Transfert à travers les barrières épithéliales et cérébrales
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La
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a u to ris é e
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délit
cléide potentielle. Un autre rapport plus récent propose également un modèle
de blessure, avec une quantification de la rétention de quatre niveaux : faible,
modérée, fort, avide (NCRP 156, 2007). Quelques auteurs décrivent un passage
percutané significatif de l’uranium au travers de la peau saine chez l’homme
et d’autres mammifères (De Rey et al., 1984; Lopez et al., 2000; Tymen et al.,
2000; Petitot et al., 2004). Toutefois ces études n’apportent pas d’informations sur
la biocinétique complète de l’uranium après passage percutané et il n’existe pas
d’étude décrivant, chez l’homme ou chez l’animal, la distribution et l’excrétion de
l’uranium après une exposition sur peau saine ou lésée.
La mise en place d’un modèle de contamination cutanée in vivo chez le rat sans
poil a permis de montrer une absorption de 0,4 % de l’uranium présent dans une
solution de nitrate d’uranyle déposée sur la peau saine (Petitot et al., 2007a). Ce
résultat est inférieur à celui obtenu à l’aide d’un modèle in vitro, puisqu’un transfert
de 2,3 % de la même solution d’uranium déposée sur des biopsies de peau saine de
rat a été mesuré en cellules de Franz (Tymen et al., 2000; Petitot et al., 2004).
Après une contamination cutanée, l’épiderme joue un rôle de réservoir pour l’uranium, ce qui peut entraîner une exposition prolongée des cellules souches de la peau
(couche basale de kératinocytes) aux effets radiotoxiques et chimiotoxiques de cet
actinide (Petitot et al., 2004). Les données publiées par Ubios et ses collaborateurs
ont démontré que le contact prolongé de la peau avec l’uranium provoque un amincissement irréversible de l’épiderme associé à une augmentation de la perméabilité
de la peau (Ubios et al., 1997).
1.2.2. Passage percutané du tritium
Aucune donnée concernant le passage percutané du tritium sous forme de
gaz n’est disponible dans la littérature. A l’inverse, le passage percutané de l’eau
tritiée est très documenté. En effet, la mesure in vitro du flux transépidermique
d’eau tritiée est fréquemment utilisée comme méthode de contrôle de l’intégrité de
la barrière cutanée. Une étude in vitro récente a estimé le coefficient de perméabilité de l’eau tritiée pour 2400 échantillons de peau humaine. Le coefficient
de perméabilité se situe autour 4,50 x 10-3 cm-h-1, malgré une distribution non
normale (Meidan et Roper, 2008).
1.2.3. Passage percutané du cobalt
Les études quantitatives de pénétration percutanée réalisées in vitro sur des biopsies de peau humaine indiquent un coefficient d’absorption de l’ordre de 10-4 cm-h-1
(Wahlberg, 1965). Chez le rat, une valeur d’absorption de 1 % 24 heures après le
dépôt de 60Co est indiquée dans le cas d’une peau brûlée (NCRP 156, 2007).
La toxicité cutanée du cobalt stable (59Co) a été observée en milieu industriel.
Ce métal et ses sels peuvent induire des dermatites de contact et des urticaires
avec des réactions tardives. Les sels de cobalt font partie des allergènes cutanés
et systémiques ayant les effets les plus graves (Gawkrodger et Lewis, 1993). Ils
peuvent conduire à des réactions anaphylactiques chez les individus sensibilisés
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cléide potentielle. Un autre rapport plus récent propose également un modèle
de blessure, avec une quantification de la rétention de quatre niveaux : faible,
modérée, fort, avide (NCRP 156, 2007). Quelques auteurs décrivent un passage
percutané significatif de l’uranium au travers de la peau saine chez l’homme
et d’autres mammifères (De Rey et al., 1984; Lopez et al., 2000; Tymen et al.,
2000; Petitot et al., 2004). Toutefois ces études n’apportent pas d’informations sur
la biocinétique complète de l’uranium après passage percutané et il n’existe pas
d’étude décrivant, chez l’homme ou chez l’animal, la distribution et l’excrétion de
l’uranium après une exposition sur peau saine ou lésée.
La mise en place d’un modèle de contamination cutanée in vivo chez le rat sans
poil a permis de montrer une absorption de 0,4 % de l’uranium présent dans une
solution de nitrate d’uranyle déposée sur la peau saine (Petitot et al., 2007a). Ce
résultat est inférieur à celui obtenu à l’aide d’un modèle in vitro, puisqu’un transfert
de 2,3 % de la même solution d’uranium déposée sur des biopsies de peau saine de
rat a été mesuré en cellules de Franz (Tymen et al., 2000; Petitot et al., 2004).
Après une contamination cutanée, l’épiderme joue un rôle de réservoir pour l’uranium, ce qui peut entraîner une exposition prolongée des cellules souches de la peau
(couche basale de kératinocytes) aux effets radiotoxiques et chimiotoxiques de cet
actinide (Petitot et al., 2004). Les données publiées par Ubios et ses collaborateurs
ont démontré que le contact prolongé de la peau avec l’uranium provoque un amincissement irréversible de l’épiderme associé à une augmentation de la perméabilité
de la peau (Ubios et al., 1997).
1.2.2. Passage percutané du tritium
Aucune donnée concernant le passage percutané du tritium sous forme de
gaz n’est disponible dans la littérature. A l’inverse, le passage percutané de l’eau
tritiée est très documenté. En effet, la mesure in vitro du flux transépidermique
d’eau tritiée est fréquemment utilisée comme méthode de contrôle de l’intégrité de
la barrière cutanée. Une étude in vitro récente a estimé le coefficient de perméabilité de l’eau tritiée pour 2400 échantillons de peau humaine. Le coefficient
de perméabilité se situe autour 4,50 x 10-3 cm-h-1, malgré une distribution non
normale (Meidan et Roper, 2008).
1.2.3. Passage percutané du cobalt
Les études quantitatives de pénétration percutanée réalisées in vitro sur des biopsies de peau humaine indiquent un coefficient d’absorption de l’ordre de 10-4 cm-h-1
(Wahlberg, 1965). Chez le rat, une valeur d’absorption de 1 % 24 heures après le
dépôt de 60Co est indiquée dans le cas d’une peau brûlée (NCRP 156, 2007).
La toxicité cutanée du cobalt stable (59Co) a été observée en milieu industriel.
Ce métal et ses sels peuvent induire des dermatites de contact et des urticaires
avec des réactions tardives. Les sels de cobalt font partie des allergènes cutanés
et systémiques ayant les effets les plus graves (Gawkrodger et Lewis, 1993). Ils
peuvent conduire à des réactions anaphylactiques chez les individus sensibilisés
