PLANCHE 14
1, la Xenophora (Xenophora) pallidula (Reeve 1842) -Xenophora japonais (Pallid Carrier
Shell) - Coquille conique. Base blanche à beige clair avec des sculptures radiales et spiralées.
L’animal rassemble dans son entourage des coquilles de Bivalves et de Gastéropodes, de
petits graviers et les colle sur sa propre coquille en les disposant radialement. Les objets
longs et pointus, comme les coquilles de Gastéropodes, sont fixés par une extrémité et placé
à intervalles comme des rayons. - Les coquilles de Bivalves sont tournées de telle sorte que
l’intérieur soit dirigé vers le haut; elles sont collées par le bord. Selon la nature du fond, on
distingue des Xenophoras collectionneurs de coquilles (conchyliologues) ou de cailloux
(géologues). - Largeur de la coquille : environ 5 cm. Pacifique occidental, surtout Japon
(Kii) vers 50 m de profondeur. - Xenophora corrugata (Reeve 1842), espèce voisine, a des
lignes radiales brunes à la base. 5 cm. Océan Indien et Pacifique occidental - En Méditerranée et dans l’Atlantique voisin, Xenophora crispa (KOnig 1825), syn. : mediterranea Tiberi
1863.4 cm. - Afrique occidentale : Xenophora senegalensis P. Fischer 1873,4 cm (considéré
comme synonyme de crispa). - La coquille du sous-genre Xenophora est imperforée.
2, 2a Xenophora (Stellaria) Solaris (Linné 1764) - Xenophora solaire (Sunburst Carrier
Shell) - (Sunburst = brusque apparition du soleil à travers les nuages) - Coquille conique,
brun clair, mince, pourvue à la périphérie d’expansions calcaires creuses, rayonnantes (servant sans doute de stabilisateurs). La coquille ne porte que peu ou pas d’objets étrangers.
Ombilic profond. - Depuis 1705, année où fut trouvé le premier spécimen, les collectionneurs considéraient Stellaria comme une grande rareté, mais après la Seconde Guerre mondiale des chalutiers philippins en ont rapporté de grandes quantités, et maintenant on la
vend plus couramment. 8,5 cm. Océan Indien et Pacifique occidental (Kao-hsiung, Taiwan),
Afrique du Sud. - Haliphoebus P. Fischer 1879 est synonyme de Stellaria.
3 Aporrhais senegalensis Gray 1838 - La plus petite espèce du genre. Chaque tour porte une
spirale périphérique de tubercules. Le labre, élargi possède 4 expansions digitées plus ou
moins nettes (ou davantage), la supérieure étant contiguë à la spire. 18-25 mm. Côte
d’Afrique occidentale, région équatoriale (Joal-Fadiout, Sénégal).
4 Aporrhais pespelecani (Linné 1758) - Pied-de-pélican (Pélicans Foot, angl.; Pelikanfuss,
ail. ; Zamarugola, ital. ; Pelikanovo Stopalo, serbo-croate) — Tous les tours ont de fortes côtes
tuberculées. Le dernier en a deux supplémentaires qui se terminent en plis dans la partie
dilatée du labre (digitations) et lui donnent l’aspect d’une patte d’oiseau nageur. Canal
siphonal long (souvent considéré à tort comme un autre « doigt »). Atteint 4 cm. Europe, des
côtes norvégiennes à la Méditerranée, à des profondeurs variant entre 10 et 130 m. Au cours
de ses déplacements l’animal s’appuie sur ses «doigts». Il lui faut de 15 à 30 secondes pour
faire un « pas ».
5 Aporrhais serreseanus (Michaud 1828) - Quatre digitations plus fines et plus longues (en
dehors du canal siphonal, plus long lui aussi). Tubercules plus nombreux. 4 cm. Méditerranée. Entre 75 et 2000 m de profondeur.
6 Struthiolaria papulosa (Martyn 1784) - (Ostrich-Foot Shells; Straufienfufischnecke)
- Atteint 80 mm. Nouvelle-Zélande (Timaru). - La sous-espèce papulosa gigas Sowerby
1842, plus méridionale, au large de l’île Stewart et d’Eastern Otago, atteint 9 cm de haut.
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