Classe : Bivalvia
Linné 1758 (Bivalves)
(Acephala Cuvier 1798;
Lamellibranchia Blainville 1824;
Pelecypoda Goldfuss 1820)
Mollusques vivant exclusivement dans
l’eau. En général, corps à symétrie bilatérale, comprimé latéralement, protégé par
une coquille à deux valves qui, le plus souvent, est suffisamment vaste pour contenir
l’animal tout entier. Respiration branchiale. Tête réduite à la bouche : pharynx
et radula font défaut. Se nourrissent en filtrant des particules alimentaires en suspension dans l’eau. Sexes généralement
séparés, mais il existe aussi des espèces
hermaphrodites et certaines, protandriques, dont les animaux changent de
sexe (Huîtres). La fécondation a lieu dans
l’eau libre ou dans la cavité palléale (incubation).
Organisation interne des Bivalves
Le nombre de Bivalves qui rampent sur le
substrat est peu élevé et il s’agit surtout de
jeunes animaux. La majorité s’enfouissent
dans les sédiments à l’aide de leur pied
turgescent. D’autres, tout à fait sédentaires, s’attachent à un support solide à
I aide de fils de byssus (Mytilus), se fixent
par l’une de leurs valves (Ostrea) ou enfin
s enfoncent dans le bois ou une roche
tendre (Teredo, Petricola, Pholas). Solemya,
Ensis et Solen nagent en chassant l’eau qui
se trouve dans la cavité palléale, par des
fentes situées au bord postérieur des
valves. Pecten et Lima ouvrent et ferment
leurs valves comme un soufflet et peuvent
diiiger le flux d’eau expulsée dans deux
diiections différentes. L’atrophie de la tête
s explique par le mode d’alimentation qui
entraîne à son tour des réactions lentes et
une faible motilité (sauf quand l’animal se
défend). Seules les parties indispensables à
1 absorption de la nourriture (bouche et
annexes) subsistent. Les branchies servent
à la fois d’appareil respiratoire et de filtre
pour les aliments.
Le corps est entouré des deux côtés par
les vastes lobes du manteau qui pendent
de la région dorsale et doublent les deux
valves. Chez certaines espèces, les bords du
manteau sont libres et présentent des
bourrelets dont l’un produit la coquille
tandis que l’autre remplit des fonctions
sensorielles (chez Pecten et Spondylus, le
bord du manteau porte des yeux). Un troisième pli règle l’admission et l’expulsion
de l’eau de respiration dans la cavité palléale pendant la nage.
Chez la plupart des Bivalves, les bords
du manteau se soudent à l’exception de
deux ouvertures postérieures pour l’accès
et la sortie de l’eau de respiration et d’un
orifice ventral pour le passage du pied.
Chez les espèces fouisseuses et foreuses, les
bords des deux ouvertures sont plus ou
moins allongés en siphons et il y a donc un
siphon efférent ou inhalant et un siphon
efférent ou exhalant. Tous deux peuvent se
souder et former un tuyau double, rétractable. Quand il est sorti, il est souvent plus
long que l’animal lui-même.
Le pied, extensible, situé ventralement,
a une forme différente selon qu’il sert à
ramper, creuser ou à fixer l’animal par des
fils de byssus (il peut avoir l’aspect d’un fer
de hache, d’une langue ou d’un ver). C’est
seulement chez quelques espèces des
genres Nucula, Glycymeris, Tellina et Venus
qu’il forme une véritable sole servant à la
reptation; dans la majorité des cas, c’est
un organe fouisseur, mais il peut servir à
monter ou à descendre dans le tube où vit
l’animal (Ensis). Chez les espèces sédentaires et nageuses il est souvent plus ou
moins atrophié.
Le mode d’alimentation est variable.
Les espèces primitives (Nucula par ex.)
sortent de la coquille leurs palpes labiaux
étirés en tentacule et prennent sur le fond
de la mer les Protozoaires, algues, œufs,
larves et autres petits organismes ou
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