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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
d’élimination annexes tels que la sudation, l’exhalation, la mue, l’excrétion
branchiale... Concernant les voies principales (e.g. urines et fèces), leur importance relative peut dépendre du mode de contamination de l’élément considéré.
À une contamination directe, fait le plus souvent suite une excrétion urinaire.
En revanche, à la suite d’une contamination trophique, le mode d’excrétion va
dépendre du facteur d’assimilation gastro-intestinale : un élément peu transférable
au compartiment sanguin est majoritairement éliminé par voie fécale, alors qu’un
élément hautement transférable sera éliminé via les urines. Ainsi, l’excrétion
urinaire est prépondérante sur l’excrétion fécale pour des éléments tels que le
césium, le cobalt et l’iode (ICRP 78, 1997; IRSN, 2009).
La vitesse à laquelle s’effectue l’élimination d’un élément ayant été absorbé par
un organisme (quelle que soit la voie de contamination ayant mené à cette absorption) est exprimée par le biais de la « période biologique » (Tb). Concernant les
éléments qui nous intéressent dans cet ouvrage, on peut ainsi citer les périodes
biologiques suivantes (obtenues chez l’Homme); 20 ans pour l’américium et le
cadmium, 150 jours pour le césium ou encore 10 jours pour le tritium (IRSN,
2009 ; CEA, 2009).
Néanmoins, les modèles cinétiques ne peuvent généralement pas se limiter à
une seule valeur pour décrire l’élimination des radionucléides. En effet, lorsque
l’élément d’intérêt suit un parcours comprenant plusieurs étapes d’accumulation
dans des compartiments systémiques différents (e.g. sang, foie, squelette ou
muscle), les modèles doivent en tenir compte. On estime ainsi que sur l’ensemble
du cobalt assimilé chez l’Homme, 50 % sont directement éliminés avec une
période de 0,5 jour, 5 % gagnent le foie et 45 % sont distribués de manière homogène dans les tissus. Pour la fraction transférée dans les tissus, 60 % sont éliminés
avec une période de 6 jours, 20 % sont éliminés avec une période de 60 jours, et
les 20 % restants sont éliminés avec une période de 800 jours (Leggett, 2008;
IRSN, 2009; CEA, 2009). De la même manière, le modèle biocinétique pour
l’iode suppose que 30 % de la fraction d’iode présent dans le sang s’accumule
dans la thyroïde et que les 70 % restants sont éliminés directement dans l’urine
(période biologique dans le sang : 0,25 jour). L’iode thyroïdien est ensuite éliminé
avec une période biologique d’environ 80 jours et pénètre dans d’autres tissus où
il est retenu avec une période de 12 jours avant d’être relargué dans la circulation
sanguine et peut être alors, soit recapté par la thyroïde, soit excrété dans les urines £
ou les fèces (Johansson et al., 2003 ; IRSN, 2009 ; CEA, 2009). biocinétique
La voie de contamination peut également affecter les cinétiques d’excrétion. S
Ainsi, dans le cas du technétium, l’épuration est plus rapide après une contami- |
nation directe (51 jours) que trophique (108 jours) (IRSN, 2009). À l’inverse, il a |
été montré que les cinétiques d’élimination du cobalt sont comparables quelle que ?
soit la voie de contamination (les cinétiques des voies directes et trophiques ayant j
été estimées à environ 100 j 1 et 90 j 1 respectivement chez la daphnie, et à 0,42 et |
0,35 j 1 respectivement chez la carpe) (Garnier-Laplace et al., 2000).
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