XLVIII
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
L’identification des mécanismes moléculaires et cellulaires de la léponse d un
organisme vivant lors de son exposition à des éléments ladioactils et à leurs
isotopes stables, la compréhension et la Quantification de ces effets biologiques
lors de situations d’expositions chronique ou aiguë, et à des niveaux de doses
variés, constituent le fil directeur des recherches en toxicologie nucléaire.
Quelques rappels de concepts essentiels pour abordei les chapitres de cet
ouvrage : la toxicité d’une substance chimique est définie comme étant la
propriété de cette substance, une fois introduite dans un organisme, d’engendrer,
temporairement ou non, des troubles de certaines fonctions à divers niveaux d’organisation du vivant. Pour toute substance chimique, les données de chimiotoxicité sont reliées à la quantité de substance administrée, incorporée ou absorbée
par un organisme, un organe, un tissu, pendant une durée donnée. Dans le cas de
substance radioactive, on parlera de radiotoxicité. Elle est directement reliée à la
dose du radioélément ou de l’isotope radioactif, exprimée en quantité d’énergie
absorbée par unité de masse de matière vivante. La toxicité d’un élément est associée aux conditions d’exposition qui doivent préciser sa forme physico-chimique,
la voie d’administration ou d’absorption, sa durée (chronique ou fractionnée) et la
dose. L’ensemble de ces paramètres conditionnera la toxicocinétique de l’élément
considéré, le processus qui décrira globalement sa distribution dans les divers
compartiments d’un organisme vivant ou d’un écosystème. Pour un organisme
dont l’espèce, le stade de développement et l’état physiologique sont connus, cette
toxicocinétique va conduire à une réponse biologique décrite par la nature et la
sévérité des dommages engendrés, et par le temps nécessaire pour conduire à ces
dommages (toxicodynamique).
L’ouvrage s’organise en cinq parties.
La première partie est consacrée au comportement des espèces chimiques
dans la biosphère et plus spécifiquement dans le vivant : la spéciation, la biodisponibilité, les voies de transfert, les flux biogéochimiques et les acteurs moléculaires du transport dans le vivant.
La deuxième et la troisième partie de l’ouvrage abordent respectivement les
mécanismes moléculaires et cellulaires d’interactions des « éléments d’intérêt »
sur le vivant, leurs effets sur les grandes fonctions de ces organismes, et leurs
conséquences sur la santé humaine et les écosystèmes.
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La quatrième partie propose une synthèse de l’état des connaissances par =
élément chimique. Le lecteur y trouvera des informations utiles et opérationnelles î
sur 1 origine, les propriétés physico-chimiques, les concentrations dans les diffé- |
rents milieux de la biosphère, les données de base pour l’analyse qualitative et »
quantitative des voies d exposition de l’environnement et de l’homme, ainsi que f
la toxicologie et 1 écotoxicologie. Des éléments pour la gestion du risque y sont g
également décrits.
La cinquième partie de I ouvrage traite des nouveaux développements techno- ‘
logiques ouverts grâce au progrès des connaissances. Les champs d’applications i
sont multiples et complémentaires entre eux, allant de la détection aux traitements ’
de contaminations, depuis l’environnement jusqu’à l’Homme.
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