Concepts de base pour une évaluation dosimétrique
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- La
p h o to c o p ie non
a u to ris é e est un
d é lit
(DCC) dits unitaires exprimés en Gy absorbé par l’organisme cible en fonction du
temps et par Bq/masse ou par Bq/volume délivré par la source (milieu extérieur
ou organisme). Le calcul in toto dans sa version simplifiée travaille selon l’hypothèse du dépôt homogène du radionucléide à l’intérieur de l’organisme.
3.2. Définition du domaine des faibles doses
Les rayonnements ionisants sont des carcinogènes connus. Des études épidémiologiques ont permis d’estimer le risque de développer un cancer radioinduit chez les survivants d’Hiroshima et Nagasaki. Ces données fournissent
la meilleure estimation du risque après exposition à des doses comprises entre
200 mGy et 2,5 Gy pour des rayonnements de type rayons X ou gammas. Cependant, pour des doses inférieures à 100 mGy le risque est incertain et fait depuis
des décennies l’objet de multiples controverses. Il est probable que des études
comparatives sur des populations soumises à différents niveaux d’irradiation naturelle permettront de conclure (Nair, 2009; Chen, 1991 ; Tao, 2000). Pour l’instant,
il n’a été montré aucune différence dans l’incidence d’apparition de cancers ou
de malformations congénitales entre des populations exposées à de forts niveaux
d’irradiation (jusqu’à 100 mSv par an) et celles soumises à de faibles niveaux (de
l’ordre de 2 mSv par an). D’autre part, près des installations nucléaires, on n’observe pas d’augmentation significative de l’incidence des cancers solides ou des
leucémies (Hill et Laplanche, 1990; Hattchouel et al., 1996; White-Koning et al.,
2004). Il est de toute façon admis que l’incidence élevée des cancers dans la population générale non exposée permet difficilement de discerner une augmentation
liée à une exposition à de faibles doses de rayonnements ionisants. Cependant,
l’absence d’effets décelables ne permet pas d’exclure l’existence d’un risque. De
ce fait, l’estimation des risques pour des faibles doses d’irradiation, est basée sur
l’extrapolation des effets observés à fortes doses (figure 2). Une relation linéaire
sans seuil (en anglais : « linear non-threshold relationship » (LNT)) est utilisée
pour évaluer l’effet des faibles doses : il s’agit d’une relation sans dose limite de
rayonnement au-dessous de laquelle l’irradiation n’a pas d’effet.
L’ICRP 99 (2005) a retenu la relation linéaire sans seuil, fondée sur une relation de proportionnalité entre le risque et la dose reçue, pour laquelle l’estimation
de risque est la plus élevée, dans une logique de prudence et de simplification de
la gestion du risque.
En fonction des mécanismes biologiques sollicités (induction d’aberrations
chromosomiques ou de mutations), on identifie :
- une relation linéaire entre dose et effet;
- une relation non linéaire entre dose et effet;
- l’existence d’un seuil d’irradiation au-dessous duquel l’irradiation n’a pas
d’effet ;
- un effet bénéfique des faibles doses d’irradiation ou hormesis (UNSCEAR,
2000d; Feinendegen, 2005 ; Cuttier, 2009).
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(DCC) dits unitaires exprimés en Gy absorbé par l’organisme cible en fonction du
temps et par Bq/masse ou par Bq/volume délivré par la source (milieu extérieur
ou organisme). Le calcul in toto dans sa version simplifiée travaille selon l’hypothèse du dépôt homogène du radionucléide à l’intérieur de l’organisme.
3.2. Définition du domaine des faibles doses
Les rayonnements ionisants sont des carcinogènes connus. Des études épidémiologiques ont permis d’estimer le risque de développer un cancer radioinduit chez les survivants d’Hiroshima et Nagasaki. Ces données fournissent
la meilleure estimation du risque après exposition à des doses comprises entre
200 mGy et 2,5 Gy pour des rayonnements de type rayons X ou gammas. Cependant, pour des doses inférieures à 100 mGy le risque est incertain et fait depuis
des décennies l’objet de multiples controverses. Il est probable que des études
comparatives sur des populations soumises à différents niveaux d’irradiation naturelle permettront de conclure (Nair, 2009; Chen, 1991 ; Tao, 2000). Pour l’instant,
il n’a été montré aucune différence dans l’incidence d’apparition de cancers ou
de malformations congénitales entre des populations exposées à de forts niveaux
d’irradiation (jusqu’à 100 mSv par an) et celles soumises à de faibles niveaux (de
l’ordre de 2 mSv par an). D’autre part, près des installations nucléaires, on n’observe pas d’augmentation significative de l’incidence des cancers solides ou des
leucémies (Hill et Laplanche, 1990; Hattchouel et al., 1996; White-Koning et al.,
2004). Il est de toute façon admis que l’incidence élevée des cancers dans la population générale non exposée permet difficilement de discerner une augmentation
liée à une exposition à de faibles doses de rayonnements ionisants. Cependant,
l’absence d’effets décelables ne permet pas d’exclure l’existence d’un risque. De
ce fait, l’estimation des risques pour des faibles doses d’irradiation, est basée sur
l’extrapolation des effets observés à fortes doses (figure 2). Une relation linéaire
sans seuil (en anglais : « linear non-threshold relationship » (LNT)) est utilisée
pour évaluer l’effet des faibles doses : il s’agit d’une relation sans dose limite de
rayonnement au-dessous de laquelle l’irradiation n’a pas d’effet.
L’ICRP 99 (2005) a retenu la relation linéaire sans seuil, fondée sur une relation de proportionnalité entre le risque et la dose reçue, pour laquelle l’estimation
de risque est la plus élevée, dans une logique de prudence et de simplification de
la gestion du risque.
En fonction des mécanismes biologiques sollicités (induction d’aberrations
chromosomiques ou de mutations), on identifie :
- une relation linéaire entre dose et effet;
- une relation non linéaire entre dose et effet;
- l’existence d’un seuil d’irradiation au-dessous duquel l’irradiation n’a pas
d’effet ;
- un effet bénéfique des faibles doses d’irradiation ou hormesis (UNSCEAR,
2000d; Feinendegen, 2005 ; Cuttier, 2009).
