10
Nature des dommages à l’ ADN
et mécanismes de réparation
J. Pablo Radicella, Thierry Douki, Jean-Luc Ravanat
Introduction
La contamination de cellules par des radionucléides et des métaux peut induire
des dommages à l’ADN par plusieurs processus. En premier lieu dans le cas des
radionucléides, les rayonnements ionisants peuvent provoquer des dommages à
l’ADN. Ce rayonnement ionisant peut soit directement ioniser l’ADN par perte
d’un électron (effet dit « direct »), soit produire des espèces réactives, notamment
le radical hydroxyle, par le biais de la radiolyse de l’eau (effet dit « indirect »). À
cette génotoxicité radio-induite, peut s’ajouter une toxicité d’origine chimique.
Ainsi, les atomes rédox peuvent induire des modifications de l’ADN par le biais
des réactions de Fenton produisant le radical hydroxyle. Enfin la présence de
contaminants, par exemple des métaux, peut également affecter l’homéostasie
de certains éléments biologiques essentiels pouvant alors conduire à un déséquilibre de la balance oxydants/antioxydants et induire ainsi indirectement un stress
oxydant (cf. chapitre 9). Dans ce cas, le radical hydroxyle et l’oxydation à un
électron peuvent être impliqués. Il n’est également pas exclu que la présence de
ces contaminants puisse perturber les systèmes de réparation de l’ADN chargés
d’éliminer les lésions oxydatives produites par le stress oxydant endogène et ainsi
entraîner une augmentation du niveau basal de ces lésions.
L
Mécanismes chimiques de l’oxydation de l’ ADN
En ce qui concerne la formation des lésions de l’ADN nous présentons dans
ce chapitre les deux mécanismes principaux impliqués dans la formation de
dommages à l’ADN à savoir une oxydation à un électron et la décomposition
induite par le radical hydroxyle (Cadet et al., 2003 ; Cadet et al., 2008).
Nature des dommages à l’ ADN
et mécanismes de réparation
J. Pablo Radicella, Thierry Douki, Jean-Luc Ravanat
Introduction
La contamination de cellules par des radionucléides et des métaux peut induire
des dommages à l’ADN par plusieurs processus. En premier lieu dans le cas des
radionucléides, les rayonnements ionisants peuvent provoquer des dommages à
l’ADN. Ce rayonnement ionisant peut soit directement ioniser l’ADN par perte
d’un électron (effet dit « direct »), soit produire des espèces réactives, notamment
le radical hydroxyle, par le biais de la radiolyse de l’eau (effet dit « indirect »). À
cette génotoxicité radio-induite, peut s’ajouter une toxicité d’origine chimique.
Ainsi, les atomes rédox peuvent induire des modifications de l’ADN par le biais
des réactions de Fenton produisant le radical hydroxyle. Enfin la présence de
contaminants, par exemple des métaux, peut également affecter l’homéostasie
de certains éléments biologiques essentiels pouvant alors conduire à un déséquilibre de la balance oxydants/antioxydants et induire ainsi indirectement un stress
oxydant (cf. chapitre 9). Dans ce cas, le radical hydroxyle et l’oxydation à un
électron peuvent être impliqués. Il n’est également pas exclu que la présence de
ces contaminants puisse perturber les systèmes de réparation de l’ADN chargés
d’éliminer les lésions oxydatives produites par le stress oxydant endogène et ainsi
entraîner une augmentation du niveau basal de ces lésions.
L
Mécanismes chimiques de l’oxydation de l’ ADN
En ce qui concerne la formation des lésions de l’ADN nous présentons dans
ce chapitre les deux mécanismes principaux impliqués dans la formation de
dommages à l’ADN à savoir une oxydation à un électron et la décomposition
induite par le radical hydroxyle (Cadet et al., 2003 ; Cadet et al., 2008).
