Effets sur la fonction de reproduction
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Les radionucléides et métaux peuvent affecter la physiologie de l’appareil
génital mâle ou femelle à deux niveaux : les organes reproducteurs et les cellules
germinales. Les effets toxiques vont dépendre de l’élément chimique considéré,
de son mode d’administration, du modèle animal utilisé et du niveau d’exposition
de l’organisme.
1.1.1. Appareil reproducteur mâle
Généralement, les gonades mâles sont isolées de la circulation sanguine par la
présence d’une barrière physiologique (barrière hémato-testiculaire) afin de protéger
les cellules reproductrices. Cependant, certains éléments comme le plutonium,
l’américium, le polonium et l’uranium passent cette barrière et atteignen ainsi e
tissu reproducteur (Dutrillaux, 2003). Par exemple, l’implantation musculaire de
fragments d’uranium appauvri chez le rat, conduit à des taux sigm icati s uran t
dans les testicules (Pellmar et al., 1999). Ces résultats ont été va i esc ez o
,
car une étude a mis en évidence la présence d uranium dans e sP®rrpe e ve
blessés par des éclats d’obus lors de la guerre du Golfe (Mc Diaimi ,
Une fois la barrière passée, les radionucléides et métaux sont suscept
provoquer des dommages sur l’appareil reproducteur mâle en one ion
biologique et de l’élément. Ces dommages peuvent alors êtie o serves a
niveaux d’organisation du système reproducteur, affectant ainsi irec
cellules germinales (altération de la spermatogénèse ou e a SP^’1110^_
,
les cellules somatiques du tissu reproducteur. L altération e ce u es
, .
sur un individu au stade foetal pourra avoir des effets de eteies sur
succes_
cellules germinales de cet individu au stade adulte. Nous a oi er0I\s
,. et
sivement ces différents mécanismes d’action reprotoxique es la i
métaux, en prenant soin de les illustrer par des exemples.
Tout d’abord, les radionucléides et métaux peuvent perturber la SP
m^0_
nèse (transformation des spermatogonies en spermatozoi es par
mortalité
tiques et méiotiques successives). Dans certains cas, i en resu
|ement
accrue des cellules germinales et une oligospermie (concentia 101
totale
faible de spermatozoïdes dans le sperme) voire une az00SPermie
anoaraître,
. de spermatozoïdes). Des mutations dans le génome peuvent ega e
génèse,
= celles-ci pouvant être transmises aux descendants. De meme,
SPermaï étape clé de différenciation pendant laquelle on assiste a a oima^ mod-fications
> tozoïdes à partir de spermatides (se traduisant en par icu
P
anomalies
\ morphologiques des cellules), peut être affectée. En resu ten a
érat
ermje)
î de structure de la chromatine, de morphologie des speima ozo
t
e je
i et de leur mobilité (asthénospermie). Les données existai! es
(INRS,
! cobalt présenterait des capacités aspermatogéniques et speima
„jmjurn est
; 2009). Une réduction de la mobilité des spermatozoïdes ptchez le
retrouvée également chez le poisson (Jezierska et al., ~ > -1Tn ,i;ins le liquide
rat, chez lequel une augmentation de la concentration en ca i
DerrnatOzoïdes
séminal se traduit par une diminution du nombre et la mo i i
(Thompson et Bannigan, 2008).
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