Avant-propos
Cet ouvrage s’adresse à tous ceux qui s’intéressent aux coquillages marins et
contient les renseignements essentiels
nécessaires au naturaliste, au collectionneur ou au simple amateur.
La majorité des Mollusques - Gastéropodes et Bivalves - vivent dans la mer.
Leurs coquilles parsèment toutes les côtes,
plongeurs et pêcheurs les cherchent au
fond de l’eau et elles font l’objet d’un véritable commerce international. Elles retiennent l’attention par leurs formes et leurs
couleurs, mais il faut savoir comment les
obtenir. On ne doit pas s’imaginer qu’il
suffit de décider d’aller à tel ou tel endroit
pour en faire ample moisson. D’ailleurs,
les coquilles rejetées sur les côtes sont souvent abîrjiées. En outre, les rivages n’offrent pas tous les mêmes richesses. 11 ne
faut pas oublier que la plupart des espèces
- et souvent les plus belles - ne sont pas à
la portée de la main mais vivent dans des
mers lointaines et à de grandes profondeurs. D’ordinaire, l’amateur les connaît
seulement d’après des illustrations et, s’il
désire se les procurer, il devra les demander à ceux qui partagent sa passion (dans
son propre pays ou l’étranger) ou bien
acheter dans le commerce les coquillages
ramenés par les filets des pêcheurs indigènes. Dans bien des régions du monde, si
la demande pour ces «joyaux des mers»
améliore la vie des familles pauvres de
pêcheurs, elle contribue aussi au pillage de
la nature, par suite d’une commercialisation effrénée. Mais là n’est pas notre propos. Depuis quelque temps, le ramassage
des coquillages a d’ailleurs été interdit
dans certaines régions. En règle générale,
la disparition d espèces sur de grandes
surfaces n’est pas à imputer à la pêche,
mais à la destruction de leurs habitats par
d’autres facteurs. La collection de spécimens du monde vivant ou inerte a toujours été une tradition. Cette passion a ses
détracteurs, mais quel qu’ait été le but
recherché, des collections ont été constituées, certaines par des amateurs, et il n’est
pas rare que de nos jours elles soient à la
base des inventaires de muséums et institutions publiques. Dans le domaine des
Bivalves et Gastéropodes, il est pratiquement impossible d’acquérir une connaissance approfondie des espèces sans recourir à une collection de référence
soigneusement réalisée. La plupart du
temps, ces spécimens apportent aussi la
preuve de la présence ancienne ou actuelle
de l’espèce dans la région considérée.
Il est par ailleurs intéressant et nécessaire, sur le plan des connaissances générales, de ramasser les micromollusques
d’un fond marin quelconque, la poussière
de coquillages obtenue par dragage ou le
sable coquillier rapporté de vacances. Avec
un tuba on peut soi-même aller chercher
des échantillons du fond dans la zone de
balancement des marées. On pourra peutêtre aussi s’en faire offrir, avec un peu de
chance, par un malacologiste, voire échanger ou acheter un peu de poussière de
coquillages draguée à plus grande profondeur. Dans le catalogue des magasins spécialisés, la matière draguée est vendue au
kilo. Pour la sélection et l’examen, il faut
bien sûr un microscope (binoculaire), des
pinces en acier et autres instruments. Ceci
ne coûte toutefois pas plus que deux ou
trois coquillages colorés comptant parmi
les espèces particulièrement chères ou ce
que l’on dépense habituellement pour son
hobby.
C’est ainsi que l’on commence une collection, mais bientôt surgissent des ques8
Cet ouvrage s’adresse à tous ceux qui s’intéressent aux coquillages marins et
contient les renseignements essentiels
nécessaires au naturaliste, au collectionneur ou au simple amateur.
La majorité des Mollusques - Gastéropodes et Bivalves - vivent dans la mer.
Leurs coquilles parsèment toutes les côtes,
plongeurs et pêcheurs les cherchent au
fond de l’eau et elles font l’objet d’un véritable commerce international. Elles retiennent l’attention par leurs formes et leurs
couleurs, mais il faut savoir comment les
obtenir. On ne doit pas s’imaginer qu’il
suffit de décider d’aller à tel ou tel endroit
pour en faire ample moisson. D’ailleurs,
les coquilles rejetées sur les côtes sont souvent abîrjiées. En outre, les rivages n’offrent pas tous les mêmes richesses. 11 ne
faut pas oublier que la plupart des espèces
- et souvent les plus belles - ne sont pas à
la portée de la main mais vivent dans des
mers lointaines et à de grandes profondeurs. D’ordinaire, l’amateur les connaît
seulement d’après des illustrations et, s’il
désire se les procurer, il devra les demander à ceux qui partagent sa passion (dans
son propre pays ou l’étranger) ou bien
acheter dans le commerce les coquillages
ramenés par les filets des pêcheurs indigènes. Dans bien des régions du monde, si
la demande pour ces «joyaux des mers»
améliore la vie des familles pauvres de
pêcheurs, elle contribue aussi au pillage de
la nature, par suite d’une commercialisation effrénée. Mais là n’est pas notre propos. Depuis quelque temps, le ramassage
des coquillages a d’ailleurs été interdit
dans certaines régions. En règle générale,
la disparition d espèces sur de grandes
surfaces n’est pas à imputer à la pêche,
mais à la destruction de leurs habitats par
d’autres facteurs. La collection de spécimens du monde vivant ou inerte a toujours été une tradition. Cette passion a ses
détracteurs, mais quel qu’ait été le but
recherché, des collections ont été constituées, certaines par des amateurs, et il n’est
pas rare que de nos jours elles soient à la
base des inventaires de muséums et institutions publiques. Dans le domaine des
Bivalves et Gastéropodes, il est pratiquement impossible d’acquérir une connaissance approfondie des espèces sans recourir à une collection de référence
soigneusement réalisée. La plupart du
temps, ces spécimens apportent aussi la
preuve de la présence ancienne ou actuelle
de l’espèce dans la région considérée.
Il est par ailleurs intéressant et nécessaire, sur le plan des connaissances générales, de ramasser les micromollusques
d’un fond marin quelconque, la poussière
de coquillages obtenue par dragage ou le
sable coquillier rapporté de vacances. Avec
un tuba on peut soi-même aller chercher
des échantillons du fond dans la zone de
balancement des marées. On pourra peutêtre aussi s’en faire offrir, avec un peu de
chance, par un malacologiste, voire échanger ou acheter un peu de poussière de
coquillages draguée à plus grande profondeur. Dans le catalogue des magasins spécialisés, la matière draguée est vendue au
kilo. Pour la sélection et l’examen, il faut
bien sûr un microscope (binoculaire), des
pinces en acier et autres instruments. Ceci
ne coûte toutefois pas plus que deux ou
trois coquillages colorés comptant parmi
les espèces particulièrement chères ou ce
que l’on dépense habituellement pour son
hobby.
C’est ainsi que l’on commence une collection, mais bientôt surgissent des ques8
