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GÉOCHIMIE MARINE
Figure 2.18. Conditions pe-pH rencontrées
dans l’océan.
Les limites théoriques de stabilité de quelques
espèces chimiques sont indiquées en pointillés. La présence d’espèces métastables rend
délicate l’utilisation de ce diagramme. Adapté
d’après différentes sources.
Le diagramme montre que la présence simultanée de O9/H,O, SO427HS , CO27CH4 ou
Mn27MnO2 contraint, en principe, fortement le pe, compte tenu de la gamme réduite de pH
de l’eau de mer. On trouve des conditions fortement réductrices dans des bassins fermés
et très stratifiés comme en mer Noire (Exercice d’approfondissement 5). Il est cependant
difficile d’interpréter les équilibres chimiques entre des espèces oxydées et réduites en termes
de conditions redox (voir plus loin le cas du manganèse).
2.8. Comportement des métaux en traces
On définit comme élément en trace dans l’océan toute espèce chimique ayant une
concentration de l’ordre ou inférieure à 10 6 g.g-1 (ou 1 ppm, pour partie par million ce qui
correspond à un morceau de sucre sur 6 tonnes de d’eau...). Beaucoup de métaux rentrent
dans cette catégorie, leur gamme de concentration s’échelonnant de 10 8 g.kg 1 (soit bien en
dessous du ppm !) à moins de 10'18g.kg 1 pour certains isotopes radioactifs très peu abondants comme le ””Ra.
Les différents types de profils
Les métaux en traces présentent une gamme très large de comportements : certains sont
relativement conservatifs (le rhénium, l’osmium ou l’uranium par exemple), d’autres sont
utilisés comme cofacteurs d’enzymes par les algues et ont des profils d’éléments nutritifs
(c est le cas du cadmium et du zinc), d’autres enfin ont un comportement contrôlé par leur
fixation sur des particules et la dissolution des particules (thorium, aluminium, manganèse,
nêodyme...) ou un comportement mixte bio/particule (fer). Le comportement des métaux
GÉOCHIMIE MARINE
Figure 2.18. Conditions pe-pH rencontrées
dans l’océan.
Les limites théoriques de stabilité de quelques
espèces chimiques sont indiquées en pointillés. La présence d’espèces métastables rend
délicate l’utilisation de ce diagramme. Adapté
d’après différentes sources.
Le diagramme montre que la présence simultanée de O9/H,O, SO427HS , CO27CH4 ou
Mn27MnO2 contraint, en principe, fortement le pe, compte tenu de la gamme réduite de pH
de l’eau de mer. On trouve des conditions fortement réductrices dans des bassins fermés
et très stratifiés comme en mer Noire (Exercice d’approfondissement 5). Il est cependant
difficile d’interpréter les équilibres chimiques entre des espèces oxydées et réduites en termes
de conditions redox (voir plus loin le cas du manganèse).
2.8. Comportement des métaux en traces
On définit comme élément en trace dans l’océan toute espèce chimique ayant une
concentration de l’ordre ou inférieure à 10 6 g.g-1 (ou 1 ppm, pour partie par million ce qui
correspond à un morceau de sucre sur 6 tonnes de d’eau...). Beaucoup de métaux rentrent
dans cette catégorie, leur gamme de concentration s’échelonnant de 10 8 g.kg 1 (soit bien en
dessous du ppm !) à moins de 10'18g.kg 1 pour certains isotopes radioactifs très peu abondants comme le ””Ra.
Les différents types de profils
Les métaux en traces présentent une gamme très large de comportements : certains sont
relativement conservatifs (le rhénium, l’osmium ou l’uranium par exemple), d’autres sont
utilisés comme cofacteurs d’enzymes par les algues et ont des profils d’éléments nutritifs
(c est le cas du cadmium et du zinc), d’autres enfin ont un comportement contrôlé par leur
fixation sur des particules et la dissolution des particules (thorium, aluminium, manganèse,
nêodyme...) ou un comportement mixte bio/particule (fer). Le comportement des métaux
