forme ou globuleuse. Opercule corné,
plus petit que l’ouverture. - GENRES :
Sinuni Rôding 1798 (syn. : Ectosinum Iredale 1931; Sigaretus Lamarck 1799);
Eunaticina P. Fischer 1885; Globisinum
Marwick 1924; Haliotinella Souverbie
1875; etc.
Super-famille : Tonnoidea Suter
1913 (1825)
(Cassidoidea Latreille 1825 ; Cymatioidea
Iredale 1915)
Coquille petite à très grande (de 8 à plus
de 400 mm de haut) [Charonia tritonis
(Linné 1758)], forme et sculpture très
variables, conique-ovoïde et ventrue ou en
tonneau, à spire plus ou moins basse et
grand dernier tour. Ouverture à labre
denté, plis du côté de la columelle. Long
canal siphonal étroit au bord inférieur de
l’ouverture; les Bursidés possèdent en
outre un canal exhalant à l’extrémité supérieure. Surface en général à sculpture spiralée, blanchâtre à brunâtre, souvent avec
des taches ou des bandes de couleur.
Sculpture variable, allant de bandes spiralées simples à un entrecroisement complexe d’éléments axiaux et spiralés. Présence de varices chez les Ranellidés,
Bursidés, Personidés, quelques espèces de
Tonnidés et de Cassidés, mais pas chez les
Ficidés, Laubierinidés, Pisanianuridés ni
chez la plupart des Tonnidés. Opercule
allongé, demi-circulaire ou absent (chez
les Tonnidés adultes et dans le genre
Ficus). Les animaux ont une longue
trompe pleurembolique; ils se nourrissent
d’Échinodermes, de Crustacés et d’autres
petits animaux marins, dont ils attaquent
la carapace calcaire à l’aide d’une sécrétion
acide qui paralyse l’organisme et perfore le
test. En 1854, le naturaliste Troschel examinait un exemplaire de Tonna galea
(Linné 1758) en Sicile, quand brusquement l’animal excité projeta sa salive à
50 cm de distance sur des dalles de marbre
qui se couvrirent aussitôt d’une écume
abondante. Les études ultérieures ont
montré qu’en dehors des Tonnidés, les
Casques, les Tritons poilus, les Tritonsconques et les Ranelles (Cassidae, Cymatiidae, Bursidae) ont aussi des glandes salivaires qui produisent une sécrétion acide
(il s’agirait d’asparagine et d’acide sulfurique à 2-5 % et peut-être aussi une neurotoxine aux propriétés paralysantes) (v.
Conoidea). Avec cette arme chimique ils
immobilisent leur proie et en dissolvent la
carapace calcaire de sorte quelle n’offre
plus de résistance sérieuse à leur radula. Le
Cassis qui attaque un Oursin commence
par inspecter sa future victime avec soin.
Du pied, il en couche les piquants, pendant que sa trompe tâte la surface, à la
recherche d’un emplacement favorable à
l’émission d’acide. À l’inverse des Conoidea qui étourdissent leur proie par une
injection sous-cutanée, les Tonnoidea
déposent leur sécrétion anesthésiante sur
une petite surface du tégument. Cette
sécrétion est également utilisée pour la
défense.
Famille : Tonnidae Suter 1913 (1825)
[nomen validatum, CINZ, art. 40b
(Doliacea Latreille 1825)
(ill. 25 et pl. 24-25)
(Tonnes, Doliums; Tun Shells). Coquille
assez grande, entre 40 mm et 300 mm
max. [Tonna galea (Linné 1758)], relativement fine et légère, à spire basse et grand
dernier tour. Sculpture spiralée (en général pas de varices). Bord du labre à peine
épaissi. Profond repli siphonal au bord
inférieur de l’ouverture. Grand pied, pas
d’opercule chez les adultes. Le proboscis
très large, la mâchoire en crochet et une
radula taenioglosse modifiée permettent à
l’animal d’arracher de gros morceaux à sa
proie et de les avaler entiers. Mers tropicales à tempérées, jusqu’à plus de 5000 m
de profondeur. - GENRES : Tonna Brünnich
1772; Eudolium Dall 1889; Malea Valenciennes 1833.
88
Précédent

- 93/328

Suivant