Mécanismes de la transcription et de la traduction
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(5) ■ Pour toute traduction, on a besoin d’un dictionnaire :
c’est le code génétique, constitué de 64 codons. C’est un
code à trois lettres (c’est-à-dire trois nucléotides, ou triplet, ou codon).
7.
(1) □ Le code est dit non chevauchant, c’est-à-dire que
l’ARNm est traduit régulièrement triplet après triplet,
dans un seul cadre de lecture. On peut utiliser exceptionnellement (exemple du phage cadres de lecture, selon que l’on commence la traduction à la 2e lettre ou à la 3e lettre du codon : ainsi, des
gènes qui se recouvrent peuvent être lus selon deux
cadres de lecture différents .
(2) ■ Le déchiffrage du code génétique est une découverte
des années 1960. Des expériences ont consisté à fabriquer in vitro des ARNm synthétiques monotones : par
exemple, polyU, polyA, puis polyAG... Utilisés dans
des expériences de traduction (avec les autres outils
nécessaires à ce processus), on a obtenu avec ces ARNm
particuliers (polyU), un polypeptide constitué uniquement de phénylalanine, (poly A), un polypeptide constitué uniquement de lysine...
(3) □ Seul le codon AUG sert de codon d'initiation, alors que
UAA, UAG et UGA sont des codons de fin de lecture
encore appelés codons stop.
(4) ■ Le code est le même pour tous les organismes : on le dit
universel. Mais des différences ont été trouvées dans
l’ADN de mitochondries de cellules humaines chez lesquelles par exemple AUA ne correspond pas à Ile mais
à Met, et UGA est devenu un codon Trp. On trouve
également une exception chez la paramécie (protozoaire) où UAA n’est pas un codon stop mais un codon
Gin.
(5) □ On dit qu’il est dégénéré car un même acide aminé peut
être codé par plusieurs codons différents. Ce terme n est
pas péjoratif ; au contraire, c'est un avantage. Cela constitue une protection vis à vis des mutations qui pourraient
se produire (exemple : sérine, codons : UCU, UCC,
UCA, UCG ; un changement de la dernière lettre n'a
aucun effet).
Voir figure 9, page 142.
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