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Transfert aux plantes
et biodistribution
Jacques Bourguignon, Alain Vavasseur, Géraldine Sarret,
Pierre Hurtevent, Pascale Henner
Introduction
L’étude des transferts des métaux et/ou radionucléides (MR) des compartiments
réservoir aux organismes est un prérequis à celle de leurs effets toxiques. En effet,
elle permet de caractériser en fonction des conditions environnementales et du
terme source présent dans les différents compartiments du milieu, les quantités
de MR présentes dans un organe donné, avec leur dynamique d’accumulation au
cours du temps, et donc de définir in fine la dose à laquelle est soumise la cible.
Suivant leur origine, leur voie d’entrée dans l’écosystème ou leur lieu de dépôt,
les MR peuvent pénétrer dans les organismes végétaux selon deux voies de
transfert, qui sont normalement empruntées par les nutriments nécessaires à leur
développement. Les MR présents dans le sol suivent la voie racinaire en pénétrant
par les racines, ceux émis dans l’atmosphère suivent la voie foliaire en pénétrant
par les feuilles. Une fois la pénétration effective à travers les barrières constituées
par les épidermes, les MR sont redistribués dans les différents organes du végétal
par les canaux xylémiques (sève brute) et phloémiques (sève élaborée), puis éventuellement compartimentés à l’intérieur des cellules, transport et compartimentation utilisant les mécanismes complexes qui prévalent pour les nutriments. On
parle alors de translocation d’un organe « source » vers un organe « puits » et de
microlocalisation cellulaire ou intracellulaire. Les quantités relatives transloquées
traduisent ainsi la mobilité interne du MR.
Transfert aux plantes
et biodistribution
Jacques Bourguignon, Alain Vavasseur, Géraldine Sarret,
Pierre Hurtevent, Pascale Henner
Introduction
L’étude des transferts des métaux et/ou radionucléides (MR) des compartiments
réservoir aux organismes est un prérequis à celle de leurs effets toxiques. En effet,
elle permet de caractériser en fonction des conditions environnementales et du
terme source présent dans les différents compartiments du milieu, les quantités
de MR présentes dans un organe donné, avec leur dynamique d’accumulation au
cours du temps, et donc de définir in fine la dose à laquelle est soumise la cible.
Suivant leur origine, leur voie d’entrée dans l’écosystème ou leur lieu de dépôt,
les MR peuvent pénétrer dans les organismes végétaux selon deux voies de
transfert, qui sont normalement empruntées par les nutriments nécessaires à leur
développement. Les MR présents dans le sol suivent la voie racinaire en pénétrant
par les racines, ceux émis dans l’atmosphère suivent la voie foliaire en pénétrant
par les feuilles. Une fois la pénétration effective à travers les barrières constituées
par les épidermes, les MR sont redistribués dans les différents organes du végétal
par les canaux xylémiques (sève brute) et phloémiques (sève élaborée), puis éventuellement compartimentés à l’intérieur des cellules, transport et compartimentation utilisant les mécanismes complexes qui prévalent pour les nutriments. On
parle alors de translocation d’un organe « source » vers un organe « puits » et de
microlocalisation cellulaire ou intracellulaire. Les quantités relatives transloquées
traduisent ainsi la mobilité interne du MR.
