tions : comment ranger et surtout comment classer les spécimens conservés? En
effet, il est impossible de comprendre les
autres amateurs, collectionneurs, marchands et savants si l’on ignore la systématique des différentes classes des Mollusques.
Ce livre répond à toutes ces questions. Il
présente des éléments de la Malacologie
(étude scientifique des Mollusques), décrit
les espèces caractéristiques, traite de leurs
rapports mutuels, mentionne leur habitat
et enfin explique comment les identifier,
les classer et les nommer.
Les Gastéropodes (y compris les
espèces terrestres et celles d’eau douce)
sont actuellement la classe de Mollusque
la plus importante : on connaît en effet
environ 105000 espèces dont la plupart
possède une coquille. En regard, il y a à
peu près 20000 espèces de Bivalves, tout
juste 800 Chitons, 500 à 600 Scaphopodes, 600 à 700 Céphalopodes et la classe
beaucoup plus restreinte des mollusques
vermiformes (Aplacophores, p. 26). On
comprendra aisément qu’il ait fallu faire
un choix dans cette multitude et seuls les
Mollusques marins pourvus d’une
coquille (Conchifères) ont été retenus.
Pour les illustrations, l’auteur a choisi
les espèces les plus faciles à acquérir, les
plus belles (qui sont de véritables pièces de
collection) et aussi celles qui sont relativement bon marché. Il leur a ajouté celles
qui étaient nécessaires pour que les
groupes systématiques les plus importants
soient tous représentés par quelques spécimens. Le collectionneur qui regardera les
planches reconnaîtra sans doute une
grande partie de «ses» coquillages. Les
photographies montrent des représentants de tous les grands groupes, choisis
parmi les espèces des côtes européennes et
des contrées les plus lointaines à l’exclusion d’exemplaires de musées. N’importe
quel amateur peut se procurer les espèces
décrites. On a renoncé à illustrer les
coquillages dont on connaît seulement
quelques exemplaires actuellement; il en a
été de même pour ceux qui en raison de
leur rareté (réelle ou supposée) ne sont
vendus qu’à des prix astronomiques.
On trouvera en fin de volume une liste
des principaux manuels d’identification
que le présent ouvrage ne prétend pas
remplacer mais auxquels il constitue en
quelque sorte une introduction.
La description des différentes unités
systématiques va jusqu’au niveau des
familles et des sous-familles. Celui qui
désirerait trouver celle des unités de rang
inférieur (genre, sous-genres) devra bon
gré mal gré consulter un des ouvrages
détaillés cités dans la bibliographie. Les
listes de noms de genres et de sous-genres
qui suivent les descriptions des familles
permettent également de connaître la
position systématique exacte des coquillages acquis, même si les indications qui
les accompagnent sont succinctes. Prenons l’exemple d’un débutant qui ne saurait où classer le coquillage appelé Levenia
coarctata. Après avoir cherché Levenia
dans l’index, il trouvera à la page 90 qu’il
s’agit d’un sous-genre de Cypraecassis faisant partie de la famille des Cassidae et de
la super-famille des Tonnoidea. Cypraecassis (Levenia) coarctata (Sowerby 1825)
est illustré et décrit sur la planche XXIII
(n° 8).
L’identification précise d’une espèce
suppose la connaissance de son nom
scientifique. Les noms des auteurs (naturalistes qui ont, les premiers, décrit les différentes espèces) ont été écrits en toutes
lettres car les abréviations si souvent
employées (L., Gm„ Lam., Payr., Sow., Qu.
& G., etc.) seraient incompréhensibles
pour le lecteur non familiarisé avec les
subtilités de la nomenclature scientifique.
A cette occasion, on notera que la plus
grande partie des espèces que nous
connaissons aujourd’hui a été décrite au
siècle dernier par un petit nombre de
savants. Le lecteur qui se demande la raison d’être de l’indication d’une année
10
Précédent

- 14/328

Suivant