Ordre : Patellogastropoda
LlNDBERG 1986
(Docoglossa Troschel 1866)
Le nom de Patellogastropoda remplace
celui, traditionnel, de Docoglossa. Il est
plus approprié, car F adjectif docoglosse
s’applique non seulement aux Patelles,
mais aussi au type de radula que l’on
trouve chez les Polyplacophores, les
Monoplacophores et les Scaphopodes.
Sous-ordre : Patellina
vonIhering 1876
Super-famille : Patelloidea
Rafinesque 1815
Patelles. Coquille de taille variable,
conique ou en capuchon, de hauteur
variable; ouverture ovale, un peu plus
étroite en avant; apex plus ou moins antérieur, souvent érodé par suite des conditions auxquelles la coquille est soumise
dans la zone du ressac. Coquille lisse plus
ou moins fortement costulée radialement
avec des stries d’accroissement concentriques. Intérieur souvent très coloré, avec
une impression musculaire en forme de
fer à cheval, ouverte en avant. Radula
docoglosse, différant de la radula rhipidoglosse ou taenioglosse des autres Archaeogastropoda, avec lesquels le groupe était
classé, par le petit nombre de dents marginales (les dents médianes et latérales ou
intermédiaires sont durcies par des dépôts
de sels minéraux) et par la rigidité (radula
de type stéréoglosse).
Pas de sinus anal sur le bord de l’ouverture (l’inhalation et l’exhalation de l’eau
ainsi que l’expulsion des déchets se font
entre le corps et le bord du manteau).
Branchies primaires disparues et remplacées par des formations secondaires ayant
l’aspect de filaments branchiaux disposés
en couronne (Patellidae) ou par une branchie nue bipectinée (Acmaeidae). Pas
d’opercule. - Habitent les parties supérieure et moyenne de la zone tidale ; le jour
se fixent aux rochers, la nuit, broutent les
algues, décrivant un cercle et revenant
toujours à leur lieu de repos. On trouve
souvent les traces de ces déplacements
sous forme d’empreinte sur le substrat. Le
bord de la coquille s’adapte aux inégalités
du rocher. Les animaux vont dans toutes
les directions mais parcourent seulement
quelques centimètres quand les algues
abondent. Des observations ont montré
qu’il existe un rapport direct entre la hauteur de la coquille et le lieu où vit l’animal
dans la zone tidale. Les Mollusques qui se
trouvent à un niveau assez bas ont une
coquille trapue, en forme de bouclier tandis que ceux des niveaux plus élevés et
temporairement asséchés ont une coquille
plus haute. Il est possible que ces derniers
aient le besoin d’emmagasiner d’avantage
d’eau de respiration afin de supporter la
privation périodique du liquide.
Plusieurs centaines d’espèces répandues
sur toutes les côtes rocheuses.
Famille : Patellidae Rafinesque 1815
(ill. 37-39 et pl. 3)
(Patelles, Berniques; True Limpets).
Coquille de taille variable, inférieure à
20 mm [Helcion pellucidus (Linné 1758)] ou
supérieure à 150 mm, cas extrême 350 mm
[Patella mexicana Broderip & Sowerby
1829 - la plus grande patelle vivante].
- GENRES : Patella Linné 1758 (sous-genres :
Ancistromesus Dall 1871 ; Cymbula H. & A.
Adams 1854; Laevipatella Pallary 1920,
Olana H. & A. Adams 1854; Patellastra
Monterosato 1884; Patellidea Thiele 1891 ;
Patellona Thiele 1891; Penepatella Iredale
1929; Scutellastra H. & A. Adams 1854);
Helcion Montfort 1810 (syn. Patina Leach
in J.E. Gray 1847) (sous-genres : Ansates
Sowerby 1839; Patinastra Thiele 1891).
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