Concepts de base pour une évaluation dosimétrique
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© L a v o is ie r —
La
p h o to c o p ie non
a u to ris é e e s t un
d é lit
4.
Organismes de référence
Pour effectuer les calculs dosimétriques dans l’environnement, la notion
d’« organismes de référence » a été développée par l’ICRP 91 (2003a) et fait écho
à la notion d’« homme de référence », utilisée dans le domaine de la radioprotection de l’homme. Ces organismes de référence sont donc proposés comme
outils supports de l’évaluation dosimétrique, permettant de décrire à la fois une
situation réaliste par rapport au fonctionnement et à la structure des écosystèmes
européens, mais en identifiant les composantes les plus exposées au sein de ces
écosystèmes. Ils ont été sélectionnés pour leur exposition à des débits de doses
significatifs tout en possédant des modes de vie diversifiés. Le système proposé
doit être en parfaite cohérence avec celui dédié à la radioprotection humaine. La
similitude entre les approches se situe à plusieurs niveaux : le concept d’homme
standard et celui d’organismes non humains de référence utilisés comme base
commune pour un calcul dosimétrique stylisé, ainsi qu’une approche pour la
gestion du risque fondée sur la comparaison des doses environnementales avec
une valeur seuil (cf. chapitre 32). La sélection des modèles biologiques, dédiés
aux études visant à évaluer l’écotoxicité des radionucléides, doit répondre à des
critères de spécificité vis-à-vis d’un écosystème particulier, de potentiel d’exposition aux rayonnements ionisants, de sensibilité radioécologique, de l’existence de
stades de développement (e.g., œuf, larve) pertinents pour l’évaluation de la dose,
de l’aptitude à fournir des relations dose-réponse, de la possibilité de modéliser
simplement l’exposition, d’identifier les effets des rayonnements ionisants, la
quantité d’information radiologique déjà disponible, la facilité d’emploi pour de
futures recherches, la connaissance de ces organismes par les décideurs.
Certains critères peuvent être plus spécifiques au domaine des espèces nonhumaines, lorsqu’il s’agit notamment de répondre à des situations où les objets de
la protection sont définis par la réglementation, comme pour les espèces rares ou
en danger par exemple. Il convient de garder à l’esprit que les espèces choisies ne
sont que des représentantes d’espèces d’intérêt pour un site d’étude, aucun choix
figé n’étant parfait pour toutes les situations. À ce titre, des facteurs d’ajustement
doivent généralement être appliqués pour prendre en compte les extrapolations
faites d’une espèce à l’autre pour un même effet observé.
5.
Cinétiques de transfert
L’évaluation des risques de contamination chronique de la chaîne alimentaire
nécessite d’évaluer le transfert des éléments d’intérêt au niveau de la chaîne « soleau-plante-animal-homme » pour caractériser les flux.
L’acquisition de données biocinétiques d’accumulation et d’élimination des
éléments d’intérêt dans des modèles d’études représentatifs des écosystèmes
étudiés est une étape indispensable à la caractérisation des flux de ces éléments.
En effet, l’exemple du cadmium le montre bien : le cadmium, présent dans l’air
ambiant, est transféré au sol par dépôt humide ou sec et peut ensuite entrer dans
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