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Transfert à travers les barrières
épithéliales et cérébrales
Isabelle Dublineau, Fabrice Petitot, Philippe Lestaevel,
Aloïse Mabondzo
Introduction
Les radionucléides dispersés dans l’environnement peuvent pénétrer dans
l’organisme par les trois principales voies de contamination : l’ingestion de nourriture ou d’eau contaminée; l’inhalation d’aérosols ou de particules radioactives;
le passage percutané, notamment dans le cas d’une blessure. Les caractéristiques
de la barrière considérée, ainsi que celles du radionucléide, conditionnent le taux
de transfert de ce radionucléide dans l’organisme, sa cinétique d’entrée, de rétention et d’élimination. Ces différents éléments vont induire des effets particuliers
propres à chaque radionucléide et à sa forme physico-chimique, qui pourront être
différents pour un même radionucléide en fonction de leur voie d’entrée ou de leur
durée d’exposition.
Ce chapitre fait le bilan des connaissances acquises sur le transfert d’un certain
nombre de radionucléides (e.g. uranium, plutonium, césium, tritium, cobalt) et de
métaux lourds (e.g. cadmium) à travers diverses barrières de l’organisme, cutanée,
intestinale et cérébrale. La barrière pulmonaire n’est pas traitée dans ce chapitre,
mais est abordée pour les différents radionucléides dans la partie 4, dans les
synthèses par élément chimique. Pour chaque type de barrière sont présentées tout
d’abord les caractéristiques structurales propres à chacune de ces barrières, ainsi
que leur fonction, puis sont indiqués les transferts et les effets biologiques induits
sur ces barrières par les radionucléides d’intérêt.
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