les facteurs qui affectent la solubilité et
la mobilité des actinides dans les sols influencent aussi le transfert racinaire aux
végétaux et le type de sol est plus important que les différences entre espèces
végétales. Le transfert racinaire diminue avec l’augmentation du pH dans les sols
(AIEA, 1994; IRSN, 2001). Le Pu est majoritairement présent dans les racines
et est peu mobile dans la plante. Le transfert par voie foliaire est peu documenté.
Cependant, des études réalisées dans les conditions des tests sites américains
(climats désertiques) ont montré que la voie atmosphérique (particules ou redéposition de sol contaminé) était une voie prépondérante de transfert, pouvant expliquer jusque 97 % de l’activité présente dans le végétal (cas des céréales) (McLeod
et al., 1980). Le Pu est fortement retenu sur les feuilles et son facteur de translocation est très faible, de l’ordre de 10“6 (Henner et al., 2004).
Du tait de sa faible biodisponibilité, la bioaccumulation dans les animaux en
contact direct avec le sol est faible. Un facteur de transfert de l’ordre de 3,4 x 10 ■ ’
est par exemple rapporté pour des vers de terre (Driver, 1994).
L ingestion de particules via les sol ou les végétaux contaminés serait prépondérante dans la contamination des mammifères terrestres. En climat désertique
les i apports de concentration carcasse/sol ou carcasse/végétation de mammifères peuvent ainsi atteindre des valeurs respectivement de 6,7 x 10~3 à 1,7 x 10
et 2 x 10 2 à 5,1 x io 1 pour les granivores, 6,7 x 10-2 à 5,3 x 10-2 et 2 x 10 ' à
1,6 x 10~2pour les omnivores (Driver, 1994).
2.2.2. Écosystèmes aquatiques
graphe 1.2.3). Dans Ipe^
^uton’um est particulièrement complexe (cf. paraPu(IV) dominent I
OLICes superficielles, les formes insolubles comme
solubles, alors que les fora“+V«*“
* ï
ments. La présence de ca h
et +1V sont generalement associées aux sediexemple sous forme de 1^ -°nat^S peut augmenter la solubilité du plutonium, par
niques, il peut se former d*'011 P Lltonypcarbonate. En présence de composés orgaReiller, 2005). Le nluton;68 COmple^es très stables avec Pu(IV) (Choppin, 2006;
(Coughtrey et al., 1984)
s assoc'er a plus de 95 % aux phases solides
1er ou de manganèse L’ah1
lant pr*nc*Palement avec les oxyhydroxydes de
lait de processus de renréc'80^^011 ^,U p^uton’urn est faiblement réversible, du
concentration en plutonium^ atl°.n’ hydrolyse et de formation de colloïdes. La
4X 10 3 Bqkg~> Le nlntnn'
-CS Ciments est très variable, d’indétectable à
’
P'UtOniUm presente en eau douce un Kd mo^en de I05 Lkg'1 e
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