dés et forment un réseau de feuillets
(Pseudolamellibranchia) ou bien sont
réunis par des jonctions tissulaires de sorte
que le sang peut passer de l’un à autre
(Eulamellibranchia). Dans ce cas existent
des feuillets à double paroi qui peuvent se
replier, ce qui augmente leur efficacité
(Ostrea).
Chez quelques espèces vivant exclusivement dans les profondeurs marines (Lyonsiella, Poromya, Cuspidaria), la cavité palléale est divisée en une chambre inférieure
et une chambre supérieure par une cloison
horizontale (septum) percée de nombreux
pores. Cette cloison se soulève et s’abaisse
rythmiquement quatre à six fois par
minute comme un diaphragme et un courant d’eau la traverse. Comme ces animaux occupent une position dorso-ventrale quand ils sont dans la vase, les
particules alimentaires se déposent sur le
septum et, de là, glissent vers la bouche
(groupe des Septibranchia).
La fermeture de la coquille est assurée
par des muscles adducteurs qui relient les
deux valves. De nombreuses espèces possèdent deux muscles adducteurs, l’un
antérieur (souvent atrophié) et l’autre
postérieur. L’antérieur peut même disparaître entièrement; dans ce cas (Limidae,
Ostreidae, Pectinidae, Pteriidae, etc.) le
muscle postérieur occupe une position
centrale dans la coquille. Les surfaces d’insertion des muscles adducteurs sont
visibles sur la face interne des valves où
elles forment des impressions musculaires.
Chez de nombreuses espèces (Area,
Mytilus, Pecten, Pinna), les fils de byssus
pioduits par des glandes durcissent dans
1 eau; ils ont une grande importance car ils
fixent 1 animal aux rochers, pierres et
autres supports fermes. La sécrétion prend
la forme d un écheveau en passant dans
un sillon du pied, et l’extrémité de celui-ci
colle les fils sur le substrat. L’animal fixé
peut ultérieurement se détacher en décollant d’un bloc le byssus durci (Pinctada)
ou en enlevant les fils un par un (Mytilus).
Dans l’Antiquité, les fils résistants et
soyeux du byssus des Pinnes ou Jambonneaux servaient à tisser des vêtements.
La coquille
La coquille des Bivalves comprend deux
parties (les valves) reliées dorsalement par
un ligament élastique. Sa forme varie : elle
peut être plus ou moins comprimée
(convexe), arrondie, ovoïde, elliptique,
cunéiforme, rostrée, ou avoir la forme
d’un fourreau. Les extrémités antérieure et
postérieure sont souvent nettement différenciées, la première étant parfois arrondie, la seconde effilée, parfois tronquée. Le
plus souvent, les valves sont symétriques et
disposées de telle sorte que leurs bords
obturent parfaitement la cavité palléale.
Mais il y a aussi des coquilles béantes et
chez certaines une des deux valves fait plus
ou moins saillie par rapport à l’autre. Parfois les deux valves n’ont pas la même
courbure (elles sont dites pleurothétiques)
et ceci est dû le plus souvent au genre de
vie, l’animal reposant sur l’une d’elles
(Pectinidae) ou bien parce que la fixation
sur le substrat se fait par une seule valve
(Chamidae, Ostreidae, Spondylidae). La
valve inférieure est plus bombée, la supérieure plus aplatie, souvent comme un
couvercle. - La coquille des Tellinidae et
des Semelidae peut également présenter
une courbure latérale à son extrémité postérieure.
Le ligament qui unit les deux valves est
souvent formé de plusieurs couches et se
compose alors d’une portion externe et
d’une portion interne qui ne travaillent
pas de la même façon quand la coquille se
ferme (tension pour la couche externe et
compression pour la couche interne). Le
ligament se tend lors de la fermeture. Dès
que les muscles adducteurs se relâchent, la
couche interne, en partie située dans la
charnière, ouvre la coquille en écartant les
deux valves.
Souvent cette couche interne constitue
le cartilage ou résilium, formé de résiline,
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(Pseudolamellibranchia) ou bien sont
réunis par des jonctions tissulaires de sorte
que le sang peut passer de l’un à autre
(Eulamellibranchia). Dans ce cas existent
des feuillets à double paroi qui peuvent se
replier, ce qui augmente leur efficacité
(Ostrea).
Chez quelques espèces vivant exclusivement dans les profondeurs marines (Lyonsiella, Poromya, Cuspidaria), la cavité palléale est divisée en une chambre inférieure
et une chambre supérieure par une cloison
horizontale (septum) percée de nombreux
pores. Cette cloison se soulève et s’abaisse
rythmiquement quatre à six fois par
minute comme un diaphragme et un courant d’eau la traverse. Comme ces animaux occupent une position dorso-ventrale quand ils sont dans la vase, les
particules alimentaires se déposent sur le
septum et, de là, glissent vers la bouche
(groupe des Septibranchia).
La fermeture de la coquille est assurée
par des muscles adducteurs qui relient les
deux valves. De nombreuses espèces possèdent deux muscles adducteurs, l’un
antérieur (souvent atrophié) et l’autre
postérieur. L’antérieur peut même disparaître entièrement; dans ce cas (Limidae,
Ostreidae, Pectinidae, Pteriidae, etc.) le
muscle postérieur occupe une position
centrale dans la coquille. Les surfaces d’insertion des muscles adducteurs sont
visibles sur la face interne des valves où
elles forment des impressions musculaires.
Chez de nombreuses espèces (Area,
Mytilus, Pecten, Pinna), les fils de byssus
pioduits par des glandes durcissent dans
1 eau; ils ont une grande importance car ils
fixent 1 animal aux rochers, pierres et
autres supports fermes. La sécrétion prend
la forme d un écheveau en passant dans
un sillon du pied, et l’extrémité de celui-ci
colle les fils sur le substrat. L’animal fixé
peut ultérieurement se détacher en décollant d’un bloc le byssus durci (Pinctada)
ou en enlevant les fils un par un (Mytilus).
Dans l’Antiquité, les fils résistants et
soyeux du byssus des Pinnes ou Jambonneaux servaient à tisser des vêtements.
La coquille
La coquille des Bivalves comprend deux
parties (les valves) reliées dorsalement par
un ligament élastique. Sa forme varie : elle
peut être plus ou moins comprimée
(convexe), arrondie, ovoïde, elliptique,
cunéiforme, rostrée, ou avoir la forme
d’un fourreau. Les extrémités antérieure et
postérieure sont souvent nettement différenciées, la première étant parfois arrondie, la seconde effilée, parfois tronquée. Le
plus souvent, les valves sont symétriques et
disposées de telle sorte que leurs bords
obturent parfaitement la cavité palléale.
Mais il y a aussi des coquilles béantes et
chez certaines une des deux valves fait plus
ou moins saillie par rapport à l’autre. Parfois les deux valves n’ont pas la même
courbure (elles sont dites pleurothétiques)
et ceci est dû le plus souvent au genre de
vie, l’animal reposant sur l’une d’elles
(Pectinidae) ou bien parce que la fixation
sur le substrat se fait par une seule valve
(Chamidae, Ostreidae, Spondylidae). La
valve inférieure est plus bombée, la supérieure plus aplatie, souvent comme un
couvercle. - La coquille des Tellinidae et
des Semelidae peut également présenter
une courbure latérale à son extrémité postérieure.
Le ligament qui unit les deux valves est
souvent formé de plusieurs couches et se
compose alors d’une portion externe et
d’une portion interne qui ne travaillent
pas de la même façon quand la coquille se
ferme (tension pour la couche externe et
compression pour la couche interne). Le
ligament se tend lors de la fermeture. Dès
que les muscles adducteurs se relâchent, la
couche interne, en partie située dans la
charnière, ouvre la coquille en écartant les
deux valves.
Souvent cette couche interne constitue
le cartilage ou résilium, formé de résiline,
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