Effets sur la fonction de reproduction
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par rat (Domingo, 2001 ; Arfsten et al., 2006). Quand il est injecté durant la
gestation, l’uranium induit une embryotoxicité (implantation non viable, pertes
post-implantatoires) ainsi qu’une tératogénicité chez la souris (Domingo, 2001).
Les NOAEL (no observable adverse effect level) issus de ces études sont ainsi
inférieurs à 0,5 mg-kg-1-j-1 pour la toxicité maternelle et l’embryotoxicité et inférieur à 5 mg-kg'1)-1 pour la fcetotoxicité (Domingo, 2001). Chez le rat, le tritium
provoque une diminution du poids de naissance (pour une dose d exposition de
3,7.108 Bq-L-1) ou un retard dans la prise de poids ainsi que des malformations (à
la dose de l,2.1O10 Bq-kg"1) (Laskey et al., 1973 ; Satow et al., 1989). Par ailleurs,
il peut induire une diminution du nombre d’implantations et une mortalité postimplantatoire (Sharma et Saini, 1993 ; Laskey et al., 1973). Au niveau embryonnaire, des études in vitro montrent un retard de clivage de l’embryon, qui se
bloque au stade morula, en présence de tritium (Yamada et al., 1982). Les stades
précoces du développement embryonnaire sont plus sensibles que les stades plus
tardifs. De plus, concernant la viabilité des nouveau-nés, des animaux ayant reçu
durant toute la vie utérine une dose cumulée d’eau tritiée de 6,6 Gy présentent une
durée de vie moindre (Cahill et al., 1975). Par ailleurs, à partir de 3,3 Gy tous les
descendants (mâles et femelles) sont stériles.
Les effets sur l’étape post-implantation de l’embryon seraient à mettre en relation avec la perturbation de l’adhésion des cellules et des voies de signalisation
cellulaire. Le cadmium interagirait également avec la synthèse des hormones
stéroïdes, et entraînerait ainsi une diminution de la synthèse de progestérone,
indispensable au maintien de la gestation (Henson et Chedrese, 2004).
Pour mesurer les conséquences de l’accumulation des radionucléides et métaux
sur la descendance, les approches expérimentales pertinentes sont celles abordant
h totalité du cycle biologique (de l’œuf à l’œuf) des organismes modèles. Cependant, ces études restent trop peu nombreuses. Également, les capacités d’acclimatation et de tolérance des organismes devraient être prises en compte. En effet, la
'éponse des organismes suit trois étapes :
~ une phase initiale de réponse ;
~ une phase de retour à la normale ;
~ une phase d’acclimatation. Cette dernière étape peut augmenter la tolérance
qui persistera ensuite pendant toute la durée d’exposition (McDonald et
Wood, 1993).
Chez les végétaux supérieurs terrestres
Une fois la fécondation réalisée, une partie des cellules du gamétophyte femelle
^°nne un embryon, l’autre partie permet la constitution des tissus de réserve ou
e piotection de la graine. Les radionucléides et métaux comme l’uranium, le
inium, le cobalt altèrent le nombre de descendants produits par les individus
25 o/^S,^ra'nes’ fruits, cônes). Par exemple, une EC?S (concentration provoquant
U'k °-deffetsur Ie critère ciblé) de 5 mg U-kg-1 sol pour le blé (grains) et 300 mg
b sol pour le haricot (gousses) sont rapportées par Sheppard et al. (2005).
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