320
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
Conclusion
De nombreux composés chimiques sont connus pour perturber le système
endocrinien de toutes les espèces vivant dans notre écosystème, des invertébrés,
aux mammifères et à l’homme. L’accumulation de preuves scientifiques récentes
montre que les métaux lourds font partie de ces substances ; principalement du
fait qu’ils peuvent modifier le système endocrinien par le biais de voies spécifiques à hautes affinités. Très récemment, il a été montré que certains radionucléides comme l’uranium ou le césium 137 peuvent également affecter le système
endocrinien. Certaines études stipulent que les mécanismes de toxicité mis enjeu
par l’uranium sont probablement les mêmes que ceux décrits pour les métaux. Le
mécanisme le plus probable mis en jeu par les métaux froids ou radioactifs est
leur interaction avec les récepteurs endocriniens induisant ainsi une modification
de l’homéostasie hormonale.
Les perturbations endocriniennes engendrées par ces radionucléides pourraient
être à l’origine de nombreuses pathologies hormonales conduisant entre autre
à 1 altération de différents systèmes physiologiques tels que des voies métaboliques ou la fonction reproductrice. Il est donc nécessaire d’intégrer ces nouvelles
données dans la radiotoxicologie de certains radionucléides. Néanmoins, ces
études mettent en évidence un déficit de connaissances sur les mécanismes moléculaires conduisant aux perturbations des fonctions endocriniennes. De nombreux
axes de recherche sont donc à explorer plus profondément sur le plan fondamental.
Références bibliographiques
Aribarg A, Sukcharoen N (1996). Effects of
occupational lead exposure on spermatogenesis. J Med Assoc Thai, 79 : 91-97.
Assennato G, Paci C, Baser ME, Molinini R,
Candela RG, Altamura BM, Giorgino R
(1987). Sperm count suppression without
endocrine dysfunction in lead-exposed
men. Arch Environ Health, 42 : 124-127.
ATSDR (2004). Toxicological profile for
iodine. U.S. Department of Health and
Human Services, Public Health Service,
Agency for Toxic Substances and Disease
Registry, Atlanta, GA.
Braunstein GD, Dahlgren J, Loriaux DL
(1978). Hypogonadism in chronically leadpoisoned men. Infertility, 1 : 33-51.
Briner W, Murray J (2005). Effects of shortterm and long-term depleted uranium
exposure on open-field behavior and brain
lipid oxidation in rats. Neurotoxicol Teratol, 27 : 135-144.
Brown SB, Adams BA, Cyr DG, Eales JG
(2004). Contaminant effects on the teleost
fish thyroid. Environ Toxico Chem, 23 ■
1680-1701.
Bussy C, Lestaevel P, Dhieux B, Amourette
C, Paquet F, Gourmelon P, Houpert P
(2006). Chronic ingestion of uranyl nitrate
perturbs acetylcholinesterase activity and ;
monoamine metabolism in male rat brain. -
Neurotoxicology, 27 : 245-252.
Der R, Yousef M, Fahim Z, and Fahim M j
(1977). Effects of lead and cadmium °n
adrenal and thyroid functions in rats. &■' ।
Commun Chem Pathol Pharmacol, 12 • ,
237-253.
Grignard E, Gueguen Y, Grison S, Lobac
caro JM, Gourmelon P, Souidi M (2008a).
Contamination with depleted or enriche
uranium differently affects steroidogeneslmetabolism in rat. Int J Toxicol, 27 :32
328.
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
Conclusion
De nombreux composés chimiques sont connus pour perturber le système
endocrinien de toutes les espèces vivant dans notre écosystème, des invertébrés,
aux mammifères et à l’homme. L’accumulation de preuves scientifiques récentes
montre que les métaux lourds font partie de ces substances ; principalement du
fait qu’ils peuvent modifier le système endocrinien par le biais de voies spécifiques à hautes affinités. Très récemment, il a été montré que certains radionucléides comme l’uranium ou le césium 137 peuvent également affecter le système
endocrinien. Certaines études stipulent que les mécanismes de toxicité mis enjeu
par l’uranium sont probablement les mêmes que ceux décrits pour les métaux. Le
mécanisme le plus probable mis en jeu par les métaux froids ou radioactifs est
leur interaction avec les récepteurs endocriniens induisant ainsi une modification
de l’homéostasie hormonale.
Les perturbations endocriniennes engendrées par ces radionucléides pourraient
être à l’origine de nombreuses pathologies hormonales conduisant entre autre
à 1 altération de différents systèmes physiologiques tels que des voies métaboliques ou la fonction reproductrice. Il est donc nécessaire d’intégrer ces nouvelles
données dans la radiotoxicologie de certains radionucléides. Néanmoins, ces
études mettent en évidence un déficit de connaissances sur les mécanismes moléculaires conduisant aux perturbations des fonctions endocriniennes. De nombreux
axes de recherche sont donc à explorer plus profondément sur le plan fondamental.
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occupational lead exposure on spermatogenesis. J Med Assoc Thai, 79 : 91-97.
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endocrine dysfunction in lead-exposed
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perturbs acetylcholinesterase activity and ;
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Neurotoxicology, 27 : 245-252.
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Grignard E, Gueguen Y, Grison S, Lobac
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Contamination with depleted or enriche
uranium differently affects steroidogeneslmetabolism in rat. Int J Toxicol, 27 :32
328.
