318
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
3.
Perturbations endocriniennes par les métaux
chez les vertébrés inférieurs et les invertébrés
Il existe une grande diversité hormonale, liée aux différents modes de vie de
ces espèces (poissons, crustacées, mollusques, insectes...). Néanmoins certaines
généralités peuvent être établies (encadré 3).
Les perturbateurs endocriniens sont suspectés d’altérer la reproduction de
nombreuses espèces de l’écosystème dont les poissons (Arcand-Hoy et Benson
1998). Les effets observés montrent une modification du taux d’hormones dans
le sang, une réduction de la fertilisation et de la fécondité, pouvant aller jusqu’au
changement de sexe de l’animal. La vitellogénine, qui indique une exposition à
des œstrogènes mimétiques, est le biomarqueur le plus utilisé pour identifier ces
perturbations endocriniennes. Cette glyco-lipo-protéine est un composant du
jaune d’œuf exprimé chez le poisson, les amphibiens, les reptiles et les insectes
femelles. En présence de perturbateurs endocriniens, les poissons mâles peuvent
l’exprimer de manière dose dépendante.
En revanche, peu de données existent pour les invertébrés, du fait de la
connaissance encore incomplète de leur système hormonal.
ré 3 ■ Les glandes endocrines et les hormones des invertébrés
retrnnv^Ac3^
*lormones stéroïdiennes présentes chez les vertébrés sont
renrodnetin6 S^laient Impliquées dans les mêmes processus, notamment de
roïdes l’erd eanmoins il existe des hormones spécifiques, les ecdystéde la mue P/S01ie
?ne ^ormone stéroïde intervenant dans le processus
(sécrétion ne
roPodes et dans Ie contrôle de leur reproduction
(secretion pendant la vitellogenèse et stockage dans les œufs).
invertébrés^n^1*^eSrS°nt Celles qui Ont reçu le Plus d’attention chez les
l’hormone de
æU.ler 'es mollusques. Parmi les plus importantes, citons
des masses d’^r6 T" C. Ontrôle la maturation de la gonade et la production
lent la différent f0
gastéroP°des, les hormones dorsales qui régula matu±n J s
Cellulaire.des Oganes sexuels accessoires femelles,
(Lagadic et al 2007ïCFter
VItellogenèse et la synthèse de galactogène
l’une des famïiu a
ln’ æ PePtlde cardio-accélérateur FMRFamide est
toutes les hormones 6 Peptldes ,es mieux connues et les plus répandues de
les mollusoZs* ^-endocrines chez les invertébrés; son activité chez
giques la plus mnn
eSte *^ai1s une ërande variété de processus physiolo™e e'ant 'a régulati°" du mhrne cardiaque.
3.1. Chez les vertébrés inférieurs
ur les effets J
Parmi les éléments d’intérêt, la littérature la plus importante s
p0isson. :
potentiels de perturbateurs endocriniens concerne le cadmium sur
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
3.
Perturbations endocriniennes par les métaux
chez les vertébrés inférieurs et les invertébrés
Il existe une grande diversité hormonale, liée aux différents modes de vie de
ces espèces (poissons, crustacées, mollusques, insectes...). Néanmoins certaines
généralités peuvent être établies (encadré 3).
Les perturbateurs endocriniens sont suspectés d’altérer la reproduction de
nombreuses espèces de l’écosystème dont les poissons (Arcand-Hoy et Benson
1998). Les effets observés montrent une modification du taux d’hormones dans
le sang, une réduction de la fertilisation et de la fécondité, pouvant aller jusqu’au
changement de sexe de l’animal. La vitellogénine, qui indique une exposition à
des œstrogènes mimétiques, est le biomarqueur le plus utilisé pour identifier ces
perturbations endocriniennes. Cette glyco-lipo-protéine est un composant du
jaune d’œuf exprimé chez le poisson, les amphibiens, les reptiles et les insectes
femelles. En présence de perturbateurs endocriniens, les poissons mâles peuvent
l’exprimer de manière dose dépendante.
En revanche, peu de données existent pour les invertébrés, du fait de la
connaissance encore incomplète de leur système hormonal.
ré 3 ■ Les glandes endocrines et les hormones des invertébrés
retrnnv^Ac3^
*lormones stéroïdiennes présentes chez les vertébrés sont
renrodnetin6 S^laient Impliquées dans les mêmes processus, notamment de
roïdes l’erd eanmoins il existe des hormones spécifiques, les ecdystéde la mue P/S01ie
?ne ^ormone stéroïde intervenant dans le processus
(sécrétion ne
roPodes et dans Ie contrôle de leur reproduction
(secretion pendant la vitellogenèse et stockage dans les œufs).
invertébrés^n^1*^eSrS°nt Celles qui Ont reçu le Plus d’attention chez les
l’hormone de
æU.ler 'es mollusques. Parmi les plus importantes, citons
des masses d’^r6 T" C. Ontrôle la maturation de la gonade et la production
lent la différent f0
gastéroP°des, les hormones dorsales qui régula matu±n J s
Cellulaire.des Oganes sexuels accessoires femelles,
(Lagadic et al 2007ïCFter
VItellogenèse et la synthèse de galactogène
l’une des famïiu a
ln’ æ PePtlde cardio-accélérateur FMRFamide est
toutes les hormones 6 Peptldes ,es mieux connues et les plus répandues de
les mollusoZs* ^-endocrines chez les invertébrés; son activité chez
giques la plus mnn
eSte *^ai1s une ërande variété de processus physiolo™e e'ant 'a régulati°" du mhrne cardiaque.
3.1. Chez les vertébrés inférieurs
ur les effets J
Parmi les éléments d’intérêt, la littérature la plus importante s
p0isson. :
potentiels de perturbateurs endocriniens concerne le cadmium sur
