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Effets sur le système
immunitaire
Isabelle Dublineau, Béatrice Gagnaire, Serge Candéias,
Jean-Marc Bertho, Awatif Lifrani
Introduction
La fonction première du système immunitaire est la protection de 1 hôte vis-àvis des agressions extérieures par l’élimination des constituants étrangers (viius,
bactéries, parasites), mais aussi en détruisant les cellules cancéreuses et en lejetant les composants du « non-soi ». Ce système s’est développé durant 1 évolution
des espèces du fait de nombreuses interactions hôtes-agents infectieux. 11 est basé
sur la capacité de reconnaissance et de rejet du non-soi par un système physiologique diffus faisant intervenir de nombreuses cellules et molécules. Le déclenchement d’une maladie résulte d’un déséquilibre entre 1 hôte et un agent pathogène
qui peut être dû à des facteurs internes aux deux protagonistes (virulence de
1 agent infectieux, sensibilité accrue de l’hôte) et/ou externes notamment en\ ironnementaux (facteurs physico-chimiques, polluants) (Snieszko, 1974). Le retour à
I équilibre intervient une fois l’agent pathogène éliminé. Par essence, le système
immunitaire a donc une capacité d’adaptation très élevée. Différents polluants
peuvent également influer sur le fonctionnement de ce système. Limmunotoxicologie se définit comme l’étude des effets délétères provoqués par un polluant
sur le système immunitaire à la suite d’une exposition de l’organisme. Ces effets
Peuvent correspondre, soit à une inhibition des mécanismes de réaction (immunosuppression, immunodépression), soit au contraire à une activation excessive
(allergie, hypersensibilité, auto-immunité). Ceci peut alois conduire, à 1 éc e e
des populations, à une diminution de la résistance aux maladies ou à une augmen
tation de la fréquence des cancers (Wong et al., 1992) (figure 1).
Effets sur le système
immunitaire
Isabelle Dublineau, Béatrice Gagnaire, Serge Candéias,
Jean-Marc Bertho, Awatif Lifrani
Introduction
La fonction première du système immunitaire est la protection de 1 hôte vis-àvis des agressions extérieures par l’élimination des constituants étrangers (viius,
bactéries, parasites), mais aussi en détruisant les cellules cancéreuses et en lejetant les composants du « non-soi ». Ce système s’est développé durant 1 évolution
des espèces du fait de nombreuses interactions hôtes-agents infectieux. 11 est basé
sur la capacité de reconnaissance et de rejet du non-soi par un système physiologique diffus faisant intervenir de nombreuses cellules et molécules. Le déclenchement d’une maladie résulte d’un déséquilibre entre 1 hôte et un agent pathogène
qui peut être dû à des facteurs internes aux deux protagonistes (virulence de
1 agent infectieux, sensibilité accrue de l’hôte) et/ou externes notamment en\ ironnementaux (facteurs physico-chimiques, polluants) (Snieszko, 1974). Le retour à
I équilibre intervient une fois l’agent pathogène éliminé. Par essence, le système
immunitaire a donc une capacité d’adaptation très élevée. Différents polluants
peuvent également influer sur le fonctionnement de ce système. Limmunotoxicologie se définit comme l’étude des effets délétères provoqués par un polluant
sur le système immunitaire à la suite d’une exposition de l’organisme. Ces effets
Peuvent correspondre, soit à une inhibition des mécanismes de réaction (immunosuppression, immunodépression), soit au contraire à une activation excessive
(allergie, hypersensibilité, auto-immunité). Ceci peut alois conduire, à 1 éc e e
des populations, à une diminution de la résistance aux maladies ou à une augmen
tation de la fréquence des cancers (Wong et al., 1992) (figure 1).
