femelles (Patella vulgata). Chez les mâles,
une évagination du côté droit de la tête (en
général) sert de pénis; cet organe peut se
résorber ou tomber après la copulation. La
structure de l’appareil reproducteur
femelle est complexe. L’oviducte comporte un conduit permettant la sortie des
œufs et un autre servant à l’admission des
spermatoïdes.
Abstraction faite de quelques espèces
vivipares et des Pulmonés, le développement des Gastéropodes comprend plusieurs stades larvaires successifs (larve trochophore et véligère planctonique, larve
nageuse et rampante, larve rampante).
Cependant, la larve trochophore, ciliée, de
quelques Vetigastropoda nage librement
(larve nageuse). La larve véligère doit son
nom à un organe pair en forme de voile
(vélum), cilié sur les bords, qui assure sa
locomotion. Elle peut parcourir de plus
grandes distances que le Mollusque adulte
(c’est à ce stade que les espèces fixées se
dispersent). Le stade véligère existe chez la
plupart des Eogastropoda et Orthogastropoda marins. De nombreux Opisthobranchia se déplacent en rampant quand ils
sortent de l’œuf.
Distribution
Les Gastéropodes sont répandus dans les
mers, les eaux douces et sur la terre. Outre
l’humidité, la température, l’éclairement
et la salure ont une grande influence sur
leur répartition. Les Gastéropodes sont
surtout marins (seuls quelques groupes
vivent dans les eaux douces et les Pulmonés sur la terre ferme). Ils font partie de la
faune benthique (du grec benthos, profondeur) qui fréquente le fond de la mer
et qui s’oppose, d’une part au plancton
pélagique (de pleine mer) qui se déplace
passivement, et d’autre part au pleuston
qui flotte à la surface ainsi qu’au necton
(ensemble des animaux nageant activement).
On les trouve depuis la zone tropicale
jusqu’aux contrées arctiques. Dans le sens
vertical, ils vivent depuis les roches encore
arrosées par les embruns (limite supérieure de la zone tidale) jusqu’aux plus
grandes profondeurs. Les sols rocheux,
vaseux et sablonneux du littoral et de la
zone sublittorale sont particulièrement
riches en espèces (cette partie de la côte est
comprise entre l’extrémité supérieure de
la zone d’influence des vagues et le début
du talus continental). À plus grande profondeur, le nombre des espèces diminue.
Quelques formes spécialisées ont un genre
de vie pélagique (Atlantidae, Janthina, ces
dernières faisant partie du pleuston). Les
rochers, les coraux, les sables et les vases
sont occupés par des espèces adaptées à
ces différents substrats.
La richesse faunistique des différentes
régions zoogéographiques (zones où les
conditions de vie se ressemblent, voir
tableaux pp. 39-41) se reflète dans la plus
ou moins grande longueur des listes d’espèces.
Sources hydrothermales
En 1977, les géologues américains J. B.
Corliss et J. M. Edmond atteignaient, avec
un sous-marin d’exploration, le sommet
de la dorsale océanique du Pacifique. Ils
firent alors sensation en découvrant, à plus
de 3000 m de profondeur, une faune
abondante (Bivalves, Crustacés, Anémones de mer, etc.) au lieu du désert de
basalte auquel ils s’attendaient. D’autres
expéditions révélèrent que dans les zones
d’écartement de la croûte terrestre, il existe
sur le fond des océans des cheminées de
5 m de haut, par où jaillit, comme un
panache de fumée, une eau chaude pouvant atteindre 350 °C. Cette eau est riche
en hydrogène sulfuré, sels minéraux et
composés d’azote. Les composés métalliques solubles précipitent en sulfure de
métal noir et sortent de ces «fumeurs»
(«Black Smokers»),
Ces sources hydrothermales forment un
écosystème qui leur est propre et qui comporte à ce jour jusqu’à 400 espèces ani38
une évagination du côté droit de la tête (en
général) sert de pénis; cet organe peut se
résorber ou tomber après la copulation. La
structure de l’appareil reproducteur
femelle est complexe. L’oviducte comporte un conduit permettant la sortie des
œufs et un autre servant à l’admission des
spermatoïdes.
Abstraction faite de quelques espèces
vivipares et des Pulmonés, le développement des Gastéropodes comprend plusieurs stades larvaires successifs (larve trochophore et véligère planctonique, larve
nageuse et rampante, larve rampante).
Cependant, la larve trochophore, ciliée, de
quelques Vetigastropoda nage librement
(larve nageuse). La larve véligère doit son
nom à un organe pair en forme de voile
(vélum), cilié sur les bords, qui assure sa
locomotion. Elle peut parcourir de plus
grandes distances que le Mollusque adulte
(c’est à ce stade que les espèces fixées se
dispersent). Le stade véligère existe chez la
plupart des Eogastropoda et Orthogastropoda marins. De nombreux Opisthobranchia se déplacent en rampant quand ils
sortent de l’œuf.
Distribution
Les Gastéropodes sont répandus dans les
mers, les eaux douces et sur la terre. Outre
l’humidité, la température, l’éclairement
et la salure ont une grande influence sur
leur répartition. Les Gastéropodes sont
surtout marins (seuls quelques groupes
vivent dans les eaux douces et les Pulmonés sur la terre ferme). Ils font partie de la
faune benthique (du grec benthos, profondeur) qui fréquente le fond de la mer
et qui s’oppose, d’une part au plancton
pélagique (de pleine mer) qui se déplace
passivement, et d’autre part au pleuston
qui flotte à la surface ainsi qu’au necton
(ensemble des animaux nageant activement).
On les trouve depuis la zone tropicale
jusqu’aux contrées arctiques. Dans le sens
vertical, ils vivent depuis les roches encore
arrosées par les embruns (limite supérieure de la zone tidale) jusqu’aux plus
grandes profondeurs. Les sols rocheux,
vaseux et sablonneux du littoral et de la
zone sublittorale sont particulièrement
riches en espèces (cette partie de la côte est
comprise entre l’extrémité supérieure de
la zone d’influence des vagues et le début
du talus continental). À plus grande profondeur, le nombre des espèces diminue.
Quelques formes spécialisées ont un genre
de vie pélagique (Atlantidae, Janthina, ces
dernières faisant partie du pleuston). Les
rochers, les coraux, les sables et les vases
sont occupés par des espèces adaptées à
ces différents substrats.
La richesse faunistique des différentes
régions zoogéographiques (zones où les
conditions de vie se ressemblent, voir
tableaux pp. 39-41) se reflète dans la plus
ou moins grande longueur des listes d’espèces.
Sources hydrothermales
En 1977, les géologues américains J. B.
Corliss et J. M. Edmond atteignaient, avec
un sous-marin d’exploration, le sommet
de la dorsale océanique du Pacifique. Ils
firent alors sensation en découvrant, à plus
de 3000 m de profondeur, une faune
abondante (Bivalves, Crustacés, Anémones de mer, etc.) au lieu du désert de
basalte auquel ils s’attendaient. D’autres
expéditions révélèrent que dans les zones
d’écartement de la croûte terrestre, il existe
sur le fond des océans des cheminées de
5 m de haut, par où jaillit, comme un
panache de fumée, une eau chaude pouvant atteindre 350 °C. Cette eau est riche
en hydrogène sulfuré, sels minéraux et
composés d’azote. Les composés métalliques solubles précipitent en sulfure de
métal noir et sortent de ces «fumeurs»
(«Black Smokers»),
Ces sources hydrothermales forment un
écosystème qui leur est propre et qui comporte à ce jour jusqu’à 400 espèces ani38
